POLITIQUE: PING est-il véritablement l’homme providentiel ?

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Qui a dit que le PDG était un parti démocratique ? Ali Bongo vient de montrer a ces petits pdgistes que le Congrès du parti, c’est plus pour virer les petits impolis du PDG que de faire des primaires. Et puis, c’est le parti de son père après tout. Allez y créer pour vous.


Mais dans le fond, Ali a annoncé sa candidature parce qu’il se sent acculé, déjà que l’affaire de Nantes n’est pas en bonne voie. Mais aussi, parce qu’il veut préparer le peuple gabonais a un passage en force. Il est entrain d’épuiser ses cartouches. Mais hélas, il peut annoncer mille fois sa candidature mais c’est pas la ou on l’attend. C’est plutôt la validation de celle-ci par la CENAP. Pour le moment, il peut gérer les humeurs de la clique à Chambrier.


Qu’à cela ne tienne, la question est de savoir: Comment et pourquoi avons-nous laissé les choses aller jusque là ?


Comme Ponce Pilate : la France se laver les mains. Réponse du parquet en date du 19 février 2016 : « Les faux, à les supposer établis, ont été rédigés au Gabon et utilisés dans ce pays lors de l’ouverture de la succession. Or, les juridictions françaises ne sont pas compétentes pour connaître des délits commis à l’étranger lorsque, ni l’auteur, ni la victime ne sont français. »

Peut-on croire aujourd’hui, que la CENAP ou la Cour Constitutionnelle actuelles peuvent mettre en cause cette fois-ci, la validation de la candidature d’Ali BONGO, en se déjugeant de leur action de 2OO9 ? C’est en considérant objectivement la réalité de ce fait que j’espère qu’un moment viendra où il faudra un vrai débat ouvert sur ce point à mon avis essentiel.


Pour ce faire, Jean Ping a compris la position des Gabonais et plus sérieux encore, qu’il a adopté leur langage et leur vocable dans sa stratégie de communication. Mais seulement, une course n’est jamais gagnée avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée et tout ce que vous pouvez dire avant n’a aucune importance, si vous ne franchissez pas ligne en vainqueur.

Mais quand cette ligne d’arrivée électorale est sous le contrôle d’Aboghe-Ella, de Mborantsuo et des autres redevables au pouvoir Bongo, qui peut prétendre à la victoire? C’est ici le grand défi, le contrôle de l’appareil électoral; c’est là que se jouera la victoire et non dans la communication, qui, bien qu’importante, n’aura finalement qu’une portée marginale, comme par le passé. Si Ali Bongo doit tomber, il faut que l’appareil électoral lui échappe. Cela tout le monde le sait, et Ali Bongo en premier. La priorité et l’urgence aujourd’hui, ce sont les réformes institutionnelles, celles qui sont des préalables indispensables, pour que l’élection 2016 soit crédible et transparente.


Dans un Gabon où le manque de confiance de l’électorat d’opposition, qui nous pouvons l’affirmer haut et fort, soit de manière écrasante majoritaire, envers les représentants politiques de cette opposition, est tenace, pour des raisons de trahison répétée de cette confiance depuis 1990, il faut avouer que Jean Ping a plusieurs paliers à franchir avant que l’ensemble de cet électorat soit prêt à le suivre; si jamais comme nous le présageons, il se présentait à l’élection présidentielle de 2016.

En dehors des velléités divisionnistes de personnes complètement discréditées qui ne sont d’opposition que pour y semer le doute et vous savez qui ils sont et nous ne les nommerons pas pour ne pas leur donner une importance qu’ils ne méritent pas; nous devons avouer que le message de Jean Ping se heurte à la problématique de la méfiance du peuple envers les personnalités politiques en général, ce qui a pour conséquence l’absence de véritable perspective mobilisatrice populaire. Perspective que personne dans le leadership de l’opposition, n’a résolu ou voulu résoudre ces dernières années, jusqu’à la récente entrée dans la vie politique du pays de manière significative, de Jean Ping. C’est déjà un mérite !


