
Depuis ma prise de fonction en Septembre 2015, les nombreuses sollicitations reçues des usagers ainsi que des rapports d’activités m’ont amenés à réaliser l’ampleur de l’exploitation forestière illégale mais surtout un acharnement sur le Kevazingo.
Ces pratiques, contraires aux principes de la gestion durable, se sont amplifiées avec la prolifération des autorisations de récupération de bois dits « abandonnés », avec l’implication des agents des Eaux et Forets, des opérateurs économiques véreux ainsi que des communautés villageoises.
A la suite des réunions de recadrage, tenues à Libreville qu’à l’intérieur du pays, avec les services et organes placés sous notre tutelle d’une part, d’autre part des rencontres de concertations avec la société civile et les opérateurs économique de la filière bois, nous avons réaffirmé notre détermination à lutter contre l’exploitation forestière illégale et le braconnage.
Aussi, avons-nous pris l’arrêté numéro 347-15/MPERNFM/CAB du 24 Novembre 2015 portant suspension à titre conservatoire de l’exploitation du Kevazingo en République Gabonaise, conformément à l’article 67 du Code forestier. Tout acte antérieur, contraire aux dispositions dudit arrêté, est nul et de nul effet.
En outre, sur la base d’une convention tripartite, nous procédons actuellement à la mise en place et à l’opérationnalisation des brigades mobiles de contrôle multidisciplinaires sur toute l’étendue du territoire national.
Enfin, s’agissant des interpellations de certains Agents du Ministère, nous laissons la Justice poursuivre son enquête et mettons tout en œuvre pour assurer la continuité du service public.
FJME

