Le projet GRAINE, une aubaine ?

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Développé par la Société de Transformation et de Développement Rural (Sotrader), joint-venture entre le Gabon (51%) et Olam International (49%), le Programme GRAINE affiche des données satisfaisantes en termes d’implantation sur le territoire national. Le programme possède actuellement un centre d’accueil à Libreville et des bureaux dans cinq provinces : l’Ogooué-Ivindo, l’Ogooué-Lolo, le Woleu-Ntem, la Ngounié et le Haut-Ogooué.

En effet, lancé le 22 Décembre 2014, le projet GRAINE est la réponse pour résorber le chômage et garantir l’autosuffisance alimentaire, surtout dans un pays qui importe chaque année plus de 85% de ses denrées alimentaires, pour un coût variant entre 250 et 300 milliards de francs CFA. Cet ambitieux programme agricole vise à favoriser, sur toute l’étendue du territoire national, l’émergence de 15 à 20000exploitants agricoles sur une période de cinq ans. Il touchera près de 30000 familles. Il ambitionne de donner naissance à un nouveau type d’entrepreneurs agricoles, dans l’optique d’une autosuffisance alimentaire de notre pays et des revenus garantissant aux acteurs une indépendance financière.

Les nouveaux entrepreneurs bénéficient déjà des nouvelles techniques culturales qui réduisent la pénibilité du travail de la terre, grâce à la mécanisation. Le programme Graine s’accompagne aussi d’un volet social permettant d’améliorer les conditions d’existence des jeunes volontaires désirant s’installer dans les villages-coopératives concernés, à travers la réalisation d’infrastructures sociales de base. Plus de 1000 pompes hydrauliques verront le jour, en plus de l’électrification des zones rurales. Dans le cadre du Programme également, seront construits écoles et centres de santé, à des endroits qui n’en ont jamais eu.

Ainsi, 20000 entrepreneurs agricoles seront engagés pour cultiver 200000 ha de plantations de cultures vivrières et de rentes. 3000 km de routes non bitumées seront construites pour désenclaver les zones et favoriser l’acheminement des produits vers les principales artères.

En somme, ce vaste projet vise principalement l’amélioration de la sécurité alimentaire par la culture industrielle locale des denrées de première nécessité, tout en réduisant la balance de paiement pour les importations alimentaires.

SKB

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