Crise de l’Education au Gabon: Déclaration de Dieudonné MINLAMA MINTOGO Président de la Convention Nationale de l’Interposition

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Le mouvement de protestation des élèves du lycée Paul Indjendje Gondjout pour réclamer le paiement de leur bourse scolaire le 1er Février dernier et les violences qui s’en sont suivies, les perpétuels grèves des enseignants à l’Education nationale, les grèves à répétition des enseignants et des étudiants de l’Université Omar Bongo, les années scolaires bricolées, les tricheries et les multiples fraudes qui entachent l’organisation de tous les examens et concours, les trafics en tout genre, la dégradation sans cesse de notre système éducatif, la baisse inexorable du niveau scolaire : autant de maux qui nous rappellent que l’école gabonaise est malade, voire très malade.

Les interminables négociations, sans succès, menées par le gouvernement et les syndicats, montrent clairement que ces deux acteurs, à eux seuls, ne peuvent plus trouver des solutions durables et efficaces à la crise actuelle. A cet effet, conscient qu’aucun pays au monde ne s’est développé sans un capital humain riche et compétitif, et soucieux de trouver des remèdes efficaces à cette gangrène qui, chaque jour, détruit notre système éducatif, j’appelle à un consensus national fort sur l’Education et la Formation au Gabon.

Aussi, je propose : Premièrement : l’organisation d’un dialogue national sur l’Education et la Formation au Gabon avec la participation de toutes les forces vives de la Nation. Ce dialogue doit nous permettre de définir ensemble, de façon consensuelle, en tenant compte de nos moyens et de notre environnement socio-économique et politique, la politique d’éducation et de formation de notre pays, assortie d’une programmation et des conditions de sa mise oeuvre ; Deuxièmement : la création du Conseil Nationale de l’Education et la Formation qui sera chargée de suivre et d’évaluer la mise oeuvre de la politique nationale de formation et d’éducation.

Cette structure comprendra en son sein les représentants des différentes catégories des forces vives de la nation (Présidence, Gouvernement, SENAT, Assemblée Nationale, les représentants des syndicats, représentants des confessions religieuses, représentants des ONG et autres associations).

Outre les missions de suivi et d’évaluation, le Conseil servira aussi de cadre de dialogue et d’échanges entre les différents acteurs ; Troisièmement, la création d’une Agence Nationale Autonome chargée de la gestion et de l’organisation des Examens et Concours au Gabon.

 

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