Développement durable et Environnement: défis et enjeux d’une croissance équitable et responsable

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Le document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la pauvreté (DSCRP) adopté en 2005 est venu renforcer l’engagement des plus hautes autorités gabonaises à lutter contre la pauvreté et à assurer un développement durable.

Aussi, en 2012, cette volonté politique a été traduite par l’adoption d’une SNDD (Stratégie Nationale de Développement Durable) par le Gabon, validé en atelier national les 29 et 30 Mai 2012. La SNDD repose sur quatre axes prioritaires dont la bonne gouvernance et la protection de l’environnement. La promotion de la bonne gouvernance, en raison de son impact sur l’efficacité économique, identifie clairement la nécessité d’assurer la formation des ressources humaines à travers un programme de renforcement des capacités des institutions de gouvernance. Elle accorde une importance essentielle au développement du capital humain et la modernisation des infrastructures. Ainsi un Programme de Formation dite Emergente est créé à cet effet pour sensibiliser et renforcer les capacités en management des cadres de l’Administration gabonaise et impliquer la totalité des agents dans la compréhension de la mutation du Gabon vers l’émergence.

Bien évidemment cette forte volonté politique des autorités nationales ne peut se réaliser que si le Gabon dispose dans tous les domaines, d’un capital humain de qualité, accompagné d’une stratégie efficace de renforcement de capacité permettant de galvaniser les moyens humains et de se doter de matériels et outils nécessaires.

Pour y parvenir les décideurs tels que les hommes politiques, les parlementaires et les hautes autorités gouvernementales auront besoin d’informations opportunes et facilement compréhensibles sur les questions spécifiques pour faciliter la prise de décision et les nécessaires réformes pour la mise en œuvre de la SNDD. Généralement, les problèmes environnementaux auxquels nos pays font face actuellement ne se limitent pas aux frontières nationales et nécessitent donc, de la part des Etats, des mesures collectives à différents niveaux, notamment régional et sous régional.

Par ailleurs, l’économie verte est un concept qui s’est imposé progressivement dans les agendas internationaux et nationaux. Elle concerne une vision du développement des sociétés plus sobre en consommation d’énergie et de ressources naturelles, plus efficace mais aussi plus soucieuse des aspects humains et sociaux. A ce titre le Gabon mise désormais sur la croissance d’une économie engagée dans une diversification tirée par trois pôles :

-L’industrialisation à travers une transformation locale, grandissante des matières premières ;

-L’économie verte à travers la conservation de la biodiversité ;

-L’économie des services notamment avec le rôle moteur attendu de l’accélération du développement des TIC.

La problématique de l’économie verte est donc au centre d’importants enjeux au regard du potentiel écologique du Gabon en termes de forets et d’aires protégées, de l’énergie solaire et du potentiel hydrographique. Cela dans un contexte planétaire de changement climatique où les enjeux sociaux et environnementaux sont devenus majeurs.

Toutefois, les recommandations ci-après se veulent être un catalyseur de bonnes pratiques en matière de changements à opérer pour un développement durable de nos sociétés. Elles proposent des engagements individuels pour chacune des parties prenantes visant à rendre notre monde agréable à vivre et notre société soucieuse du devenir de l’environnement et de la santé de l’humanité. Il s’agit de :

-Veiller à une cohérence entre les techniques et méthodes utilisées ainsi que la transmission de l’information ;

-Approcher davantage toutes les parties prenantes que sont la Société Civile et les ONGs pour une meilleure connaissance et prise de décision en matières d’environnement et de développement durable ;

-Collaborer étroitement avec toutes les parties prenantes dans le cadre du renforcement des capacités en matière d’environnement et de développement durable ;

-Mettre en place un processus d’auto-évaluation de manière transparente en incluant les différents acteurs concernés.

SKB

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