![20160218_105300[1]](https://gaboninfoslive.com/wp-content/uploads/2016/02/20160218_1053001.jpg?w=720)
C’est ce matin à Libreville que s’est ouvert l’Assemblée Plénière Extraordinaire du Conseil National de la Démocratie (CND), dont les travaux s’achèveront le 22 Février 2016.
En effet, c’est le Président de l’institution, Séraphin Ndaot Rembogo qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence du Premier Ministre, Daniel Ona Ondo, devant 48 partis politiques présents.
Il s’agira au cours de ces travaux:
– D’examiner les dispositions modifiant le règlement intérieur ;
-D’ examiner deux dossiers relatifs aux litiges opposant les partis politiques UDL et RDP ;
-De mettre en place une commission d’éthique permanente chargée de l’application du code de bonne conduite ;
-D’ examiner le projet d’implication du CND à toutes les élections politiques ;
-D’examiner le projet de texte portant sur la procédure de saisine du CND ;
-D’examiner la question relative à la demande d’intégration de la Société Civile au CND ;
-D’examiner la question relative à la réduction du montant des cautions à toutes les élections politiques ;
-D’examiner la question relative au financement des élections des partis politiques et du fonctionnement des partis.
En effet, le Conseil National de la Démocratie se félicite de cette rencontre qui intervient quelques dix semaines après sa deuxième Session Plénière (du 29 Oct au 7 Nov 2015), session au cours de laquelle d’importantes résolutions ont été prises. Des résolutions pertinentes pour être débattues exclusivement au sein du CND.
Non seulement elles sont conformes à la loi fondamentale, mais elles sont aussi en cohérence avec l’esprit même qui justifie l’existence du CND.
Assurément certaines recommandations que le CND avaient adoptées, lors de sa dernière session, tendent à arrimer les faisceaux institutionnels de notre pays à des normes de gouvernance standardisées.
Aussi convient-il d’insister sur le fait que le CND doit être une instance politique de dialogue et de concertation ; que le CND doit être un lieu de pouvoir, de rencontre et d’échange. Un organe d’encadrement, d’appui et de proposition pour que la politique nationale trouve ici toute sa place dans l’œuvre démocratique de construction nationale.
A titre de rappel, c’est au lendemain des Accords politiques signés à Paris en 1994, dits « Accords de Paris » que la classe politique gabonaise avait émis et retenu l’idée de la création d’un CND. Cette idée novatrice et audacieuse s’est traduite dans les faits par le vote de la loi numéro 13/96 du 15 Avril 1996, portant création du CND.
Malgré son existence légale, le CND est resté pendant près de 19 ans dans une léthargie. Gageons que le dialogue au sein du CND propose les principes et les modalités d’une nouvelle définition commune et collective de notre vivre ensemble. Donnons-nous le temps, de dessiner ensemble l’architecture de la nouvelle maison Gabon que nous laisserons aux générations futures.
SKB

