Lancement du projet PROTEST HIV par le Secrétaire Exécutif de l’ONUSIDA à Libreville

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Le Secrétaire Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a lancé ce matin l’initiative mondiale #ProTEST HIV en marge du Marathon du Gabon. Le lancement a eu lieu sur le site de dépistage du VIH mis en place par le Ministère de la Santé, de la Prévoyance Sociale et de la Solidarité Nationale à travers la Direction Générale de la Prévention du Sida, à l’occasion de l’évènement sportif.

Cette initiative a été créée par l’ONUSIDA afin d’accélérer les efforts de dépistage et pour faire en sorte que d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH auront connaissance de leur statut sérologique. Cette cible ambitieuse de dépistage est l’une des composantes de l’approche d’accélération de l’ONUSIDA en vue de mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030. Cette approche prévoit d’atteindre l’objectif90-90-90 qui se décline comme suit : 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et 90% de ces dernières aient une charge virale durablement supprimée.

« Si le premier objectif de 90% est atteint, nous pouvons faire en sorte que les personnes diagnostiquées séropositives aient accès aux soins et aux traitements et que ceux testées séronégatifs le restent », a déclaré Michel Sidibé, Secrétaire Exécutif de l’ONUSIDA.

En effet, savoir que l’on vit avec le VIH est une première étape cruciale pour obtenir le traitement antirétroviral qui permet de mener une vie saine et productive. Plus vite on connaît son statut et plus vite on peut s’occuper de sa santé, obtenir les soins, le traitement et le soutien dont on a besoin. Le traitement antirétroviral prévient les maladies liées au VIH (notamment la tuberculose) et les décès liés au sida. Avant l’an 2000, par faute d’accès au traitement, un test positif signifiait que la personne n’avait plus que 8 ans à vivre environ, mais la trithérapie a tout révolutionné. Une personne vivant avec le VIH et durablement sous traitement antirétroviral a aujourd’hui une espérance de vie équivalente au reste de la population.

Le problème est que beaucoup de gens ne savent pas qu’ils sont séropositifs. Aujourd’hui, au Gabon par exemple, 4 personnes vivant avec le VIH sur 10 ne connaissent pas leur statut sérologique. Il faut donc promouvoir le dépistage, offrir les services là où se trouvent les gens, et permettre à chacun de se faire tester sans crainte de la stigmatisation ou de discrimination.

« Nous nous inscrivons entièrement dans le ProTEST HIV et nous sommes fiers que l’ONUSIDA ait choisi notre pays pour lancer cette initiative mondiale, puisque tout le monde doit connaitre son statut sérologique » a déclaré le Vice premier, Ministre de la Sante et de la Prévoyance sociale de Gabon, Paul Biyoghe Mba.

ProTEST HIV demande la participation active de chacun. Voilà pourquoi les jeunes du Gabon, à travers le Conseil National de Jeunesse, ont vivement pris position en faveur de l’initiative. De jeunes ambassadeurs choisis par la jeunesse gabonaise étaient présents sur le site du lancement et se sont engagés auprès de Michel Sidibé à sensibiliser d’autres jeunes à connaitre leur statut. Ils prévoient de passer des messages à travers les médias sociaux, les sites internet, les chaînes de télévision, les journaux, les magazines, et planifient également d’utiliser des affiches, et des produits de la vie courante, notamment les téléphones portables pour faciliter la communication et faire prendre connaissance au plus grand nombre de l’importance du dépistage du VIH.

« Se faire dépister, ce n’est pas sorcier. Il faut connaître ton statut, positif ou négatif », a souligné Michael Anicet, ambassadeur de l’ONUSIDA, « Si c’est positif, alors il faut se traiter et protéger autrui contre le VIH, si c’est négatif, continue à vous protéger contre le VIH et les autres IST ».

Les jeunes pairs éducateurs ont été formés pour conseiller les jeunes, séropositifs ou séronégatifs, pour les aider à rester en bonne santé, et parler avec ceux qui le souhaitent de la manière de pratiquer le sexe sans risque. Ils accompagneront également ceux qui ont eu des résultats positifs à accéder aux soins et au soutien le plus rapidement possible afin de les aider à répondre aux nombreuses questions qu’ils se posent : quand débuter le traitement ? Quel traitement conviendrait le mieux ? Comment gérer les effets secondaires ?

« Un résultat positif ne veut pas dire que tout est fini, si tu acceptes ton statut et accèdes au traitement toute de suite, rassure toi, tu vivras heureux et longtemps », a expliqué Marie France, jeune femme de Medzoe Santé, l’association des jeunes affectés et infectés par le VIH, « Nous avons la capacité de réussir, nous avons des droits – à la santé, à la vie, à l’éducation et à l’emploie. »

L’initiative se poursuivra dans d’autres quartiers à Libreville, à Oyem au mois de décembre et dans d’autres villes en 2016. A mesure que l’initiative ProTEST HIV prendra de l’envergure, le nombre de personnes comprenant le caractère incontournable du test et décidant d’aller se faire dépister grandira. Se faire dépister doit devenir un automatisme chacun. Voilà la première étape pour en finir avec le VIH et le sida.

ONU

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