On peut se rendre compte que les apparences sont trompeuses, car le nom d’André Mba Obame n’apparaît pas alors même que c’était lui le principal moteur de cette fusion avec l’aura que venait de lui conférer l’onction de l’élection présidentielle anticipée d’août 2009, malgré le vol de sa victoire.
En effet, l’humilité de l’homme, malgré sa très forte légitimité l’a poussé à travailler à la conjugaison de sa force politique avec que celles d’autres acteurs politiques en dépit de leurs très faibles scores à cette même élection présidentielle ou encore en dépit de leur capitulation.
Le candidat André Mba Obame dès le départ, c’est-à-dire avant l’élection, a fait fondre le R N R dans l’Union Nationale comme nouvelle offre politique d’envergure proposer aux Gabonais, afin de donner aux forces de l’opposition un maximum de chances pour l’alternance et le changement.
C’est donc le 10 février 2010 que l’union nationale a été créée par une assemblée générale constitutive qui donna la légitimité provisoire de sa direction aux personnalités expressément citées, qui sont :
– Pierre-Claver Zeng Ebome,
– Jean Eyeghe Ndong
– Gérard Ella Nguema
– Zacharie Myboto
– Casimir Oyé Mba
– André Mba Obame
– Bruno Ben Moubamba
L’UN avait pour mission principale l’implantation du parti sur l’étendue du territoire, qui aurait permis quatre ans après de convoquer un premier congrès, instance de légitimité et de légalité suprême pour tous et chacun.
A ce jour, ce parti n’est pas implanté, malgré le grand capital de sympathie qu’il suscite au sein des populations. Pour expliquer cette situation malheureuse je n’utiliserai pas de faux fuyant, ni d’arguties. En effet, il n’est pas juste de prendre prétexte de la dissolution de notre parti le 25 Janvier 2011 pour justifier ou expliquer que le parti ne se soit pas donné les organes de base nécessaires à son fonctionnement. Durant toute la période de dissolution injustifiée et illégale du parti, l’Union Nationale a officiellement refusé de reconnaître cette mesure inique et conséquemment elle a tenu de nombreux meetings et causeries et a participé aux activités de regroupements politiques comme la CPPA ou à sa suite l’UFC puis l’UFA tout en conservant et revendiquant son identité. Si nous avons pu faire cela, c’est que nous pouvions implanter le parti.
Les acteurs politiques, en coulisse, ont indexé insidieusement André Mba Obame à propos de l’inorganisation du Parti en raison de sa qualité de chef de l’administration du parti. Faisant fi de son indisponibilité qu’occasionnait déjà sa santé. Pourtant, ils ne l’ont pas attendu pour décider d’aller aux élections locales de 2013, le mettant en face d’une décision qu’ils avaient déjà annoncée.
L’Union Nationale n’a jamais accepté sa dissolution prononcée de manière injuste et illégale et elle a en effet eu de très nombreuses activités politiques, dont une tournée dans le nord du pays qui a enregistré des bras de fer avec des les autorités zélées.
En réalité, le choix du président Myboto explique largement la situation délicate dans laquelle se trouve notre parti aujourd’hui. Il a refusé que l’implantation se fasse sous le mauvais prétexte d’une dissolution qu’il disait lui-même ne pas reconnaître. Mais comment explique-t-il le refus quasi systématique de propositions qui lui ont été faites d’étendre le parti dans le sud. En quatre, il ne s’est jamais rendu pour le compte et au nom de l’Union nationale dans l’Ogooué Maritime, dans l’Ogooué Ivindo, dans la Ngounié, dans la Nyanga et quand il fait l’Ogooué Lolo, le Moyen Ogooué c’était juste pour les élections. Evidemment il s’agit très souvent de céder à l’envie d’aller au Nord où nous n’avons pas de problème au point d’avaliser l’idée fausse que l’UN est un parti fang… de nombreux cadres du parti ont interpellé le président sur cette situation.
Pire, plutôt que de construire démocratiquement le parti par les fondations que sont les cellules de base conformément aux disposition de l’article 19 des statuts et 15 du règlement intérieur, le président à fait le choix de le construire par le haut et en violation flagrante des dispositions pertinentes et claires des textes que le mandat à nous confiée par l’Assemblée générale constitutive ne peut mettre entre parenthèse.
