Dialogue entre l’OIF et l’opposition gabonaise

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Lors de sa visite officielle à Libreville en Aout dernier, la Secrétaire de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) Michaelle Jean avait échangé avec les responsables des partis politiques de l’opposition. Au cours, de cette rencontre, une nouvelle opportunité avait été offerte à cette frange de la politique gabonaise.
En effet, constitués du FOPA (Front de l’Opposition Pour l’Alternance), de l’UFA (Union des Forces pour l’Alternance), de l’UFC (Union des Forces pour le Changement), de l’UN (Union Nationale), l’opposition avait explicitement dressée les différents maux qui paralysent notre pays.
Il s’agit, entre autres, de l’organisation des audiences foraines sur l’ensemble du territoire national pour assainir le fichier d’état-civil ; la réduction à 5 ans du mandat présidentiel renouvelable une fois et déclarer cette disposition intangible ; l’organisation d’un nouveau découpage électoral, la refonte de la loi 7/96 du 12 Mars 1996 modifiée portant Code électoral.
Aussi, Michaelle Jean avait convenue que le dialogue national tant souhaité ne pouvait se tenir qu’au sein des institutions prévues pour cela, notamment le CND (Conseil National de la Démocratie). Le dialogue est perçue comme une condition essentielle pour pouvoir avancer vers des élections et s’assurer que de part et d’autre, toutes les préoccupations soient exprimées et entendues.
Cependant, l’opposition a réaffirmée que le CND, lieu de rencontre réservée aux seuls partis politiques, n’offrait pas de cadre nécessaire pour conférer toute la dimension inclusive à ce dialogue, qui a besoin de s’élargir à la société civile, que l’opposition entend associer dans un débat, où sa contribution en tant que partenaire au développement, est requise. Les leaders de l’opposition avaient insistés sur la tenue de ce dialogue, afin de discuter de la transparence électorale, de la bonne gouvernance et de la crise multisectorielle que connait le pays.
Toutefois, le Secrétaire Général de l’OIF a encouragée l’opposition à participer au dialogue, en recueillant le point de vue des populations, de débattre avec elles aussi, parce qu’après tout, ultimement c’est d’elles que viendra le verdict final.

SKB

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