Les TIC au cœur du Forum de Davos

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Le Forum économique mondial de Davos est un rendez-vous annuel planétaire de premier plan. Il rassemble chaque année des leaders économiques et politiques mondiaux avec pour ambition « d’améliorer l’état du monde » au travers de tables rondes, de conférences et d’ateliers, qui laissent une grande place aux échanges informels entre les participants.

Pour cette 46e édition annuelle du Forum de Davos, le thème retenu est «la maîtrise de la quatrième révolution industrielle» celle de l’économie numérique, la troisième grande transformation économique mondiale ayant été «portée» par l’informatique. L’ambition de cette 46e édition est d’amorcer une réflexion sur l’entrée inéluctable du monde dans une nouvelle ère, ouverte par cette révolution, notamment afin de développer des mécanismes de résilience économique, politique et sociale.

Un peu plus de 2500 personnes sont attendues pour participer au forum et débattront des grands sujets de l’heure durant 3 jours : chefs d’Etat et de gouvernement, représentants d’organisations internationales, chefs d’entreprise, leaders d’opinion et hommes des médias.

L’Afrique, représentée à ce grand rendez-vous, et qui doit combler le gap face aux pays développés, abordera sans nul doute les questions sécuritaires et environnementales lors de cette rencontre de Davos. Le continent africain, il faut le dire, a déjà démontré sa capacité à réduire la fracture numérique.

En effet, grâce au développement des programmes informatiques et la diffusion de l’internet, la troisième révolution industrielle a généré une réduction substantielle de la pénibilité du travail et une circulation rapide de l’information. Toutes choses qui ont concouru à la prise de décision rapide et à l’amélioration du bien-être collectif et/ou individuel.

L’Afrique a certes tiré profit de cette troisième révolution industrielle avec notamment l’arrivée de la téléphonie mobile et les progrès réalisés dans le domaine de l’usage de l’internet. Mais, force est de reconnaitre que les effets positifs auraient été plus importants si les contraintes telles que le déficit infrastructurel et la faiblesse du tissu industriel avaient été levées au préalable.

De plus le fait d’être empêtrés dans les plans d’ajustement structurel pour desserrer la contrainte de l’endettement a limité la marge de manœuvre des pays africains.

La quatrième révolution industrielle que l’on vit de nos jours intervient au moment où l’Afrique est résolument engagée dans la mise en œuvre des politiques visant à lever ces contraintes.

Le Gabon, qui certes vit actuellement la 3e révolution industrielle avec la digitalisation de l’économie avec le transfert des données via l’ordinateur depuis le début des années 2000, est résolument déterminé à être au rendez-vous de la quatrième révolution industrielle.

Pour y parvenir, un Schéma Directeur National des Infrastructures qui planifie la réalisation de nos équipements collectifs notamment en matière de TIC a été mis en place par les plus hautes autorités.

Déjà, en septembre dernier, le Président de la République avait lors d’une cérémonie organisée au siège des Nations unies à New-York à l’occasion du 150e anniversaire de l’UIT, reçu le prix ‘TIC pour le développement durable’ attribué par l’Union internationale des télécommunications. Trois mois plus tôt en juin 2015, le Colloque mondial des régulateurs a réuni à Libreville quelque 400 hauts responsables des télécommunications à l’initiative de l’UIT, sous la présidence de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Les autorités gabonaises avaient réaffirmé à cette occasion leur ambition de garantir des TIC accessibles, disponibles et abordables pour une meilleure contribution au PIB.

Nous voulons profiter de cette quatrième révolution industrielle pour atteindre le stade de l’émergence économique en 2025.

PP

 

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