Le choix du procédé de nomination indique un état d’esprit et la volonté de mettre le parti sous tutelle, car les personnes nommées doivent leur position au chef et non à la base ou au congrès. Il y a une volonté de reconstruire l’UGDD au détriment des autres groupes qui ont contribué à créer l’Union Nationale.
Cette volonté d’hégémonie, OPA, sur le parti a commencé a être manifeste avec la création de cinq commissions non statutaires récusées par une partie des cadres. Celle qui faisait le plus polémique était la commission chargée de l’administration qui n’avait pas sa raison d’être au milieu des quatre autres commissions thématiques. L’administration du parti relève de la responsabilité du Secrétariat exécutif pourquoi donc une telle commission présidée comme par hasard par Paul-Marie Gondjout le gendre de Monsieur Myboto, avec la volonté de m’écarter. C’est à partir de ce moment que des cadres du parti ont décidé de ne pas se taire et contester ouvertement ces manœuvres ourdies en l’absence d’André Mba Obame, car ce complot, actait la marginalisation du Secrétaire Exécutif fragilisé par la maladie. C’est à ce moment là qu’est né le courant souverainiste. L’espoir de l’ouverture d’un vrai débat interne allait apaiser les tensions a été vain, d’autant que les souverainistes demandaient de descendre sur le terrain pour implanter le parti.
Mention doit-etre fait que les souverainistes sont pour la plupart des membres du gouvernement d’André Mba Obame et plus significatif encore parmi eux des personnalités que le président élu a placées à la tête de ministères de souveraineté – politiquement cela n’est pas rien. Ça devrait amener à réfléchir.
Plus d’une fois la question de la dérive patrimoniale dans la gestion du parti a été posée. Oui le gendre de président Myboto est un militant, oui la fille du président Myboto est une militante. Mais dans le contexte politique, éthique et social qui est le leur, ils doivent faire attention à l’image qu’ils renvoient aux populations ainsi qu’à leurs partenaires. Ils condamnent et combattent entre autres dérives le système quasi monarchique ainsi que la gestion patrimoniale instituée par les Bongos.
C’est ainsi que lorsque la question de la nomination des commissaires s’est posée, il a été indiqué au président du parti des inquiétudes d’autant que les textes sont clairs notamment l’article 17 al 3 qui dispose qu’ « ils sont placés sous l’autorité du Secrétaire Exécutif qui les propose au Bureau National pour nomination ou révocation ». Le bureau a envoyé un émissaire à Tunis pour soumettre le projet de nominations Secrétaire Exécutif , en réponse, l’homme parfaitement informé des tensions a plutôt recommandé au Bureau National je cite « de discuter avec les souverainistes pour ramener la sérénité dans le parti » il a également constaté que les souverainistes voulaient l’implantation du parti sur le terrain et que cela correspondait aux missions du Bureau… en homme politique avisé il a relevé que cette position constituait un point de convergence.
Rien à faire le président a persisté et nommé sans l’aval du secrétariat exécutif les commissaires. Ajouté à cela, il s’est autorisé de nommer des gens aux fonctions électives de Vice Président et de Secrétaire Exécutif et Exécutif adjoint alors que les statuts indiquent clairement que ces prérogatives appartiennent au congrès. On crée comme ça deux catégories de vice président l’une ayant la légitimité de Noé Palace et l’autre l’onction du président Myboto, mais en cas de vote ont-ils le même poids, qui a voix prépondérante ? Pour ainsi dire, ces nominations ont été indûment communiqué par le président Myboto au ministère de l’intérieur, je ne reconnais comme Vice président que ceux qui ont la légitimité de l’Assemblée générale constitutive, c’est à dire : Messieurs Casimir Oyé Mba, Jean Eyeghe Ndong et Jean Ntoutoume Ngoua étant entendu que monsieur Bruno Ben Moubamba a démissionné.
Il en est de même des secrétaires exécutifs adjoints illégalement nommés, les secrétaires exécutifs adjoints de l’ancienne sobraga qui doivent leur position à la seule volonté du président Myboto.