Mais fallait-il qu’il soit désigné pour autant comme celui qui serait le candidat unique de l’opposition, et qu’il mette toute sa stratégie en mouvement pour y parvenir? Ne nous trouvons nous pas d’avoir à faire au ‘Centralisme démocratique » cher aux staliniens qui ont fondé la doctrine du PDG, servant ainsi fidèlement et loyalement leur maître, le potentat Omar Bongo Ondimba?
Jean PING est incontestablement l’un des plus grands personnages imminents du système d’Omar Bongo Ondimba, système noyau centrale de la Françafrique. C’est sans doute l’un des plus grands « généraux » du Bongoland. Jean PING incarne à mon avis le prototype de l’élite compradore embarqué. Qui plus est, lié étroitement à la famille du potentat. Tenu par des liens évidents plus ou moins secrets, plus ou moins occultes, en plus de ceux de son appartenance à la famille régnante, il n’a aucun ressort, aucune capacité de gérer le tournant actuel de l’évolution du pays.


Quel changement peut-on réellement attendre de cet apparatchik pur et dur du système PDG ? Le peuple a le droit de savoir entre autres choses déterminantes pour son devenir après Bongo.


-Pourquoi : Comme tous les observateurs avertis ont pu constater avec le Juge Eva JOLY, qui, a écrit : « Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est ce que je vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole par an et affiche un PIB par habitant largement au dessus de la moyenne africaine (6.397$) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? »


-Qu’est-ce que l’exploitation du manganèse, de l’uranium, de la richesse forestière a apporté au peuple gabonais pendant ces 42 années de pouvoir d-Omar Bongo Ondimba auquel ils ont appartenu ? Selon le journal JA, un des postulant actuel à la succession d’Omar Bongo Ondimba, ex-ministre des Mines et de du Pétrole aurait des atouts en ses mains, dont l’un d’eux serait une arme avec laquelle il menacerait de « balancer » sur le dossier pétrolier. Au lieu de jouer aux chantages réciproques : « tu me tiens, je te tiens, sur les faits et méfaits de la gestion prédatrice du système, ces hiérarques qui sollicitent le peuple ont l’obligation morale de dire la vérité au peuple, s’ils veulent avoir quelque crédibilité quant à leurs promesses de répondre à la demande de changement et aux attentes des populations.


-Pourquoi, on parle aujourd’hui de replanter le cacao et le café dans la province de l’Ogooué-Lolo ? Alors que les plantations des provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué Ivindo ont été détruit en par le régime ?


-Pourquoi, après 42 ans de ce régime, le Gabon est devenu incapable de nourrir son petit million d’habitants, alors qu’avant son règne, la terre de la Nyanga, du Woleu-Ntem entre autres produisait suffisamment pour que le pays soit auto suffisant en produits vivriers ?


-Comment le nom Makaya« feuilles mortes, il traduit l’idée d’une chose qui n’a plus de valeur, un « sans importance. » a fini par désigner sous le régime de Bongo, la très grande majorité des indigènes, dominés par un régime prédateur et tyrannique qui s’est allié à toutes les catégories d’allogènes « les Mamadou », qui ont le monopole de l’économie. Le Makaya c’est l’indigène gabonais, qui s’est vu progressivement marginalisé dans la maîtrise de son pays. Celui qui, se retrouve vivant en marge de la sphère économique dans son pays, le Gabon au profit des « Mamadou », les allogènes de tout acabit : expatriés, occidentaux, syro-libanais, etc.


