
Mettant à profit la visite de courtoisie qu’il a effectuée à la Primature le 8 décembre 2015, le Président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf), M. Rafael Tung Nsue, qu’accompagnaient certains de ses collaborateurs, a échangé avec le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Professeur Daniel Ona Ondo, sur la situation du marché financier de l’Afrique centrale en proie, depuis sa mise en œuvre, à quelques difficultés liées, selon lui, à certains facteurs, parmi lesquels, la méconnaissance de ce genre d’activités d’une part, et d’autre part, la présence d’un marché concurrent au Cameroun.
Dans son exposé, l’autorité de tutelle de ce marché est d’abord, revenu sur le contexte dans lequel celui-ci a été créé avant d’en égrener les différents écueils auxquels il est confronté. Il a fait savoir que le marché financier de la sous région d’Afrique centrale étant dominé par le système bancaire, il était impérieux que les différents états membres soutiennent l’institution en intéressant davantage les appels publics à l’épargne. Il a salué l’apport du Gabon dans la mise en œuvre et la survie de la Cosumaf dont le centre d’intérêt consiste à assoir un marché financier solide dans la sous région.
Pour y parvenir, dira t-il, il devra, après avoir offert gracieusement un siège à la Cosumaf, jouer pleinement son rôle de leadership. Rafael Tung Nsue qui estime par ailleurs que les pays membres devraient faciliter l’ouverture du capital aux éventuels épargnants a déclaré que la position de l’institution dont il assure la présidente appelle à une prise de conscience de tous afin de faire de Libreville, une plaque tournante du pôle régional en termes de marché financier. Un appel à l’endroit des autorités gabonaises pour que sa voix du Gabon se fasse plus entendre lors des différentes rencontres internationales. Concernant la présence d’une autre bourse au Cameroun, il a suggéré que celle-ci soit, selon une décision qui viendrait des plus hautes autorités de la sous région, une antenne forte avec en prime, un grand marché financier à Libreville.
Conscient des difficultés auxquelles est confrontée la Cosumaf, le Premier ministre a informé ses interlocuteurs de ce qu’effectivement, le système actuel était dominé par les banques pas toujours prêtes à consentir des efforts à l’endroit des éventuels demandeurs. Il a aussi plaidé pour un respect des ratios des institutions bancaires. Pour lui, il est important que soient lancés les empreints obligataires sur le plan local. In fine, le Professeur Daniel Ona Ondo a encouragé les acteurs de la Cosumaf à maintenir l’élan en cours en vue d’un meilleur marché actif dans la sous région d’Afrique centrale.
JM

