Introduction
Les masques tombent… Je ne me reconnais nulle part car je le confesse, ma soif pour une réelle démocratie dans mon pays le Gabon me pousse vers presque à tendre vers un profil d’anarchiste. En effet, je suis pour la gouvernance par et pour le peuple. Voici une petite synthèse de ce que je crois. [Pour de plus amples détails, je suis à votre écoute pour des échanges interactifs sur facebook].
Grâce aux images nous allons remonter dans le temps. Et vous comprendrez encore mieux ma personne. Tout commence par un rêve car je n’ai pas encore coupé les liens avec mon pays. Mes recherches je les fais depuis des années. Et merci à José L. Mene Berre pour ses réponses sur la Fédéralitude que je n’ai pas fini de creuser. Avant de me juger lisez cette synthèse compartimentée en 4 parties.
[Mes écrits sont] dédié à l’échange dans la bonne humeur. Mon [texte] ne vise donc pas à susciter querelle car pour moi il y a plusieurs camps :
- l’axe du mal contre lequel nous « les sensés » combattons,
- et ceux qui se trompent de cible. Voici un débat au delà de vos débats, et si le vrai problème était notre système de gouvernance? Chuuut ça commence….
1ère Partie : Adopter un mode de gouvernance adapté à notre culture et nos objectifs communs
Nous gabonais sommes fières, heureux et attachés à notre pays. Mes frères seraient attristés de me voir triste alors je ne veux attrister aucun visage à la fin de ce post.
J’ai à vous dire que nous n’avons pas besoin d’un Président au Gabon, ou du moins pas d’un président aussi fort comme le fût le général de Gaulle en France. Regardez ce que devient la France ? Est-ce une démocratie exemplaire? Est-ce le pays des gens les plus heureux ? Non c’est le Danemark ! Est-ce que les minorités sont intégrées et heureuses? Il n’y a pas que la démocratie à la française comme système de gouvernance.
D’autres systèmes ont fait leurs preuves, je peux vous parler de l’Allemagne, de la Suisse et pourquoi pas de l’Île Maurice ? Ces pays ont mis en place avec succès un mode de gouvernance qui s’adapte à leur culture et à leurs objectifs communs (monarchie parlementaire, confédération suisse, système fédéral allemand). Qui connait le président Suisse, Allemand ou Mauricien ? Chez eux, « Président » est un poste honorifique! Le pouvoir vient d’en bas, c’est-à-dire que les régions/provinces sont autonomes. Je prends l’exemple de la Suisse parce que les ethnies sont fortes et les langues sont parlées de part et d’autres des frontières (Allemands, italiens, français, etc…). Leur fierté vient de leur diversité comme la nôtre. Ils ont su utiliser cela depuis plus de 700 ans sans problèmes.
2ème partie : le mode opératoire
Je propose que le Gabon soit redécoupé en 5 ou 6 provinces/régions. Et que chacune propose une constitution locale tenant compte des diversités territoriales. Que ces régions n’attendent rien de l’Etat central mais qu’elles se développent elles-mêmes. La concurrence va favoriser la beauté dans la diversité.
Des Maires et députés élus au suffrage universel direct au niveau local mais avec des présidents de « région » ou président du « conseil général ». Chaque cabinet est organisé comme un mini gouvernement avec 4 à 7 vice-présidents par exemple ( vice-Président aux transports et infrastructures, sante sociale emploi travail, etc…).
L’autonomie des régions fait que les élus ne doivent leur place qu’au peuple. Et cela rend les élus accessibles à la plus petite échelle. Ils vivent et travaillent où ils sont votés.
Le président de la république serait un président de région élu parmi ses pairs pour un mandat honorifique court de 2 ans par exemple…. Cela peut même être une présidence tournante entre les différentes régions (comme aux Comores). On pourra même se passer des élections. Actuellement il y a dans chaque province, un palais présidentiel inhabité donc pas besoin d’aller à Libreville. Les Régions n’auront pas d’autres choix que de se développer pour ramener la vie.
3ème partie : les avantages de la lutte (pas de Président très très fort au Gabon).
