
Lors de sa dernière conférence de presse, le porte parole du Gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze s’est entretenu avec les journalistes sur les faits d’actualité qui préoccupent actuellement les populations gabonaises.
1. Sur la baisse des Prix de certains produits pétroliers au Gabon.
Depuis 72 heures, les usagers ont pu constater une baisse du prix de l’essence et du gazole à la pompe, cette décision fait suite à une préconisation des bailleurs de fonds en vue de libéraliser et d’arrêter les subventions de certains produits pétroliers.
Il vous souviendra qu’ à l’issue du séminaire gouvernemental qui s’est tenu à la Pointe Denis du 23 au 25 Janvier 2015, le Gouvernement avait décidé de libéraliser la fixation des prix des produits raffinés. Un an plus tard, la mesure de libéraliser le secteur est effective. Cela conduit, compte tenu des couts actuels du pétrole, à une baisse de 15 francs sur le gazole et 10 francs sur le prix de l’essence.
Le Gouvernement a précisé que la volonté de supprimer la subvention de l’essence et du gazole découle principalement du fait que la subvention était devenue socialement inefficace, car profitant essentiellement aux plus aisés dont les niveaux de consommation en carburant sont estimés de 10 à 15 fois supérieurs à ceux des ménages fragiles.
Désormais, il faut que les gabonais sachent que les prix des produits à la pompe seront fonction des fluctuations des prix internationaux, ils pourront baisser comme c’est le cas aujourd’hui. Sauf pour le pétrole lampant et le gaz, ces deux produits continueront à être subventionnés. Les économies générées serviront, comme l’a instruit le Président de la République au Gouvernement, à soutenir le pacte social, programme in- dispensable pour la lutte contre la précarité.
2. Situation dans le Secteur de l’Éducation Nationale:
Dans le secteur Éducation, la situation qu’on observe se caractérise par une paralysie des cours causée par les appels à la grève des syndicats du secteur et des élèves qui réclament leurs bourses.
Constatant des avancées significatives de la part du Gouvernement, le SENA a levé son mouvement de grève, ce qui n’est pas le cas pour la CONASYSED.
Le lundi 1er février 2016, les élèves du Lycée Paul Indjendjet Gondjout, revendiquant à leur tour le paiement de leurs allocations d’études, sont allés jusqu’à obstruer la voie publique. Sollicitées pour rétablir la circulation et l’ordre public, les forces de sécurité sont parvenues à les contenir au sein de leur établissement.
À ce sujet, la presse et les réseaux sociaux ont véhiculé des informations non fondées, indiquant une agression perpétrée contre le Proviseur de cet établissement ainsi qu’une centaine d’élèves blessés. Depuis, le Proviseur qui s’est exprimé sur la question, a démenti avoir été l’objet d’une agression et en vérité le nombre de blessés a été exagéré.
Il est établi qu’un élève, et cette image est largement véhiculée dans les réseaux sociaux, blessé, a reçu des soins à l’infirmerie du Camp Aissat. Il a depuis regagné sa famille.
Rappelons que Vendredi 22 Janvier dernier, des jeunes, particulièrement excités, encagoulés, détenteurs d’armes blanches, de cocktails Molotov menaçaient de mettre le feu partout. N’eut été le professionnalisme de nos forces de l’ordre, la situation aurait pu dégénérer.
Il reste toutefois que, le même jour, une vingtaine d’élèves pour la plupart mineurs, ont été présentés devant le procureur de la République et entendus en présence de leurs parents. S’ils ont pu regagner leurs domiciles, l’information judiciaire reste néanmoins ouverte.
Le Gouvernement, jusqu’ici, a fait montre de clémence.
Il est évident que cette clémence ne saurait perdurer, eu égard au principe de responsabilité qui oblige l’auteur d’un fait dommageable à devoir le réparer.
Notons qu’au sujet des différentes revendications :
1) Les revendications financières des organisations syndicales des enseignants se rapportent essentiellement : au paiement intégral de la dernière tranche des vacations 2015, au paiement de la Prime d’Incitation à la Performance (PIP) du deuxième trimestre 2015, au règlement de certaines situations Administratives (rappel de solde, avancement, et rétablissement des soldes…)
À cet égard, le Gouvernement a rendu public un mode opératoire de règlement de l’ensemble de ces questions.
2) s’agissant des bourses des élèves, les exigences portent sur le paiement des allocations du troisième trimestre de l’année scolaire 2014 – 2015 et du 1er trimestre de l’année 2015-2016. À ce jour, tous les mandats de paiement sont établis. En ce qui concerne Libreville, les opérations de paiement ont commencé au sein des établissements, sous la supervision des représentants de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG). La même démarche est prévue pour les établissements de l’intérieur du pays.
3) Quant aux dossiers de recrutements, 72% des agents concernés sont déjà mis en solde. 18% sont en traitement pour mise en solde. Reste donc 10% constitués de dossiers parvenus avec retard, ou de dossiers à problème. Une commission y travaille.
3. Situation dans le Secteur Santé :
S’agissant du Secteur Santé, une Commission présidée par Monsieur le Ministre de la Fonction Publique lui-même, a été constituée en vue de régler les
revendications de ce Secteur. Cette commission est actuellement à pieds d’oeuvre afin de trouver des solutions définitives aux problèmes posés par les Syndicalistes.
Même que, les mesures de cette commission étaient dernièrement en séance de travail au Ministère de la Fonction Publique.
4. Situation dans le Secteur Communication :
Un mouvement de grève a été déclenché la semaine dernière dans le milieu de la communication par leur principale centrale syndicale qui revendiquait le paiement d’arriérés de Primes, l’aboutissement des réformes et l’amélioration des conditions de travail. J’ai personnellement reçu les responsables de radio Gabon, de Gabon Télévision et le SYNAPAP. À l’issue des négociations et des explications de toutes les parties, nous nous sommes engagés à poursuivre les discussions dans un climat de confiance mutuelle, et le mouvement a été levé.
