La valorisation du potentiel agricole pour garantir la sécurité alimentaire

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Un vaste Plan de transformation des filières agricoles et d’élevage est mis en œuvre pour atteindre les objectifs et inclue des réformes et investissements en infrastructures physiques importants. De même, qu’un plan ambitieux de renforcement des capacités des acteurs et surtout d’insertion de nouveaux actifs afin de professionnaliser l’agriculture au Gabon est indispensable.

La Loi d’Orientation Agricole complétée par des textes d’application tels que la loi portant sur le code agricole et celle sur la politique de développement agricole durable complète l’arsenal juridique du secteur agricole. Le cadre juridique du secteur agricole est ainsi clarifié et les modalités d’accès aux terres et de partenariat avec l’Etat mieux définies pour promouvoir et susciter de manière plus efficace l’investissement privé.

Des institutions crédibles sont indispensables pour la réalisation du projet de développement des filières agricoles et d’élevage au Gabon. Pour accroitre sa souveraineté alimentaire, notre pays développe en zone périurbaine une production à petite échelle de produits vivriers (tubercules, fruits et légumes, produits maraichers), ainsi que l’élevage à cycle court. Cette expérience de développement de ceintures périurbaines, portée par l’IGAD dans le cadre de Projet d’Appui au Développement de l’Agriculture Périurbaine (PDAP), couvre plusieurs chefs-lieux de provinces et départements.

Le gouvernement vise l’extension de la production périurbaine dans le cadre de projets tels que le développement de fermes agropastorales dans les chefs-lieux de provinces, associant plusieurs filières agricoles et d’élevage (aviculture, pisciculture et cultures maraichères). Au-delà de projets de production, il s’agit de structurer les chaines de valeur des filières dédiées à la sécurité alimentaire, avec le développement de la transformation agro-alimentaire.

Par ailleurs, des  agropoles spécialisé dans les cultures spécifiques seront développées dans les régions de l’Estuaire, la Ngounié et le Haut-Ogooué. Il s’agira de pôles de production regroupant divers acteurs agricoles en coopérative, exploitant des parcelles d’importance variable, mais mutualisant les infrastructures, les savoirs et les bonnes pratiques agricoles. Ces agropoles porteront le développement de cultures vivrières intensives, maraichères, fruitières et d’élevage encadrés (riz, pomme de terre, tomate, ananas, mangue, volaille).

Aussi, la création de l’Institut de Technologie Alimentaire a pour objectif de renforcer l’organisation de la chaine de valeur, concernant particulièrement les techniques post récolte, les technologies de transformation, de conservation, de conditionnement, d’emballage, de packaging et de commercialisation. La maitrise de ces processus est la clé pour le développement  d’une valeur ajoutée domestique dans l’agriculture et l’élevage, mais également la pêche et les produits forestiers non ligneux et d’agroforesterie.

De plus, l’action des fermes agropastorales initié par le gouvernement avec un partenariat israélien, porte sur la construction dans plusieurs chefs-lieux de provinces, d’une offre locale de légumes et fruits frais, de volaille et de produits aquacoles à l’exploitation de fermes modernes.

Pour finir, la création d’un complexe intégré de poulet de chair a pour objectif de développer une filière d’aviculture intégrée visant la réalisation à terme de l’autosuffisance du Gabon en viande de poulet, avec un premier objectif de 25000 tonnes d’ici 2016.

SKB

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