Ouverture des Assises de la 41ème Réunion Ministérielle de l’UNSAC

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Le Ministre des Affaires Etrangères, Emmanuel Issoze Ngondet, a ouvert ce matin à Angondjé, les travaux de la 41ème Réunion Ministérielle du Comité Consultatif permanent des Nations Unies Chargé des questions de Sécurité en Afrique Centrale (UNSAC).

En effet, six ans après les assises de la 28ème Réunion Ministérielle tenue du 4 au 8 Mai 2009, le Gabon a l’insigne honneur d’abriter d’abriter les travaux du Comité. Les Etats sont de nouveau réunis, pour échanger sur l’épineuse problématique liée à la paix et la sécurité dans la sous-région, actuellement confrontée à diverses menaces transversales et transfrontalières qui fragilisent son processus de transmutation.

Les travaux de la 41ème Réunion Ministérielle du Comité vont se dérouler selon le format habituel à savoir, l’élection du Bureau suivi de l’examen des différents rapports d’experts en vue de l’adoption du traditionnel rapport final.

Ainsi,  sans minorer les autres questions aussi importantes que le changement climatique, la lutte contre le blanchiment d’argent, la corruption, les débats vont s’articuler autour de l’examen de la situation géopolitique et sécuritaire de chaque pays; l’état de mise en œuvre des recommandations de la 40ème réunion ministérielle; la promotion du désarmement et des programmes de limitation des armements en Afrique Centrale; la mise en œuvre de l’Initiative de São Tomé; la piraterie et la sécurité maritimes; le phénomène du braconnage en Afrique Centrale; la lutte contre le trafic de drogue et le crime transnational organisé en Afrique Centrale.

Par la suite, les entités ayant statut d’observateur auprès du Comité feront le point. Au terme de cet exercice, le Secrétariat de la CEEAC procèdera à la lecture de son rapport sur l’évolution institutionnelle des structures et mécanismes sous-régionaux de paix et de sécurité, ainsi que sur le développement.

Les présentes assises s’ouvrent dans un contexte géopolitique et sécuritaire sous régional particulier le Burundi traverse une crise qui risque d’entamer sa cohésion nationale. Quant à la Centrafrique le processus démocratique se met difficilement en place.

La préservation de l’équilibre sous-régional doit être prioritaire afin que les processus électoraux en cours dans plusieurs Etats, entre 2016 et 2017, aboutissent à l’organisation d’élections libres, démocratiques et paisibles. La recrudescence des actes odieux perpétrés à travers le monde prouve qu’aucun pays n’est épargné par ce phénomène. La nébuleuse terroriste Boko Haram, véritable menace pour la sous-région, est passée à l’extrême barbarie en se servant des femmes et des enfants pour commettre des attentats suicides.

Ces situations dramatiques exigent d’établir les conditions appropriées, à la fois pour une riposte et une réponse globale, concertée et définitive en vue d’éradiquer le terrorisme en Afrique Centrale.

En effet, la stratégie contre cette menace doit être holistique, globale du fait de son caractère asymétrique. L’engagement du  Gabon dans la lutte contre le terrorisme est certain. Les menaces transversales liées au trafic illicite de la faune et de la flore ainsi qu’au braconnage pourraient devenir, si rien n’est fait, des facteurs déstabilisateurs des Etats.

En dépit des résultats satisfaisants obtenus grâce à la synergie des efforts de tout un chacun, il y a lieu de maintenir et consolider ces acquis, mieux encore trouver des pistes innovantes pour éradiquer le phénomène du terrorisme et le braconnage en  Afrique Centrale.

SKB

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