KTM 5 : Importance de la RSE dans la sous-traitance

imagesTSTPP9Y0

Dans une dynamique progressive de conception d’un outil de valorisation de l’engagement RSE des organisations africaines, le Manifeste de Accra issu de la troisième édition (2013) du Forum International des Pionniers de la RSE organisé en partenariat avec l’Association des Employeurs Ghanéens (GEA) a mandaté l’Institut Afrique RSE (IA-RSE) pour l’élaboration du Label RSE Afrique.

Afin de mobiliser les parties prenantes autour de ce projet ambitieux, IA-RSE a lancé le Kilimandjaro Top Managers (KTM).

Il s’agit d’une rencontre trimestrielle de 100 à 150 leaders visionnaires pour l’impulsion de l’économie durable en Afrique et la co-construction du Label RSE Afrique.

La cinquième édition aura lieu le 10 décembre à l’hôtel Sawa de Douala sur le thème « Place de la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans la sous-traitance ».

Elle est co-organisée par la Chambre de Commerce d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIMA), la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariat (BSTP) et l’Institut Afrique RSE.

Parmi les 7 questions centrales de la RSE, celle relative à la « Loyauté des pratiques » est directement en lien avec la sous-traitance.

En effet une entreprise engagée dans une démarche de responsabilité sociétale doit l’étendre à sa sphère d’activités.

Les donneurs d’ordre ont donc un rôle majeur à jouer auprès des sous-traitants pour l’amélioration des conditions de travail des prestataires sur leur site ainsi que le respect des obligations fiscales, sociales et environnementales par les entreprises sous-traitantes.

D’autant que les grandes entreprises se tournent de plus en plus vers les PME pour externaliser certaines de leurs activités.

Elles gagneraient alors en qualité de rendement et leur productivité serait augmentée.

Mais dans le contexte africain, certaines grandes entreprises sont le cimetière des PME à cause des délais de paiement excessivement longs et une sous-estimation économique des offres des sous-traitants.

Cette situation maintient les PME dans la précarité à défaut d’un dépôt de bilan et ouvre la porte à des pratiques non RSE dans la sous-traitance : Relations et conditions de travail déplorables, absence de contrat de travail et de sécurité sociale pour les salariés, pollution environnementale, mauvaise qualité des prestations et fraude fiscale.

Le développement durable de l’Afrique passe pourtant par un tissu important de PME innovantes, citoyennes et exemplaires.

Dans une logique de RSE et de partenariat gagnant-gagnant entre les grandes entreprises, engagées aujourd’hui dans une dynamique de local content et les PME sous-traitantes, cet objectif de croissance inclusive en Afrique serait facilement atteint.

Avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), dont le mandat est de promouvoir et d’accélérer le développement industriel durable pour la réduction de la pauvreté, la mondialisation inclusive et la sauvegarde d’un environnement durable dans les pays émergents, les Bourses de Sous-Traitance peuvent servir de carrefour RSE des grandes entreprises et des PME sous-traitantes.

TT

Laisser un commentaire