Message du Secrétaire Général de l’ONU à l’occasion de la Journée Mondiale contre le paludisme

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Dans le monde entier, de nouveaux cas de paludisme ont chuté de plus d’un tiers depuis 2000.

En Afrique, où le fardeau du paludisme est le plus grand, le taux de mortalité a diminué de deux tiers.

Entre 2000 et 2015, on estime que six millions de décès dus au paludisme ont été évitées, en partie grâce aux efforts liés aux Objectifs du Millénaire pour le développement.

L’augmentation du financement global du paludisme a donné des résultats impressionnants. Plus de la moitié des habitants de l’Afrique sont maintenant protégés par des moustiquaires, contre moins de 2 pour cent en 2000.

Le développement et la distribution de tests de diagnostic rapide signifie que des cas peuvent être identifiés et des mesures prises rapidement pour prévenir la propagation de la maladie.

Ces avancées, combinées à l’utilisation de la pulvérisation intérieure et un traitement efficace de la drogue, ont permis d’éviter des centaines de millions de cas de paludisme.

L’investissement dans la prévention et le traitement du paludisme est l’un des moyens les plus rentables pour dépenser de l’argent. L’Organisation mondiale de la Santé estime que les efforts de lutte contre le paludisme ont économisé 900 millions $ en coûts de soins de santé seul depuis 2001, en plus des contributions économiques des personnes qui, autrement, seraient malades.

Aujourd’hui, Journée mondiale contre le paludisme, nous devrions célébrer ces réalisations remarquables dans la lutte contre l’un des plus grands tueurs du monde.

Mais malheureusement, nous sommes encore loin de l’élimination du paludisme. L’année dernière, il y avait 214 millions de nouveaux cas de paludisme et plus de 400 000 morts. Près de 9 cas sur 10 étaient en Afrique.

Le paludisme est un adversaire redoutable, donc il n’y a aucune garantie que les progrès se poursuivront. Si nous baissons notre garde, l’expérience montre que la maladie peut revenir. Les moustiques développent des résistances aux insecticides et aux parasites du paludisme peuvent devenir résistants aux médicaments.

Je félicite l’Assemblée mondiale de la Santé pour fixer des objectifs ambitieux pour 2030: réduire les cas de paludisme et de la mortalité d’au moins 90 pour cent; et l’élimination du paludisme dans au moins 35 pays.

Pour atteindre ces objectifs, il faudra beaucoup plus grand investissement dans la lutte contre le paludisme. Mais il faudra plus que de l’argent. Il faudra une volonté politique et de leadership.

Lors de la Journée mondiale contre le paludisme, alors que nous célébrons nos progrès contre ce tueur ancienne, je demande à toutes les personnes concernées à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs du paludisme 2030.

ONU

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