
Guy Nzouba Ndama, le Président de l’Assemblée Nationale vient de démissionner ce Jeudi 31 Mars 2016 de l’Institution, à la surprise générale, avec le sens élevé des responsabilités et du respect de l’Etat. Mais pourtant, de façon assez récurrente, il a été l’une des cibles privilégiées de la presse. L’ancien Président de l’Assemblée Nationale depuis 19 ans, assimilait même souvent la contradiction à un crime de lèse-majesté.
En effet, Guy Nzouba âgé de 70 ans mettait qui conque au défi de venir présenter devant les Députés, les preuves qui les sous-tendent. Il niait d’être responsable du climat délétère évoqué, au constat d’une Assemblée Nationale contrainte au silence. Cela lui semblait venir de loin, d’un autre univers politique. Et non du paysage gabonais qui depuis 1990 fait preuve d’un réel attachement à la démocratie et à la libre expression.
Critiquez ! Mais critiquez à bon escient. Ne critiquez pas à tort et à travers. Lorsque Monsieur Nzouba s’empêtre dans le mensonge, il trahit le code d’honneur du Parlement. D’autant plus que, l’ancien Président de l’Assemblée donne ici l’impression de verser dans le sensationnel pour des raisons marketing ; visant notamment à doper sa futur candidature à l’élection présidentielle d’Aout 2016 et juguler ainsi la dégringolade vertigineuse que le PDG subit face à la concurrence.
Cette manière d’instrumentaliser les politiques peut paraître foncièrement vicieuse et légère. Elle galvaude et pervertit dangereusement la libre expression, vertu indéniable de notre jeune démocratie.
C’est pourquoi, contre ce procédé douteux, on inviterait Monsieur Nzouba à revenir sur une politique plus digne. On l’inviterait à bannir impérativement ce vilain reflexe qui consiste à déverser son venin sans raisons valables et à rejoindre l’Opposition.
A l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, s’il s’agit d’un délit de faciès, qu’il ne se presse pas, parce que chaque chose a son temps. S’il s’agit de velléités politiques, Nzouba Ndama gagnerait à les assumer clairement. Bien évidemment, s’il est en mesure d’opposer une alternative crédible que celle qui consiste à vouloir absolument effacer sa présence et sa longévité sur la scène politique nationale. Voici une œuvre qui est la parfaite illustration des pratiques de certains de nos dirigeants.
SKB

