La lutte contre le braconnage: Une réalité en Afrique

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Le phénomène du braconnage et du trafic illicite des espèces protégées constitue une menace multidimensionnelle dont les conséquences néfastes portent atteinte à l’environnement, l’économie et la sécurité des Etats. Ce phénomène menace non seulement les espèces et les écosystèmes mais impacte également le tourisme et les moyens de subsistance des communautés locales. Il alimente les réseaux de criminalité organisée, les groupes armés et même les groupes terroristes. Face à l’ampleur de ce fléau, on doit apporter une réponse forte.

En raison de son impact environnemental et de sa nature criminelle transfrontalière, la lutte contre ce phénomène doit s’organiser à partir de notre sous région pour s’étendre à l’échelle continentale et mondiale. C’est le sens de l’engagement du Gabon qui, avec l’Allemagne, n’a eu de cesse d’interpeller la Communauté Internationale sur le danger que représentent le braconnage et le trafic illicite des espèces de la faune et de la flore ainsi que sur la nécessité d’agir rapidement contre cette nouvelle menace.

L’adoption le 30 Juillet 2015, par l’Assemblée Générale des Nations Unies, de la résolution A/Res/69/314 intitulée: « Lutte contre le trafic des espèces sauvages ». Cette résolution historique, la première sur la question, établit un lien direct entre les dimensions environnementales, socio-économique et sécuritaires.

Sur le plan environnemental, la résolution met en exergue les dommages causés par ce trafic sur les écosystèmes, y compris la faune et la flore protégées par la convention internationale sur le commerce des espèces protégées (CITES). Elle souligne à cet effet, la nécessité de renforcer la coopération internationale et régionale afin que des actions efficaces soient menées pour agir tant sur l’offre que sur la demande.

Sur le plan socio-économique, le texte réaffirme l’impact du phénomène sur les conditions de vie des populations, en particulier celles vivant du tourisme. Elle encourage les Etats Membres à favoriser le développement d’autres moyens de subsistance viables pour les communautés touchées par ce trafic illicite et ses incidences dommageables, avec la pleine participation des communautés elles-mêmes.

Sur le plan sécuritaire, la résolution reconnait que ce phénomène est une forme de criminalité transnationale organisée et représente ainsi une menace à la stabilité de nombreux Etats.

La résolution invite les Etats Membres, particulièrement les pays d’origine, de transit et de destination, à une coopération et une coordination internationale plus accrues. Elle demande aux Nations Unies de poursuivre son appui aux pays en développement par le renforcement de leurs capacités.

Enfin, la résolution encourage les Etats Membres à prendre des mesures efficaces pour prévenir, combattre et éradiquer le commerce illicite d’espèces de faune et flore et des produits qui en sont issus.

Par ailleurs, le Gabon demeure convaincu que la mise en œuvre effective de la résolution A/RES/69/314 d’abord par les Etats de la sous région d’Afrique Centrale, donnera un signal fort aux autres régions pour qu’elles s’impliquent à leur tour dans le processus de lutte contre ce phénomène.

SKB

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