Mise au point du Député Eyogo Edzang Patrick

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C’est à la faveur d’un point de presse organisé aujourd’hui, à la Chambre de Commerce, que le Député Union Nationale (UN) de la Commune de Bitam, Eyogo Edzang Patrick a fait un état précis de la situation au regard de la dernière élection du Maire de la Commune de Bitam.

Rappel des faits: En effet, après plusieurs renvois injustifiés, le collège électoral du Conseil Municipal a été convoqué finalement pour la première fois, le 15 Décembre 2015, huit jours avant la tenue du scrutin. Le 23 Décembre 2015, il y avait 12 conseillers physiquement présents dans la salle, sur 16 élus sur la liste des indépendants. Ces derniers avaient à leur disposition 3 procurations.

Grande a été leur surprise de constaté la présence dans la salle de 9 conseillers élus sur la liste PDG dont Hamadama Ayouba Baba qui, au moment de la convocation du collège électoral n’était pas conseiller. Lors du dernier Conseil Municipal, il avait du vider la salle car aucune décision le consacrant conseiller en remplacement de Ndemezo Obiang démissionnaire, n’avait été prise.

Ce pourquoi, les indépendants avaient exigé son départ de la salle. Ce d’autant que le quorum requis était largement atteint (31 présents sur 33, procurations incluses). Cette exigence motivée n’avait pas été acceptée par le Préfet du Département du Ntem qui supervisait la session au nom du Ministre de l’Intérieur. C’est alors que sans qu’aucune disposition légale ne le lui autorise, le Préfet prendra la décision de suspendre les travaux et de les reporter au lendemain.

Le 24 Décembre 2015, c’est-à-dire le lendemain, la reprise des travaux avait été marquée par une nouvelle entorse à la loi. Monsieur le Préfet avait fait distribuer deux décisions de la Cour Constitutionnelle dont la première datait du 19 Aout 2015 et la seconde du 23 Décembre 2015, date de tenue du Conseil. Force est de constaté que pour la présente élection, la Cour Constitutionnelle a été plus que partie prenante tant la célérité de sa décision a surpris et édifiée tout le monde.

A leur examen, les indépendants ont fait observé que ces textes ne pouvaient pas leur être opposables pour plusieurs raisons:

-S’agissant du premier, les indépendants ne comprenaient pas que depuis le mois d’Aout 2015, cette décision n’ait été ni publié au Journal Officiel du Gabon, ni notifiée aux parties concernées comme indiqué à son propre article 3.

-Quant au deuxième texte, pris pendant que la session se tenait, donc inexistant à l’ouverture des travaux, les indépendants pensaient que sa présentation ne pouvait pas permettre à Monsieur Hamadama de siéger au cours de la présente session parce que le Conseil électoral est convoqué 8 jours avant la tenue du scrutin.

Demandant une suspension de séance, Monsieur le Préfet, avec les 9 conseillers PDG présents dans la salle, en ont profité pour procéder au vote, avec un bureau essentiellement constitué des conseillers membres du PDG. C’est devant ces diverses entorses à la loi que les populations ont fait irruption dans la salle pour empêcher le vote, emportant avec elles l’urne et l’ensemble du matériel de vote.

Pourtant, Monsieur le Préfet s’étant réfugié dans son bureau va appeler quelques temps après, les seuls conseillers PDG et sans disposer du quorum nécessaire va procéder à l’élection, et donner les résultats qui ont été rendus publics.

Ce qui veut dire qu’il n’y a jamais eu vote à Bitam. C’est pourquoi les indépendants ont décidé d’engager toutes les démarches nécessaires qu’autorisent les lois de la République, en vue d’annuler purement et simplement les résultats de cette élection, afin de permettre à la Commune de Bitam de se doter d’un bureau municipal répondant aux aspirations profondes de sa population.

SKB

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