– La pauvreté ainsi vécue renvoie à l’insignifiance, elle est certes économique, mais aussi culturelle, morale et relationnelle. Le Gabonais Makaya, est aujourd’hui le plus pauvre parmi les pauvres. Car, comme disait Mère Teresa : « La plus grande pauvreté, c’est de ne compter pour personne » ; autrement dit, être considéré de Makaya : les feuilles mortes. Pire, le Gabonais « Makaya » connaît la misère. Il est miséreux. Selon la distinction féconde de Thomas d’Aquin, le pauvre est celui qui manque du surplus. Le miséreux, lui, manque même du nécessaire. La pauvreté se qualifie par les principes de simplicité et de frugalité. Ainsi, les peuples habitants les terres ingrates du Sahel sont pauvres. Alors que la misère désigne la chute dans un monde sans repère où toutes les forces du sujet sont orientées vers la survie, quel que soit le prix. Voilà ce à quoi a été réduit l’indigène gabonais par le régime prédateur qui sévit au Gabon depuis bientôt un demi siècle. Pourtant, le Gabon est riche, scandaleusement riche en ressources économiques. Le Gabon comme disent les observateurs perspicaces c’est un pays bénit des « Dieux », mais qui est tombé dans les mains du « Diable » !


Dans le domaine économique, nous constatons que les structures et les règles d’exploitation coloniales prédominent toujours dans notre pays. Elles font obstacle à la constitution d’une économie nationale et a fortiori à la mobilité des nationaux dans ce domaine. « Tout comme les débouchés, le capital et le savoir-faire de l’économie gabonaise sont en majorité étrangers. (…) La sphère économique a été « confiée » aux étrangers, occidentaux mais également africains (…)


-Quid : du nombre actuel de la population gabonaise (résidents : c’est-à-dire au total autochtones et immigrants) ? Quatre millions ? Cinq millions ? Donc avec à peine un million trois cents mille (1.300.000) d’autochtones envahis et dominés par des hordes d’immigrants qui contrôlent la totalité de l’activité économique gabonaise. Ces « Mamadou » de tous acabits qui ont squatté par l’informel généralisé, l’économie du pays.


-Pourquoi aucun crime rituel n’a jamais été élucidé, alors que les responsables, de ces crimes, commanditaires et exécuteurs ont été parfois identifiés ?


-Comment se fait-il que 2% seulement de citoyens se soient emparé de tous les revenus de l’Etat et sont aujourd’hui multimilliardaires, (« Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l’Etat. Elles sont nées de la corruption »), alors que les 80% de la population indigène vivent en dessous du seuil de la pauvreté ?
Cette liste n’est pas exhaustive des problèmes que le nouveau régime de l’après Bongo devra avoir à répondre face au peuple, afin de réconcilier des âmes meurtries de notre peuple durant les 42 ans de règne de El Hadj ’Omar Bongo Ondimba.

Non, le PDG (pour ceux qui restent avec Ali9 et ceux anciens hiérarques et autres caciques, apparatchiks, affidés, collabos, qui refusent ce dernier et se posent en rivaux pour l’héritage), se doit d’abord de rendre compte, et présenter un bilan complet des 42 ans de gestion du régime auquel ils ont appartenus. Tous se disent héritiers et se réclament de l’expérience acquise aux cotés d’Omar Bongo Ondimba. Ils ne peuvent pas être quitte de cette gestion du pays à laquelle ils ont participé, et durant laquelle ils se sont pour la plupart insolemment enrichis en se servant de l’Etat au lieu de servir le peuple à qui ils osent s’adresser aujourd’hui pour lui demander de les placer comme successeur d’Omar Bongo Ondimba !

En réalité, les privilégiés du régime sont en ordre de bataille pour défendre leurs intérêts. Les querelles et autres chamailleries auxquelles le pays assiste, sont tout simplement le fait que, l’idée d’un changement à la tête de l’Etat donne déjà des frissons à ceux qui ont largement profité du pouvoir en place et qui ne savent des intentions du futur locataire du bord de mer, quel qu’il soit ! Du coup, on tombe dans la politique gabonaise où tout le monde se plaint de ce que le pays est mal géré (par qui ? devrait-on demander), qu’il y a trop de pauvres et que le chômage fait des ravages parmi les jeunes. Mais dès qu’on esquisse des réponses à ces maux, les 2% de la population (ces compradores) qui se partagent le gâteau du pays se braquent et crient au loup. Et tout cela, à cause de ceux là qui ont mis le pays en coupe réglée. Voilà pourquoi ils tueront père et mère pour que soit élu celui qui leur garantirait leurs privilèges et l’impunité en sus.

