![20160421_182915[1]](https://gaboninfoslive.com/wp-content/uploads/2016/04/20160421_1829151.jpg?w=720)
C’est au cours d’une conférence de presse animée à Libreville par le Représentant de l’Union Européenne (UE), Helmut Kulitz, le Directeur Afrique de l’Ouest et du Centre DEUCO, UE, Carla Montesi, l’Administrateur Assistant Adjoint et Directrice Adjointe RBA, PNUD New York, Ruby Sandu Rojon, la Coordinatrice Résidente, et Représentant Résident PNUD/Gabon, Marie Evelyne Petrus Barry que la Communauté internationale s’est exprimée.
En effet, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et l’UE ont organisé ce jeudi, un dialogue d’experts avec la participation des principales organisations régionales d’Afrique Centrale, la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Ce dialogue portait sur les principaux défis et priorités en matière de sécurité, de stabilisation et de développement de la région. Ont également été évoqué les mesures à prendre pour apporter des solutions effectives au niveau régional, pilotées localement et avec l’appui de la communauté internationale.
Une insécurité persistante conjuguée aux obstacles politiques et économiques au processus d’intégration régionale a durablement affecté le développement de l’Afrique Centrale. Les efforts en vue d’une paix durable ont été compromis par des épisodes de violence répétés. Dotée de vastes ressources minières et naturelles, l’Afrique Centrale se classe pourtant au plus bas des indices de développement globaux. Selon des données du PNUD datant de 2014, elle affiche le taux de pauvreté le plus élevé de toutes les régions d’Afrique. C’est également la région qui a le moins progressé en termes de l’agenda d’intégration régionale formulée par le programme « Vision 2063 : Unité, Prospérité, et Paix » de l’Union Africaine.
« La construction de pays en pays, inclusifs et résilients est cruciale pour assurer un développement durable à long terme de l’Afrique Centrale. Le programme ‘’Développement durable à l’horizon 2030’’ est la feuille de route qui nous permettra d’éliminer la pauvreté et de construire des sociétés stables sur une planète viable. Nous continuerons à œuvrer en étroite collaboration avec l’UE, la CEEAC et la CEMAC pour bâtir un avenir de dignité et sans laissés pour compte », a déclaré Ruby Sandu Rojon.
N’est pas en reste, la série de recommandations visant à encourager un plus grand rôle de l’Afrique Centrale en vue de promouvoir le développement, d’assurer la stabilité et la paix et une plus grande participation citoyenne.
« La CEEAC et la CEMAC sont des partenaires majeurs de longue date de l’UE » a déclaré Carla Montesi. « Forte de son expérience en matière d’intégration, l’UE est profondément attachée à soutenir un processus similaire en Afrique. Pour réussir, ce dernier doit être piloté par les organisations d’Afrique Centrale, afficher des objectifs et priorités clairs, et s’appuyer sur les institutions solides et résilientes. Les présents débats ont donné lieu à de nouvelles réflexions qui seront très utiles pour toutes les parties prenantes au processus d’intégration. C’est dans cet esprit que je tiens à renouveler l’engagement de l’UE à soutenir le renforcement de ces institutions afin de garantir leur avenir. »
A titre de rappel, le PNUD et l’UE travaillent ensemble dans 140 pays à promouvoir la gouvernance démocratique, prévenir les conflits et les catastrophes naturelles, appuyer le relèvement des pays, et renforcer leurs capacités de résilience et d’adaptation aux changements climatiques.
En Afrique Centrale, le partenariat d’assistance électorale entre l’UE et le PNUD permet de renforcer les capacités des pays à organiser des élections libres et transparentes et de promouvoir la participation pleine et entière des femmes. Le programme ACP-UE « Minerais pour le développement », mis en œuvre par le PNUD, est présent dans 5 pays de la région. Il fournit un appui au secteur minier par le biais d’échange d’informations permettant d’accroitre la productivité, de mieux gérer le fonctionnement des sites miniers, d’assurer le respect des normes internationales en matière d’environnement et de santé, et de prévenir les conflits par une bonne gestion des relations communautaires.
SKB

