POLITIQUE: Le Gabon, appellé à plus de responsabilités démocratique et politique

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Suite à sa visite au Gabon du 29 Mai au 3 Juin 2016, la délégation internationale de l’Institut National Démocratique (NDI)a organisée une conférence de presse ce vendredi à Libreville, en vue de livrer ses observations préliminaires et quelques recommandations sur des mesures à même de renforcer la confiance et la participation citoyenne au processus électoral.

En effet, cette délégation invitée par le Gouvernement gabonais était composée de leaders politiques et civiques, et d’experts électoraux et régionaux de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Afrique, à savoir: Joe Clark, ancien Premier Ministre du Canada; Maria Leissner, Secrétaire Générale de la Communauté des Démocraties; Christopher Fomunyoh, Directeur Régional Afrique au NDI; et Sophia Moestrup, Directrice Adjointe, Afrique Centrale et de l’Ouest au NDI.

Aussi, pendant son séjour, la délégation a rencontré les responsables des institutions chargées des élections et de la concertation politique, notamment le Ministère de l’Intérieur, la CENAP (Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente, la Cour Constitutionnelle, le CNC (Conseil National de la Communication) et le CND (Conseil National de la Démocratie); les leaders des principaux partis politiques, de la majorité et de l’opposition; des responsables des organisations de la société civile et des syndicats; le Médiateur de la République; et des représentants des partenaires au développement résidents à Libreville, pour recueillir leurs perspectives sur le cadre électoral et le processus politique.

Il faut précisé que ladite délégation a mené ses activités en tenant compte de la loi gabonaise et des normes internationales telles que contenues dans la déclaration de 2005 sur les principes pour l’observation internationale des élections. Même que la mission a bénéficié d’un financement du Département d’Etat Américain au titre du fonds des libertés fondamentales (Fundamental Freedoms Fund).

Aussi, dans une démarche de coopération internationale qui reflète les principes énoncés par la Charte de l’Union Africaine sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance, le NDI émet ainsi les recommandations suivantes:

-Que les acteurs politiques et les chefs des institutions se rappellent que les élections constituent l’un des piliers du processus démocratiques;
-Que des mesures concrètes soient prises pour renforcer la confiance des candidats et des partis politiques dans la fiabilité du fichier électoral;
-Que des dispositions particulières soient envisagées par la CENAP pour rendre la collecte et la transmission des résultats des élections plus rapides et transparents;
-Que le CNC en partenariat avec les médias publics prenne des dispositions pour garantir l’accès équitable aux médias publics pendant les deux semaines de campagne prévues par la loi, et envisage des dispositions supplémentaires favorables à l’expression politique pour tenir compte de la réalité effective selon laquelle le pays vit déjà une période de campagne;
-Que le Code de Bonne Conduite récemment adopté par le CND sous forme d’une charte d’étique et de morale, soit signé de façon solennelle par l’ensemble des acteurs politiques, y compris les candidats et les chefs des partis politiques; et qu’il soit vulgarisé afin de rassurer les populations de l’engagement de ces leaders à contribuer à l’organisation d’élections paisibles, transparentes et crédibles;
-Que des dispositions soient prises pour favoriser au maximum la participation active des organisations de la société civile dans le recrutement, la formation et le déploiement des observateurs nationaux pour suivre toutes les étapes du processus électoral, avant, pendant et après le jour du scrutin;
-Que l’ouverture au dialogue manifestée par l’ensemble de la classe politique soit matérialisée par des actions concrètes dans un proche avenir afin de mieux assainir le climat politique aussi bien dans la période pré-électorale que post-électorale.

De ce fait, le NDI lance un appel solennel à l’ensemble de la classe politique gabonaise, de la majorité comme de l’opposition, aux chefs des institutions, à la société civile, aux syndicats, aux médias, aux chefs religieux et à la population dans toutes ses composantes de ne ménager aucun effort pour que les élections à venir soient considérées comme un moment historique de consolidation de la paix et de la démocratie dans l’intérêt supérieur de la Nation Gabonaise.

SKB

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