Le Groupe de la Banque Mondiale au secours des PMEs

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A travers le monde, les grands fonds d’investissements en capital et capital-amorçages sont intéressés à investir dans les pays émergents soit dans le domaine de la PME, soit dans le domaine des grands projets d’infrastructures BTP.

Un pays tel que le Gabon, peut aidé à mobiliser ces grands fonds d’investissements, par la mise en œuvre d’un fond d’investissement stratégique qui serve d’encrage à ces fonds pour des investissements importants dans les secteurs stratégiques pour le développement du Gabon Emergent. Dans ce domaine, le Groupe de la Banque Mondiale (BM) peut apporter d’une part, de l’assistance technique pour l’étude de faisabilité de ce type de projet, et d’autre part au niveau financier la BM peut intervenir au niveau des prêts par exemple dans le cas de l’Indonésie, la BM va prêter au gouvernement indonésien pour financer sa prise de participation en capital dans un grand fond d’infrastructures. Au-delà des financements et prêts, la Banque Mondiale peut intervenir sous forme de garantie qui rehausse la qualité de la dette qui est émise par les projets d’infrastructures.

Ce qui est très important, c’est d’optimiser l’allocation entre l’épargne à l’extérieur et l’investissement domestique de ce fond. Une fois que cela est fait, on peut connaitre la taille que pourrait prendre un fond d’investissement stratégique qui est investi domestiquement. Au-delà de ça, il est important de cadrer l’investissement d’un fond d’investissement stratégique avec les autres types de financement que l’on pourrait mobiliser au niveau du secteur public. Il faut s’assurer que la gouvernance de ce fond, est la plus rapproché d’une gouvernance privée, donc séparation de propriétaire de l’Etat, de la fonction de gestion du fond. S’assurer que la société de gestion du fond agi de manière indépendante en ce qui concerne les décisions d’entrer et de sortie du fond.

Pour mettre en place ce type de fond, il est important d’avoir un cadre réglementaire qui permet d’enregistrer des fonds d’investissements, ici le Gabon. Aujourd’hui, ce cadre réglementaire au niveau de la CEMAC n’existe pas mais la BM a des contacts avec la COSUMAF pour développer et mettre en œuvre ce cadre réglementaire, pour des fonds d’investissements et fonds d’amorçages qui permettraient d’enregistrer ce fond au Gabon.

Au niveau de l’enregistrement à l’extérieur, il est évident qu’à travers son expérience dans les différents pays lorsque la BM décide d’enregistrer ce type de fond off-shore, il est essentiel de l’enregistrer dans une juridiction qui apporte toutes les qualités en matière de transparence, de solidité et de supervision. Il y a bien évidement à travers le monde des juridictions dans lesquelles on peut enregistrer les fonds dans lesquels la BM elle-même investi, et ces fonds travaillent donc dans les pays émergents. Techniquement, il est possible de le faire, mais il est évident que la meilleure solution serait d’enregistrer le fond au niveau du Gabon.

Par ailleurs, il est très important de voir que les PMEs au travers de leur vie, depuis leur naissance jusqu’au moment où elles peuvent croitre très fort et devenir une entreprise sur le marché des capitaux passent par un certain nombre de phases, la plus critique étant la phase de démarrage. Cette phase de démarrage, les PMEs sont par définition nouvelles et ne peuvent pas apportées de preuves d’un certain nombre d’années d’opérations, d’un certain nombre d’années ou elles ont établis des comptes et donc on des difficultés à accéder aux financements auprès des banques.

Généralement, les banques interviendront en seconde phase, lorsque les entreprises ont déjà été profitables pendant un certain nombre d’année, et ayant déjà produit des comptes pendant un certain nombre d’années. Donc à ce stade de démarrage, il est essentiel d’avoir un autre type de financement que le financement bancaire, et c’est là qu’interviennent les fonds d’amorçages à la fois en capital et en dette puisqu’eux sont structurés de manière à prendre des risques plus importants et peuvent appuyés les entreprises à un stade beaucoup plus jeune de leur évolution.

Il est aussi très important de voire aussi que même avant les fonds, il y a nombre d’investisseurs qu’on appel « angel investors » qui eux interviennent sur base de leurs propres ressources dans un certain nombre d’entreprises pour leur aider au démarrage avant même qu’elles arrivent à s’adresser aux fonds d’amorçage.

Dans la situation du Gabon, il faut démarrer par la base qui représente les incubateurs d’entreprises, les incubateurs d’affaires. La Banque Mondiale vient de signer un Accord avec une société pour appuyer un premier incubateur au Gabon, même que l’Union Européenne est intéressée par ce genre d’appui. C’est très important d’avoir un réseau d’incubateur d’entreprise qui les aide à transformer des idées en une entreprise potentiellement viable. Dans ce réseau, il y a également un second type d’institutions importantes, ce sont les accélérateurs d’affaires. On parle d’entités qui interviennent de manière plus intense mais beaucoup plus limité dans le temps pendant 3 à 4 mois pour donner une impulsion à l’entreprise et pour accélérer sa croissance.

Et finalement, il est très important de développer une industrie du capital risque, donc des fonds d’investissements privés éventuellement appuyés en minoritaire par l’Etat pour qu’eux interviennent dans la phase de démarrage de l’entreprise, prennent le risque de cette entreprise et lui apporte les fonds nécessaire pour son démarrage. Une fois que l’entreprise a démarrée, une fois qu’elle est en croissance, alors elle peut commencer à s’adresser à des sources financières plus traditionnelles telles que les banques pour financer leur croissance.

Même que le lien des partenariats publics privés (ppp) avec les PMEs, est si l’on a un tissu de PMEs qui commencent à croitre, on peut entrer dans le cycle de production de grands PPP, et dans ce cas là il y aurait une intégration en amont. Il y a un autre lien entre les PPP et les PMEs, qui s’explique par le fait par exemple que dans notre système de PPP on appui des projets par exemple de construction des zones économiques spéciales et où de pole de croissance ont peut appuyer le développement des PMEs dans ces zones.

SKB

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