A-Lutte contre l’exode rurale en améliorant la vie en province
Au lieu de concentrer toute la population à Libreville, les familles, les cadres peuvent migrer en province où la vie est moins chère. Les gens cherchent à vivre où il y a des infrastructures sociales et sanitaires compétentes et diversifiées. Nous allons assister à une mobilité professionnelle et non ethnique. Un miéné pourra naître, travailler et étudier à l’université de Mayumba, car ses parents y ont vécu et y ont construit. Emmener l’autonomie des régions fait que les chômeurs, les jeunes vont repeupler les campagnes et réveiller la vie en toute saison. Évitons de tout centraliser à Libreville.
B-Lutter contre la corruption, le chômage et favoriser entrepreneuriat dans un climat sécuritaire d’investissement.
Il est facile de corrompre une oligarchie avec un roitelet au-dessus qui engage toute une nation surtout si le roitelet est un dadais. Mais multiplier les interlocuteurs responsables et donnez-leur un mandat court vous gagnerez en temps et en intégrité. Car ces interlocuteurs sont jugés par ce peuple au milieu duquel ils vivent. Aussi comme en Angleterre ceux qui sont dans une secte ou une appartenance religieuse devront le signifier , ce sera une case obligatoire dans les formulaires comme « sexe », nom etc…
C- Chaque région aura soin d’avoir sa méthodes pour amener la vie sur ses terres, emmener les entreprises !
Nous savons que les richesses du Gabon sont élevées. Il faut arrêter d’embêter le citoyen débrouillard avec les impôts et autres taxes pour copier la France ! Suivez donc le modèle de répartition des richesses du temps de Kadafi, ou les saoudiens, qui se voient même financer le mariage! [Ou encore comme les Finlandais qui vont bientôt recevoir un « revenu universel » de 800 euros par mois dès novembre 2016 quelque soit leur âge et leurs revenus] Que les nationaux ne payent pas de taxes/impôts donc pas de racket, paix à l’âme de Bérenger !
D-Il faudra plutôt taxer les entreprises étrangères qui brassent des milliards de bénéfices…
…plutôt que le gabonais dont la marchandise a une valeur totale de 500 000 FCFA (RIP à notre compatriote Bérenger mort brûlé lors d’un racket par la police). Après ça on verra si les gabonais ne vont pas entreprendre en toute sécurité, sans craindre le racket de la mairie, des impôts, de l’inspection sanitaire, de l’inspecteur des prix et des policiers.
Les plus gros employeurs en France sont les petites et moyennes entreprises. Tout ceci lutte contre le chômage. Quand on construit, on a besoin de main d’œuvre, ensuite il faut des compétences pour que chaque province ait un niveau de bien-être acquis et auto-suffisant.
4ème partie : Les faveurs de la lutte
A-Favoriser la diversité des paysages et du tourisme pour une économie forte.
En tant que gabonaise, je déplore de ne pas pouvoir me balader en paix ou connaitre mon pays. Il appartiendra aux régions de favoriser la sécurité et l’accès pour une meilleure attractivité de leurs régions et pour renforcer l’identité de celle-ci. Le tourisme et le bien-vivre font fleurir toute économie qui se respecte.
B-Favoriser une éducation d’excellence au service de la mixité.
Puisque les régions fonctionnent en autarcie, je propose que le pays n’ait qu’une université mais que les facultés soient des pôles d’excellence et de spécialisations disséminés dans chaque région. Cela va favoriser les échanges tout en harmonisant l’objectif d’excellence et de perfectionnement. Les écoles des métiers ne seront pas en reste bien sûr. Mais l’éducation est la première force d’une nation forte, la Corée du sud en est un exemple. Investir dans l’éducation et mettre en place un service militaire de 3 mois obligatoire entre la 3ème et la 2nde.
C- De la gestion de l’état central !
Les régions reverseront un certain pourcentage de leurs richesses à l’état central au travers d’une caisse de péréquation afin de faire face aux dépenses comme l’armée, la diplomatie, et l’éducation dont les bourses ! Oui, favoriser les échanges linguistiques dès la classe de 4ème afin qu’un gabonais au Bac parle au moins 2 langues couramment.
Petite conclusion
Si nous appliquons ce que je viens de décrire plus haut… Il n’y aura plus cette flambée de ministres que nous avons avec les dépenses que nous connaissons. La gestion de l’Etat à tous les niveaux se fera de manière transparente avec un accès aux comptes en ligne disponible directement via un espace personnel avec le compte rendu des différentes assemblées téléchargeables comme pour la commission de l’union européen…
Nous pouvons en débattre maintenant. De la discussion jaillira la lumière.
LDT


