
Nommé le 23 février 2015 en qualité d’ambassadeur de la République gabonaise près la République de Turquie, Hermann Immongault a organisé, le mercredi 30 décembre dernier, une cérémonie d’ouverture officielle de la chancellerie du Gabon à Ankara.
Etaient présents plusieurs officiels turcs et des diplomates accrédités en Turquie, aux côtés de Charles Essonghe (ambassadeur en Italie), en sa qualité d’ancien ambassadeur non résident du Gabon en Turquie, et Sayid Abeloko, directeur de cabinet du secrétaire général du Gouvernement. La délégation turque était, quant à elle, conduite par l’ambassadeur Hulusi Kılıç, directeur général pour l’Afrique du ministère des Affaires étrangères, qu’accompagnait notamment l’ancien ambassadeur de Turquie au Gabon, Ahmet Demirer.
Cette ouverture fait suite à la décision prise par le Chef de l’Etat, S.E. Ali Bongo Ondimba, lors de son voyage officiel à Ankara en mai dernier, de procéder à l’ouverture de l’ambassade du Gabon avant la fin de l’année 2015. Il faut rappeler que le diplomate gabonais a présenté ses Lettres de créance au président de la République de Turquie, S.E. Recep Tayyip Erdoğan, le 15 septembre 2015, avec pour mission prioritaire d’œuvrer au renforcement de la coopération économique et commerciale entre le Gabon et la Turquie.
Avec un cadre juridique riche d’une dizaine d’accords signés depuis 2000, le Gabon et la Turquie entretiennent des relations excellentes marquées par plusieurs visites de haut niveau (2011, 2012, 2013 et 2015), ainsi que l’organisation dans les deux pays de plusieurs rencontres économiques. Peu satisfaits du volume des échanges commerciaux de près de 100 millions de dollars, les deux pays ambitionnent, à très court terme, de tripler ce niveau, conformément aux nombreuses potentialités de l’axe Libreville-Ankara. En plus des secteurs du bâtiment et du transport aérien dans lesquels ils sont déjà présents, les investisseurs turcs portent un regard intéressé dans d’autres domaines, notamment, les industries de transformation de bois, l’agro-industrie, les mines, la santé, l’éducation, les ressources hydrauliques, la pêche et l’énergie.
SKB

