A Libreville se tient du 16 au 18 mars 2016, l’atelier sur la nouvelle approche de financement mixte des projets d’infrastructures dans le cadre du 11 FED (Fonds Européen de Développement) . Cette convention couvre la période allant de 2014 à 2020 et une zone géographique comprenant tous les Etats de la CEEAC et de la CEMAC ayant ratifié l’Accord de Cotonou révisé (ACR). Il s’agit au total de onze Etats dont cinq de la CEEAC (Angola, Burundi, RDC, Rwanda, Sao Tome-et-Principe), cinq de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Tchad) et de la Guinée Equatoriale qui pourrait faire partie des pays bénéficiaires dès qu’elle aurait ratifié l’Accord de Cotonou révisé.
Par souci d’augmenter l’impact, le PIR 11ème FED se focalise sur un nombre limité de domaines, en mettant l’accent sur l’amélioration du climat des affaires et la compétitivité des filières/entreprises, ainsi que sur le fonctionnement et l’inter-connectivité des réseaux d’infrastructures économiques régionales, en ayant recours à des mixages prêts-dons (blending).
Ainsi, les Etats contracteront des prêts bonifiés auprès des banques de développement régionales et européennes, les dons alloués par l’Union européenne pouvant servir à la bonification des intérêts sur lesdits prêts.
Pour la réalisation de l’objectif spécifique 3 « Amélioration du fonctionnement et de l’interconnexion des réseaux d’infrastructures économiques régionales » du domaine prioritaire 2, il est prévu 135 millions d’EUR pour le volet «infrastructures régionales» et 20 millions d’EUR pour le volet « Appui à la gouvernance des infrastructures ».
Ainsi, le présent atelier vise à permettre aux différents acteurs d’Afrique centrale impliqués dans la mise en œuvre des projets et programmes régionaux d’infrastructures de s’approprier les mécanismes du «blending», et de s’accorder sur les modalités pratiques en vue de sa mise en application.
Le blending suppose une implication, au premier lieu, des Etats et des Institutions financières. Cet atelier vient alors à point nommé. Il permettra alors aux principaux acteurs nationaux et régionaux que vous êtes, d’approfondir la compréhension du concept, et de dégager un consensus sur les projets d’investissements en infrastructures et actions prioritaires à mener.
SKB


