Depuis le milieu des années 90, le documentaire a prit une place importante dans le paysage audiovisuel gabonais. On remarque, dans ces productions et coproductions, l’effort constant que fournissent les réalisateurs pour poser un regard critique sur leurs sujets. Il n’est plus nécessaire de rappeler l’importance culturelle de l’oralité en Afrique et donc au Gabon. Soulignons simplement que le témoignage documentaire au cinéma s’impose comme l’héritage contemporain de la tradition orale du continent.
Il est aisé, par la lorgnette du documentaire gabonais, de mieux comprendre l’histoire nationale, les traditions ancestrales du pays, ses nouveaux enjeux et les préoccupations de sa jeunesse. Qu’il s’agisse de thématiques patrimoniales ou de motifs modernistes, les formes du film documentaire gabonais répondent au désir qu’à la nation de se redécouvrir et de se définir par l’image autant que par l’imaginaire.
Pour information, fruit d’un partenariat entre l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS – organisme sous tutelle du ministère de la Communication) et l’Institut français du Gabon (Ambassade de France), les Escales proposent jusqu’au dimanche 29 novembre une sélection d’une vingtaine de documentaires souvent primés dans les rendez-vous internationaux. La diversité des programmations témoigne de la vitalité du documentaire, de sa diversité autant dans sa forme que dans les sujets qu’il aborde.
L’organisation d’un festival de films comme Les Escales Documentaires de Libreville (EDL) a de multiples dimensions. Mais pour les amoureux du cinéma, les EDL restent, avant tout, l’occasion de satisfaire leur passion pour des œuvres qui donnent en partage des sentiments aussi universels que multiformes.
SKB


