La Chambre de Commerce du Gabon a servit de cadre ce 7 Octobre 2015 aux célébrations relatives à la Journée Nationale de Lutte contre la pauvreté.
En effet, chaque pays dispose d’un cadre institutionnel, découlant de celui de la Journée Internationale et qui permet rationnellement de faire le bilan des politiques nationales initiées, de sensibiliser davantage les uns et les autres sur la nécessiter de redoubler d’effort, Etat, Institutions Internationales, société civile: c’est la Journée nationale de lutte contre la pauvreté.
Au Gabon, la Journée Nationale obéit au décret n°844/PR/MSSABELP du 26 Octobre 2006, qui institue, le 4 Octobre de chaque année, la Journée Nationale de Lutte contre la Pauvreté. Son but est décliné dans l’article 2 de ce décret, comme suit: sensibiliser les populations gabonaises sur les multiples dimensions de la pauvreté; faire prendre conscience des potentialités et des moyens réels de la Nation d’y faire face; encourager tous les gabonais à se prendre en charge, notamment au moyen de l’auto-emploi; montrer les différents choix possibles des activités productrices et rémunératrices.
De ce fait, notre pays bénéficie d’un projet social, ambitieux, pour que chaque gabonais, où il se trouve, en ville comme en milieu rural, jeune comme adulte, femme comme homme, profite des fruits de la croissance économique et du progrès social, afin que le Gabon atteigne l’émergence économique et social à l’horizon 2025.
Pour ce faire, le Ministère du Commerce, à travers la Direction Générale de la Lutte contre la pauvreté, a jugé opportun d’organiser un séminaire de formation à la création des Coopératives d’Épargne et de Crédit (COOPEC) par les personnes économiquement faibles elles-mêmes.
Il faut dire que les personnes économiquement faibles, souvent, touchées par le chômage, n’arrivent pas suffisamment à se prendre en charge, faute de capital et d’une formation requise, pour développer leurs micro projets et de s’autonomiser durablement.
Le problème de la formation et de la mobilisation du capital, pour investir, reste donc entier au Gabon, comme dans le reste du monde pour les personnes économiquement faibles. Car il faut rappeler que ces personnes n’ont quasiment pas d’accès au système bancaire classique, faute de garanties exigées telles que les fiches de paie.
Par ailleurs, l’une des missions principales de la DGLP, dans le décret 501 de 2002, qui la crée et l’organise, consiste à orienter et promouvoir, en collaboration avec les autres services compétents, tout projet visant à la réduction de la pauvreté.
C’est d’ailleurs ici, le lieu d’indiquer, et mieux de préciser et d’insister sur le fait que pour les Nations Unies, les avancées observées ne peuvent être réalisées que par l’engagement certain et une détermination franche de chaque Etat membre, pour d’abord, compter enregistrer des progrès sociaux au plan national et ensuite, pouvoir ensemble, éradiquer la pauvreté sur la surface terrestre.
SKB



