Ouverture de l’Atelier sur la structuration  de  la  Recherche  Scientifique  au  Gabon  et   l’harmonisation  des  partenariats

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Le Premier Ministre, Daniel Ona Ondo et le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Denise Mekam’Ne ont procédés en compagnie du Centre GABON-OREGON à l’ouverture de l’atelier sur la structuration de la Recherche Scientifique au Gabon et l’harmonisation des partenariats le 22 Mars 2015 à Libreville.

Ce dernier s’inscrit dans la continuité des travaux lancés en 2010 suite aux conclusions des états généraux de l’éducation et de la recherche. L’objectif principal étant ici de trouver des réponses et/ou d’apporter des mesures d’accompagnement, de développement et de pérennisation à la fois en termes d’impact de la recherche gabonaise et ses perspectives mais aussi en termes de partenariats, d’innovation, de transfert de technologie et de propriété intellectuelle et enfin, en termes d’organisation et de structuration de la recherche publique dans notre pays.

Cet atelier s’adresse en particulier aux chercheurs des différents instituts de recherche, des universités, des organisations et des ministères impliqués ou intéressés par la Recherche et ses études/travaux. C’est une véritable plateforme d’échanges constructifs à laquelle sont conviés des représentants du monde des entreprises, de l’innovation et de la propriété intellectuelle en partenariat avec des Instituts du CENAREST, les laboratoires.

Par ailleurs, pour une meilleure lisibilité des faits, il est nécessaire de faire la génèse de la création du Centre Gabon-­‐Oregon, qui a dès l’origine été pensée avec un dispositif financier original (la mise en place d’un fonds de dotation). Ce fonds doit permettre au Centre de devenir autonome financièrement. Il représentera aussi un modèle de financement et de collaboration internationale pour les autres pays francophones.

Créé en 2013, le fonds de dotation aussi appelé Gabon-­‐Oregon car créé en partenariat avec l’Université d’Oregon est le premier du genre en Afrique francophone. Son objectif est de fournir des revenus stables destinés au financement de programmes de recherche et d’éducation dans le secteur de l’environnement et du développement durable. Les 15 millions de dollars que le gouvernement prévoit de confier à la Fondation de l’université américaine, très familière de ce type de placements, doivent rapporter entre 450 000 dollars et 600 000 dollars par an. Cette dernière devra rendre des comptes chaque année et le capital, placé sur des produits bien notés, ne pourra pas être utilisé autrement que pour la collaboration scientifique avec le Gabon. Pour bénéficier de l’exonération fiscale propre à leur statut, les fondations américaines doivent communiquer annuellement le détail de l’utilisation des revenus générés par le fonds.

Déjà un budget de démarrage (hors fonds de dotation) de 5 millions de dollars a été alloué au Centre Gabon-­‐Oregon pour lancer les premiers projets et renforcer la coopération scientifique avec les Universités d’Oregon. Un laboratoire de langue a été créé à Libreville pour améliorer la capacité des chercheurs gabonais à s’exprimer et à rédiger en anglais, la langue des revues scientifiques. Des programmes de recherche ont été constitués pour travailler sur la biodiversité microbienne des sols comme indicateur des changements climatiques et sur les plantes de la pharmacopée gabonaise. Une méthodologie destinée à la réalisation d’une future étude sur la qualité de l’air à Libreville et à Port-Gentil a aussi été élaboré. Au total, 1,6 millions de dollars ont été dépensés à ce jour.

SKB

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