En clair, la concussion aggravée par un clientélisme exacerbé. Le changement serait, pour ces tenants de l’ordre ancien, synonyme de leur arrêt de mort. Car si le pouvoir se montre à ce point réfractaire au changement, c’est qu’il y a intérêt. Un intérêt qui n’est pas forcément celui du peuple qui voit ses conditions de vie se dégrader jour après jour. 


C’est donc ce Gabon (là) qu’on voudrait perpétrer après la disparition d’Omar Bongo : le système qui régente le territoire gabonais depuis bientôt un demi-siècle, et qui a conduit le pays dans une faillite: Faillite morale, Culturelle, Politique et économique. Le système Bongo est un pouvoir monarchique patrimonial : Ses fils putatifs, spirituels et autres, tous ceux qui se réclament de lui n’ont pas de ressort pour réaliser la rupture qui conduirait au changement que veut le peuple! Et de nouveau comme dans le passé, le PDG pour ce qui en reste, conscient de l’adversité de son incapacité atavique à gagner une élection transparente, aurait déjà, selon les propos des adversaires et de nombreux citoyens, mis en place les stratagèmes plus machiavéliques en vue de renverser la tendance populaire.

On n’a des preuves de ressortissants étrangers pour la plupart de l’Afrique de l’Ouest (marabouts, Imans et autres individus pourvu qu’ils soient musulmans) possesseurs de cartes d’identité nationale gabonaise, qui leurs ont été données par des personnalités du régime, et non des moindres.


Répétons le à l’attention des assoiffés du pouvoir : « Sciemment mal organisée par les pouvoirs publics, volet tactique d’une stratégie de conservation du pouvoir, truquée d’amont en aval, épicentre des explosions politiques en Afrique, les élections, gangrenées par la fraude électorale d’État, sont la cause des violences politiques. »

Le véritable antidote de toutes les dérives scandaleuses et dangereuses des élections, gangrenées par la fraude électorale d’État, qui sont la cause des violences politiques et de l’annihilation de la valeur du vote des citoyens, reste la volonté politique de tous les acteurs à transcender les égoïsmes et intérêts partisans. C’est pourquoi les vrais démocrates n’escamotent pas la loi fondamentale, ne la change pas, comme ils ne la manipulent pas non plus au gré des besoins politiciens du moment à savoir : conserver le pouvoir à n’importe quel prix, particulièrement en pervertissant le mécanisme démocratique que constitue l’élection des représentants des citoyens appelés à gouverner.

Il ne faut plus pour la paix civile dans notre pays que les futures élections présidentielles soient une fois de plus perverties, et que le processus électoral se révèle encore comme un simple instrument dans les mains de ceux qui sont au pouvoir pour s’y maintenir. Car, chaque fois que la politique politicienne triomphe, c’est le règne de l’injustice et la possible révolte de ceux qui n’acceptent plus cette injustice. Qui acceptera volontiers de passer dans l’histoire comme celui par qui est venue la mort d’un Gabonais, par le fait d’un entêtement égoïste de politicien jusqu’au-boutiste, dans le seul but de vouloir conserver des situations acquises.


J’espère que nous ne serons pas amenés à dire un jour comme Nelson Mandela en 1961 : « le temps de la lutte non violente était terminé …Nous n’avions d’autre choix que le recours à la violence ». Pour justifier ce passage de la non-violence à la violence, Mandela cite une vieille expression africaine : « On ne peut pas affronter les attaques de la bête sauvage à mains nus ». Et il ajoute : « …la non-violence était une tactique qu’il fallait abandonner quand elle ne marchait plus… C’était une erreur et c’était immoral d’exposer notre peuple à des attaques armées de la part de l’Etat sans lui offrir une certaine forme d’alternative. » Mais, il faut savoir que, loin d’être un aléa, le pire n’est que l’une des formes de réalisation du mieux.

