L’histoire s’est écrite à mille lieux du continent, mais son écho a été retentissant partout en Afrique, avec une résonance particulière à Bamako, la capitale du Mali où par milliers, les populations ont envahi les rues malgré l’heure avancée de la nuit. Ce qui témoigne à n’en point douter du caractère historique et inédit de ce qui venait de se passer avec la qualification de la sélection nationale des moins de 17 ans pour la finale de la Coupe du Monde de la catégorie qui se déroule au Chili.
Une première pour une sélection malienne qui, le 1er mars 2015 à Niamey au Niger, était déjà rentrée dans l’histoire en devenant la première sélection nationale du Mali, championne d’Afrique de football.
C’est dans la ferveur et la liesse de la célébration de la victoire en demi-finale face à la Belgique, que les supporters maliens ont découvert le nom de leur adversaire pour la finale.
Ce sera le Nigéria, tenant du titre, recordman de victoires dans la compétition, qui a supplanté dans la 2e demi-finale, le Mexique, 4-2, pour offrir la finale 100% africaine, manquée de peu lors de la Coupe du Monde U20 de la Fifa en Nouvelle-Zélande au mois de juin.
C’est donc un président de la CAF comblé qui, dans la matinée du 6 novembre, a tenu à saluer à sa juste valeur la performance des cadets maliens et nigérians. « Il est des moments où les mots peuvent ne pas suffire à exprimer ce qu’on ressent et je crois vivre un de ces moments là. Je félicite en mon nom, et celui du Comité Exécutif, les jeunes joueurs du Mali et du Nigeria qui viennent de nous offrir des moments de joie indescriptible », a déclaré Issa Hayatou, observateur attentif de la compétition, comme on a pu s’en rendre compte.
« Les résultats et les prestations des deux équipes dans la compétition, laissaient, de l’avis de beaucoup, entrevoir pareille issue. Mais il fallait concrétiser la promesse des fleurs et ces jeunes l’ont fait avec maestria pour le bonheur de toute la grande famille du football africain et de tout le continent. Je me félicite que ces résultats soient obtenus avec des encadrements techniques essentiellement locaux, témoignage de la qualité et du potentiel des entraîneurs africains. Ce qui nous conforte dans la densification de notre programme de licences d’entraineurs et la multiplication de toutes les opportunités de renforcement des capacités des entraîneurs africains », promet celui qui est également en ce moment président par intérim de la FIFA.
Pour la finale, Issa Hayatou, souhaite que le Mali et le Nigeria continuent à montrer aux yeux du monde « leur habileté technique et la force de caractère » que tout le monde semble leur reconnaître.
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