
Bonjour, Pendant deux jours, nous avons mené ici, à La Valette, des discussions franches et fructueuses sur l’importante question des migrations. Je tiens à remercier tous les participants au sommet pour leur détermination à s’attaquer ensemble à ce problème. Pour tirer parti des migrations et faire face aux enjeux qu’elles représentent, il nous faut travailler ensemble. Aucun de nous ne peut, à lui seul, gérer ce phénomène. C’est pourquoi nous avons voulu ce dialogue.
Ce que nous avons décidé représente un pas en avant essentiel pour renforcer notre coopération. Nous avons adopté une déclaration politique ainsi que le plan d’action de La Valette. Il nous faut maintenant passer à l’action et le mettre en oeuvre, dans un esprit de partenariat et de solidarité.
Les éléments du plan d’action visent à:
– premièrement, s’attaquer aux causes profondes de la migration;
– deuxièmement, renforcer la coopération en ce qui concerne la migration légale et la mobilité;
– troisièmement, renforcer la protection des personnes déplacées;
– quatrièmement, prévenir le trafic de migrants et la traite des êtres humains et lutter contre ces phénomènes; et
– cinquièmement, progresser sur la question du retour des personnes qui ne sont pas autorisées à rester en Europe.
Tels sont les objectifs. Ce qui est tout aussi, ou peut-être même encore plus important, est que nous sommes convenus d’une
longue liste de mesures très concrètes à mettre en oeuvre d’ici la fin de 2016. Permettez-moi d’en mentionner quelques-unes:
– Nous lancerons des projets visant à accroître les possibilités d’emploi dans les régions d’origine et de transit des migrants en
Afrique de l’Est, du Nord et de l’Ouest.
– Nous doublerons le nombre de bourses accordées aux étudiants et aux chercheurs dans le cadre du programme Erasmus+.
– Nous établirons des programmes régionaux de développement et de protection dans la Corne de l’Afrique et en Afrique du
Nord d’ici la mi-2016.
– Nous mettrons en place une équipe commune d’enquête au Niger pour lutter contre les réseaux de trafic de migrants et de
traite d’êtres humains, qui servira de projet pilote susceptible d’être utilisé dans d’autres pays ou régions, si cela est jugé utile.
– Nous faciliterons les retours, de préférence volontaires, grâce à un certain nombre de dispositions concrètes, telles que les
missions effectuées en Europe par des agents de services d’immigration africains afin qu’ils aident à vérifier et à déterminer la
nationalité de migrants irréguliers.
De plus, pour contribuer à mettre en oeuvre les mesures que nous avons adoptées, nous avons mis en place le fonds fiduciaire
de l’UE, doté d’un montant minimal de 1,8 milliards d’euros, ce qui vient s’ajouter à l’aide au développement fournie aux pays
africains par l’UE et ses États membres pour un montant de 20 milliards d’euros chaque année.
Nous ne nous faisons pas d’illusions: nous ne pouvons améliorer la situation du jour au lendemain. Toutefois, nous sommes
déterminés à faire en sorte que les gens aient d’autres solutions que risquer leur vie.
Pour finir, permettez-moi de remercier tous les collègues pour leurs contributions constructives avant et pendant le sommet. Mes
remerciements vont également au Premier ministre, M. Muscat, pour nous avoir accueillis ici, à Malte. Je vous remercie.
UE

