SOCIETE: Cloture de l’Atelier de formation des Responsables des Administrations Publiques en matière de médiation et de prévention des conflits

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Le séminaire de formation des Responsables des administrations publiques s’est achevé ce 25 Mars au siège de l’ONE. Il s’agissait du renforcement des capacités de ces derniers sur les fondamentaux du dialogue social, avec un accent sur le contexte du pluralisme syndical avec les contraintes que cela implique en termes de liberté et d’expression de cette liberté.

En effet, pendant 48 heures les participants ont reçu des outils nécessaires à la médiation et à la gestion des conflits. Ils ont œuvrés individuellement et collectivement à l’avènement de la rénovation du dialogue social dans notre administration publique qui se veut de plus en plus proche des usagers. Les objectifs assignés à cette session de formation ont été largement atteints dans l’optique de la consolidation de la paix sociale, facteur d’attrait des investissements directs étrangers et vecteur de développement. C’est le signe d’un attachement aux valeurs démocratiques qui sont la marque de tout pays moderne.

L’importance et la pertinence du thème ont été telles que le temps s’est finalement avéré court pour recevoir toutes les informations sur la problématique du dialogue social. En dépit des aléas de la transmission et de l’acquisition de connaissances, les participants sont parvenus à s’approprier sereinement les mécanismes de la démocratie participative dont a besoin notre administration publique pour sortir de la rigidité qui l’a toujours caractérisée. C’est pourquoi, cette session de formation inaugure, une nouvelle ère de la concertation sociale qui se veut permanente au sein de l’administration gabonaise.

Le Gouvernement ne peut que se féliciter de la détermination de tous les participants à faire de la démocratie sociale une réalité au service du plus grand nombre. L’œuvre de promotion du dialogue social structuré dans l’Administration Publique commande de changer de logiciel en adoptant des attitudes qui privilégient la négociation fondée sur les besoins au lieu de la négociation positionnelle dont le recours presque mécanique a montré ses limites.

De plus, le changement souhaité n’est pas synonyme de « conflit zéro ». Il suppose l’institutionnalisation de la recherche de solution aux situations-problèmes à l’origine des conflits récurrents qu’enregistrent nos services publics. Il suppose aussi que les responsables, acteurs du dialogue se départissent de la posture « gagnant-perdant » qui est antinomique à la philosophie de la négociation.

On peut donc, aisément mesurer le chemin qui reste à parcourir pour écarter de la pratique quotidienne du dialogue social les archaïsmes d’une époque que nous voulons désormais révolue.

Gageons que tous les participants soient assurés désormais de la promotion de la démocratie participative dans notre administration publique pour obvier à l’éclatement des conflits en son sein.

SKB

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