5. Le problème de « MODERN EXPRESS »
Au sujet du Naufrage du navire « Modern Express » au large des côtes françaises, nous apprenons, selon certains médias qu’il transportait 3600 tonnes de bois en provenance du Gabon.
Informé de la situation, Monsieur le Premier Ministre a demandé au Ministre de l’Economie de faire la lumière.
Il ressort que ledit bateau est arrivé de Guinée Équatoriale le 11 janvier et est reparti du Gabon le 15 du même mois en embarquant 4 089 tonnes de bois débité comme la montrent les manifestes, les connaissements et les déclarations en douanes.
– Les déclarations ont été régulièrement déposées et traitées par les inspecteurs habilités ;
– Le consignataire NECOTRANS, convoqué par le Ministère de l’Economie a formellement démenti la présence éventuelle du bois en grumes sur ce bateau.
Toutefois, le bateau remorqué devrait arriver au port de Bilbao aujourd’hui, même Interpol saisi par le Ministère Gabonais de l’Intérieur donnera des précisions sur le chargement. Sur ce point, un article du quotidien français « Ouest-France », citant la préfecture maritime de l’Atlantique, indiquait hier que le Navire Moderne Express (transporte bien du bois débite, et non des grumes) comme cela avait été dit au départ.
À titre de rappel, le Gabon a interdit depuis le 15 mai 2010 l’exportation de grumes non transformées.
6. Retour sur le QUIFILMA et les listes électorales
Concernant le QUIFILMA, il est rappelé à tous les vidéastes et cinéastes que la quinzaine du film amateur du Gabon aura lieu à Libreville du 08 au 20 février 2016.
À cet effet, les inscriptions se poursuivent à l’Institut Gabonais de l’Image et du Son (IGIS), sur la page Facebook de l’évènement (quinzaine du film amateur) et sur Twitter (QUIFILMA Gabon).
Par ailleurs, je rappelle aux gabonais que les inscriptions sur les listes électorales se poursuivent jusqu’au 2 mars 2016 et qu’il n’y en aura pas d’autres jusqu’aux Législatives.
7. Demande de démission du Ministre de l’Intérieur par l’opposition
S’agissant de la demande de démission du Ministre de l’Intérieur formulée par une frange de l’opposition auprès du Premier Ministre, aux motifs qu’il aurait dit que « tant qu’il sera à ce Ministère, le Président de la République Ali BONGO ONDIMBA gagnera les élections ». Ceci est une affabulation car il n’a jamais tenu de tels propos, ce qui relève tout simplement du mensonge. Car, comment pouvons-nous comprendre que des compatriotes ayant occupé de hautes fonctions et prétendant diriger demain le Gabon, font de la rumeur, un projet politique pour semer la confusion dans l’esprit des populations.
Ces opposants semblent ignorer que selon la Loi fondamentale, le Premier Ministre n’est responsable que devant le Président de la République et le Parlement. Si ces responsables politiques voulaient être sérieux mais surtout s’ils veulent qu’on les prenne au sérieux, ils auraient commencé par apporter la preuve de ce qu’ils disent. Or, il est question de « on aurait entendu ». Voilà des gens prêts à engager tout un pays sur la rumeur.
Cette situation est d’autant plus surprenante que parmi les signataires, il y a un ancien Premier Ministre, d’anciens Ministres d’État et plus étonnant des syndicalistes, des gens qui prétendent défendre les aspirations d’une corporation. Si on peut comprendre que des Hommes politiques réclament l’alternance, qu’est-ce que les syndicalistes viennent faire dans ce Dossier ? Ces Hommes politiques qui n’ont à ce jour aucun commencement de projet alternatif, personne ne sait quel est leur projet, font dans l’invective, le dilatoire, la calomnie, la diffamation.
Ainsi en est-il de Monsieur MOUKAGNI IWANGOU qui, à la tête d’un parti pirate ne trouve comme projet de société, que l’état civil du Chef de l’État. Voici quelqu’un qui n’a pas tari d’éloges pour magnifier l’action du Président de la République devant témoins et qui, vassalisé et mis sous pression par un néo-opposant, a fini par se déjuger. Quelle confiance pour ce genre d’Hommes politiques incapables de s’assumer !
Nous avons donc aujourd’hui une opposition déboussolée, désorientée et qui a peur d’aller aux élections car elle sait que les gabonais ne leur font pas confiance, les gabonais savent ce qu’ils sont et ils savent leur part de responsabilité dans la situation socioéconomique du pays.
Le mensonge, la haine sont les seuls guides de leur action, la seule boussole de leur démarche politique. Ils veulent semer le trouble et créer le désordre, mais qu’ils ne s’y méprennent pas, le Gouvernement de la République ne laissera pas la chienlit s’installer, tous ceux qui voudront répandre le chaos, devront en répondre devant les autorités compétentes.
Entre autres, l’opposition en désespoir de cause, craignant la défaite, fait feu de tout bois et promet le chaos pour le pays. Une chose est certaine, elle rencontrera la force publique pour assurer la paix et la tranquillité. Force restera à la loi.
En résumé, pour cette opposition composée d’anciens apparatchiks du PDG et des transfuges de l’UPG, le mensonge est « la boussole « qui guide leur action politique ».
Mais les Gabonais ne se laisseront pas abuser. Ils viennent d’en faire la démonstration à Oyem, au Canton Kyé, en élisant un candidat du PDG dans une région que certains voulaient présenter comme le fief de l’opposition.
SKB