Il est inacceptable que le Président du parti soit Monsieur Myboto, issu de l’UGDD, et que son gendre Paul-Marie Gondjout, UGDD, soit le quasi Secrétaire Exécutif. A la discipline comme pour mater les pseudos indisciplinés c’est Raphaël Bandega Lendoye, neveu et UGDD, affublé du titre de Vice président. Non vraiment me taire serait plus qu’une faiblesse, ce serait une faute contre mon parti et contre la démocratie.
La gestion solitaire du pouvoir est loin de leur idéal démocratique, car si on ne pratique pas la démocratie dans son parti ce n’est pas arrivé au pouvoir qu’on le fera.
Cependant, le président affirme qu’en l’état actuel de leur organisation le Congrès du parti ne peut se tenir. Mais comment vont-ils faire pour désigner un candidat à la prochaine élection présidentielle si leur carence d’implantation ne permet pas de convoquer un congrès seul organe habilité à désigner le candidat ? L’opposition doit attendre et payer ainsi ces insuffisances ?
Par ailleurs, les responsables de l’Union Nationale signataire du Front, y ont adhéré avec quel mandat ? Alors pourquoi fustiger Jean Eyeghe Ndong ou Jean Ntoutoume Ngoua et d’autres militants qui posent des actes politiques personnels ?
Quand l’Union Nationale s’est rendu en 2012 aux assises de Mouila, c’était une décision sans concertation du président Myboto. Tout le monde fut surpris par l’ultimatum hasardeux lancé à Ali Bongo à Rio par le président de notre parti qui dans un exercice solitaire du pouvoir a mis le parti en difficulté.
Meme que, les militants de l’Union Nationale ont constaté que des cartes de militant sont délivrés au siège du parti en violation flagrante des statuts. N’importe qui vient au siège, rempli une fiche et hop on lui délivre une carte de membre. Or l’article 19 des statuts indique bien que « la cellule est l’organe de base du parti. Chaque militant où qu’il soit, doit nécessairement appartenir à une cellule. »
Comme pour entretenir le flou et bénéficié de gens encartés qui en réalité ne milite nul part mais feraient le nombre au moment du congrès le président et les secrétaires exécutifs adjoints qu’il a nommé organise le désordre pour un éventuel bénéfice futur loin de l’intérêt général et démocratique du parti. Il faut noter pour le regretter que le président signe les cartes d’adhérent en lieu et place du Secrétariat exécutif.
En attendant un prochain congrès Gérard Ella Nguema doit assurer l’intérim du Secrétaire exécutif décédé, intérim qu’il assumait déjà à la suite de ses absences.
Ce dernier a révéler qu’après leur sortie du PNUD en fin février 2012 le Secrétaire Exécutif André Mba Obame l’avait demandé de sécuriser le fichier des militants. Il l’a fait parce qu’au terme de la loi le fichier relève de la responsabilité du secrétariat du parti, et c’est ce qui ressort de l’article 16 alinéa 1 et plus précisément de l’article 2 alinéa 5 du règlement intérieur qui dispos que « la protection des informations personnelles concernant les adhérents est assuré, conformément à la loi, par le Secrétariat exécutif du Parti. » Monsieur Ella Nguema a donc le fichier des militants et il est disponible pour la cause et le bénéfice commun.
Dans les jours et semaines qui viennent il va s’atteler à délivrer les cartes aux militants qui se sont déjà inscrits et ont indiqué la cellule à laquelle ils appartiennent. Ceux qui n’ont pas indiqué de cellule sont invités à le faire et à leurs en informer par la suite.
Ne pas dénoncer ce qui ne va pas, surtout les dérives volontaires et persistantes c’est affaiblir notre parti, c’est affaiblir l’opposition. Nous aspirons à reformer le Gabon alors il est impératif que nous changions également de comportement.
L’homme fort de notre parti n’est plus, celui qui attirait ces foules si nombreuses à nos meetings n’est plus et nous le ressentons fortement. C’est dire que désormais c’est sur nos capacités réelles et la conjugaison de nos forces que nous pourrons faire face aux multiples et grands défis à venir.
GEN