Pourquoi ? Parce qu’on ne navigue pas contre le vent, parce qu’on ne remonte pas un courant qui emporte tout sur son passage, parce qu’on ne se met pas en travers d’une dynamique : celle de l’Histoire, parce que la réalité elle-même, parce que les critères, parce que les contraintes. Parce que, enfin, la dialectique autour de laquelle s’enroulent les flux ressemble fort à la destinée – le fatum – que nouaient et dénouaient des dieux neurasthéniques ou farceurs.


Ces différents points que nous avons brièvement relevés, chacun d’entre eux, en effet éclaire la situation présente et met en perspective les potentialités révolutionnaires qu’elle révèle. N’en doutons pas, notre peuple retrouvera le chemin de son destin réel, et il le fera par une révolution, énorme, globale et nationale. Vous n’y croyez pas ? C’est bon (ou pour certains, mauvais) signe. Les Français n’y croyaient pas en 1787, pas plus en 1828, qu’en 1846, encore moins en 1868 ; qui croyait à l’éventualité d’une révolution marxiste en 1915 en Russie ? Personne, pas plus le peuple russe lui-même, ni les professionnels de la révolution. Et pourtant, elle eût lieu, la révolution communiste en Russie en 1917.


Il faut une révolution dans notre pays, parce que les Gabonais ne supporteront plus que la maîtrise de leur destin continue de leur échapper, que l’unicité des choix qu’on leur propose continue à être une insulte à l’exercice de leur souveraineté, parce que tout se concocte ou se noue au-dessus d’eux, en un ailleurs qui fait d’eux même chez eux des éternels exilés d’autre part. En cela cette révolution sera démocratique et nationale. Il s’agira de faire en sorte que la République renaisse de ses cendres. Non la seule direction possible n’est pas, à quelques précipices qu’elle mène, celle que fonde l’unicité proclamée de la pensée dominante. Que ceux qui ont été dupes des mensonges de «la politique du ventre » récusent cet état de choses et recherchent le chemin de la dignité et de l’honneur.

Aujourd’hui, une petite provocation d’arrière garde, une petite étincelle servira de détonateur. De la même façon que la contre révolution nobiliaire permit en 1789 en France, une révolution du tiers-état. En effet, aujourd’hui, dans la tête du « Makaya » gabonais, gronde comme un désir de révolution. Il ne faut cependant pas s’y tromper : la poussée de radicalité du peuple face au grotesque et cynique théâtre offert au pays par le système, ces frondes basiques qui ébranlent le régime depuis 1990 ne sont que des épiphénomènes qui témoignent, avant tout de la crise globale que traverse notre société sous ce régime maudit. Dans le même temps, les pseudos élites “petites bourgeoises” de nos lettrés “embarqués”, de l’opposition déclarée comme celles du système, se sont déracinés du terreau populaire, coupées de cette société des « en bas des en bas », des « Makaya » : ce peuple indigène exclu du domaine économique et réduit à la mendicité clientéliste par les tenants du système Bongo.

En vérité – le paradoxe n’est qu’apparent-, l’humeur révolutionnaire qui s’annonce, au nez et à la barbe d’un régime à bout de souffle et insouciant, une explosion, a favorisé jusqu’ici ceux qui se déclaraient opposants au régime, dont la pseudo-identité ne repose plus que sur des clivages anachroniques, un discours vide de contenu mobilisateur et un positionnement totalement déconnecté du réel. D’où la décrépitude de touts ces partis se déclarant d’opposition.


Qu’on se réfère à l’histoire des pays devenus démocratiques comme la France, les flambées révolutionnaires qui ont brisé les pouvoirs conservateurs ont toujours été précédées d’une crise des partis majeurs de l’opposition.

MEE

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