POLITIQUE: Changer les États africains en cinq points

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Tout est question d’éducation. Si vous montrez à un petit enfant la lune en la pointant du doigt, vous remarquerez qu’au lieu de regarder la lune, il regardera votre doigt. La plus part de ceux qui s’égosillent à vouloir comprendre les problèmes de l’Afrique se trouvent dans une situation similaire. Au lieu de regarder les causes, ils regardent les effets. Ils disent souvent… C’est à cause du président, c’est à cause des dirigeants… En réalité, c’est à cause de l’ignorance générale du fonctionnement des États. Explications…

Le problème des pays africains n’est pas qu’une affaire d’hommes forts… le fameux « mauvais » président « mal élu ».  C’est aussi et avant tout, une affaire de système. Celui qui ne comprend rien aux sciences politiques et qui pense qu’il va résoudre les problèmes de son pays en changeant le dirigeant se tromp

e absolument… Il est exactement comme un bricoleur du dimanche qui penserait qu’en rajoutant des ailes à une voiture, il la fera voler comme un avion.
Puisque la répétition est l’art de la pédagogie, nous vous répétons encore une fois un des leitmotiv de la Fédéralitude : « On ne change pas les gens. On met en place les conditions de leur changement. » Pour résoudre les problèmes des États africains,  il faut s’attaquer aux causes et non aux effets. Il faut même s’attaquer à la cause des causes. Le système politique qui sévit dans les États africains. Pour que vous y voyez clair, voici les propositions de la Fédéralitude. Elles sont cinq comme les doigts d’une main.

  1. CHANGER DE MODE D’ORGANISATION DE L’ÉTAT

Passer d’un État unitaire à un État fédéral en créant des Micros-États autonomes qui se chargeront du développement local et qui seront dotés de gouvernements, parlements et tribunaux locaux. On doit désengorger les capitales et toiletter les palais feutrés dits « palais présidentiels ».  Ce sont des symboles de l’institutionnalisation des inégalités entre les territoires et parmi les citoyens. Les uns deviennent des rois et les autres restent des gueux et des mendiants.

  1. CHANGER DE RÉGIME POLITIQUE

Passer du régime « présidentialiste » au régime Directorial. Au lieu de se battre à élire un « président-roi », il est possible (comme en Suisse), de former un gouvernement équitable constitué de sages élus par les Représentants des Micros-États (députés et sénateurs) parmi leurs pairs. Précisons que ce gouvernement « fédéral » n’a pas pour vocation de gérer les Micros-Etats qui eux-mêmes posséderont leurs gouvernements locaux.

  1. SORTIR DU MYTHE DE L’HOMME PROVIDENTIEL

Tout le monde sait ce qu’est un mythe… C’est illusion, une histoire imaginée et construite de toute pièce et que certains finissent par faire admettre aux autre comme une réalité. Le mythe ici c’est qu’on veut faire croire aux peuples et aux citoyens qu’un président super-homme est capable de développer un pays entier et de résoudre les problèmes des populations misérables. C’est un mensonge. Il faut passer de l’élection du « Monarque républicain » au suffrage universel direct… à une présidence rotative effectuée en désignant un président honorifique parmi les sages qui constitueront le gouvernement fédéral.

  1. CONTRÔLER LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE

Vous connaissez la démocratie représentative. Elle se base sur la délégation totale de votre droit de citoyen à une tierce personne (député, sénateur, maire, président de la république…). C’est la cause de la souffrance des peuples. Il faut passer de la démocratie représentative à une démocratie mixte en donnant des droits avancés aux Micros-États et aux citoyens (référendum, initiative citoyenne ou populaire, droit de pétition et de véto, etc.)

  1. REFORMER L’ARMÉE

Quel est le rôle réel de l’armée dans les États africains? (c’est le sujet de la prochaine dissertation que nous proposons pour le baccalauréat session 2016). Nous n’allons pas traiter ce sujet que vous maîtrisez déjà tous. Nous disons ceci : il faut passer d’une armée dite maladroitement « républicaine » à une armée mixte constituée d’un minimum de professionnels et des citoyens nationaux soldats-réservistes issus et basés dans tous les micros-États. Ils seront formés à la paix durant leur service militaire régulier et continu de 18 ans à 30 ans.

Conclusion

Ce sont là les propositions de la #Fédéralitude. Il vous appartient de les appliquer à votre réalité, à la réalité de votre pays… selon ce que vous voulez léguer à vos enfants, aux générations qui vont vous succéder.

SKB

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