Football: La Copa América change de périodicité

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Pour célébrer son centenaire, la Copa América se tiendra pour la première fois aux Etats-Unis, à partir du 3 juin. Une édition spéciale, dont l’Argentine de Messi est la favorite, mais la concurrence s’annonce rude.

Encore une Copa América ? Un an seulement après son édition chilienne, remportée par le pays hôte, le plus vieux tournoi au monde remet le couvert. La raison : il fête son centenaire, et la Conmebol, en collaboration avec la Concacaf, a décidé d’organiser une édition spéciale pour célébrer l’évènement.

Pour l’occasion, cette Copa émigre ainsi pour la première fois en dehors du territoire sud-américain, et se tiendra aux Etats-Unis. Autre innovation : elle réunira seize équipes, au lien des douze participants habituels. Six sélections de la Concacaf ont ainsi été invitées : le Mexique, comme toujours depuis 1993, mais aussi, les Etats-Unis, le Costa-Rica, la Jamaïque, le Panama, et Haïti.

Cette édition si spéciale pourrait toutefois préfigurer l’avenir de la Copa América, qui cesserait d’être intrinsèquement sud-américaine pour devenir un tournoi des Amériques. Une évolution qui pourrait en finir avec la faiblarde Gold Cup.

Alors que la Copa América Centenario est sur le point de débuter, ce vendredi 3 juin aux États-Unis, FIFA.com vous livre quelques statistiques utiles sur la plus ancienne compétition du monde au niveau des sélections.

100 ans : c’est l’âge de la Copa América en 2016. La première a eu lieu en Argentine en 1916 et la dernière en date au Chili. À ce jour, il y a eu 44 éditions réparties dans les 10 pays affiliés à la CONMEBOL. L’Uruguay est la nation la plus titrée du tournoi, avec 15 trophées.

90 minutes dans le temps réglementaire et deux prolongations de 30 minutes chacune ont été jouées par le Brésil et l’Uruguay dans l’édition de 1919. Avec une durée totale de 150 minutes, cela reste le match le plus long de l’histoire de la compétition.

80 ans : c’est l’âge du stade d’Orlando, le plus ancien qui sera utilisé durant la Copa América Centenario. Le stade où est domicilié Orlando City SC a été construit en 1936. Sa capacité est de 70 188 spectateurs, mais a été réduite à 61 348 places pour la compétition qui s’apprête à commencer.

70 années se sont écoulées depuis l’une des consécrations les plus prolifiques de l’Argentine dans le tournoi. Dans l’édition de 1946 à Buenos Aires, l’Albiceleste a remporté la Copa après avoir gagné ses cinq matches, inscrivant en tout 17 buts pour seulement 3 concédés.

60 matches ont été remportés par le Chili à ce jour dans la compétition, sur les 171 rencontres qu’il a disputées en 37 participations. Le tenant du trophée détient en outre le record du plus grand nombre de défaites dans l’histoire du tournoi, avec 82 revers.

50 matches au total dans l’épreuve pour le joueur qui a porté le plus souvent le maillot de la Colombie, Leonel Alvarez (27 fois), et son homologue côté uruguayen, Angel Romano (23).

40 ans se sont écoulés entre deux sacres du Brésil dans la compétition, celui de 1949 et celui de 1989, année où la Seleção évoluait devant son public.

30 participations du Pérou en Copa América. Les Incas comptent à leur palmarès deux triomphes, en 1939 et 1975, avec un bilan de 52 victoires et 59 défaites en 144 matches disputés dans l’épreuve à ce jour.

20 ou plus exactement 1920 : c’est l’année où l’attaquant uruguayen José Piendibene a été élu meilleur joueur de la Copa América pour la première et dernière fois. Surnommé Maestro, Piendibene a par ailleurs été l’auteur du premier but de l’histoire du tournoi, contre le Chili en 1916.

10 buts ont été inscrits par le Péruvien Paolo Guerrero, seul attaquant en activité à avoir atteint un total de buts à deux chiffres dans la liste des meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition. Guerrero a été le meilleur réalisateur des deux dernières éditions de la Copa América, à Argentine 2011 (5 buts) et Chili 2015.

SKB

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