![20160621_170011[1]](https://gaboninfoslive.com/wp-content/uploads/2016/06/20160621_1700111.jpg?w=720)
En tant que garant de l’ordre public, le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong a animé un point de presse dans les locaux du Palais de Justice de Libreville, avec pour objectif de tirer la sonnette d’alarme sur des comportements déviants dépassants le seuil de la tolérance.
En effet, il s’est agit de l’affaire Ping, à ce propos le Procureur de la République a précisé:
Depuis quelques mois M. Jean PING est en conflit avec la loi pénale du fait de ses propos et comportements portant gravement atteintes à la sécurité et à l’ordre public ainsi qu’aux intérêts fondamentaux de la Nation, notamment par des graves propos appelant la population à la haine, à la désunion des citoyens et à braver l’autorité de l’Etat.
Ces faits sont prévus et réprimés par l’article 88 du code pénal qui dispose que « sera puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 24 000 à 250 000 francs, quiconque participera, de quelque manière que ce soit, à toute propagande écrite ou orale tendant à troubler la paix publique, à inciter à la révolte contre les autorités de l’Etat, à porter atteinte à la République dans le prestige de ses institutions, à provoquer la désunion des citoyens, à instituer la haine raciale, religieuse ou tribale et, de façon générale, à nuire aux intérêts vitaux de l’Etat et la Nation ».
C’est sur le fondement de l’article susvisé que le parquet de Libreville que le Procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong représente a instruit les officiers de police judiciaire de l’entendre sur procès-verbal régulier conformément aux dispositions des articles 13 et 73 du code de procédure pénale qui disposent que la police judiciaire est chargée de constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves, d’en rechercher les auteurs et de les déférer devant les juridictions compétentes pour les punir d’une part ; d’autres part que les officiers de police judiciaires procèdent d’office ou sur instruction du procureur de la République aux enquêtes préliminaires.
Dans une posture de défiance de l’autorité de la loi et de la Justice, M. PING a refusé de répondre à la convocation régulièrement notifiée par les officiers de la police judiciaire à son domicile. En ne déférant pas à la convocation des autorités chargées de l’exercice de l’action publique, l’intéressé s’est volontairement mis hors la loi en entravant l’action de la justice au sens de l’article 344-13 du code pénal.
Prenant acte de cette nouvelle violation de la loi qui expose son auteur à une peine de prison d’un mois et une amende de 24 000 francs ; et après avoir apprécié l’incivisme du justiciable Jean PING qui ne saurait être au-dessus de la loi,le Gouvernement représenté par l’Agent Judiciaire de l’Etat et un citoyen lésée par des propos diffamatoires sur sa personne ont cité directement et distinctement M. PING devant le Tribunal Correctionnel de Libreville pour répondre respectivement des faits d’atteinte à l’ordre et à la sécurité publique puis de diffamation.
Convoqué à l’audience du vendredi 17 juin 2016, M. PING Jean ne s’est pas présenté au Tribunal de Libreville où il était attendu pour se défendre sur les faits mis à sa charge alors que quelques semaines plutôt Mme CHANTAL MYBOTO GONDJOUT, convoquée par la justice dans les mêmes circonstances, s’est présentée à son procès en toute responsabilité et dans le strict respect des institutions.

Face à ce énième refus de M. PING Jean de se présenter devant la Justice, alors que dans le même temps il a saisi la même institution en citant d’autres concitoyens devant le Tribunal correctionnel dont la première audience a eu lieu le lundi 20 juin 2016, le Parquet de Libreville met en demeure M. Jean PING à comparaitre comme prévenu à la prochaine audience, car nul n’est au-dessus de la loi et force reste à celle-ci.
Tout compte fait, le parquet de la République prévient le prévenu qu’il fera application de la loi pour exécuter les jugements prononcés en son absence alors que tout aurait été mis en œuvre pour garantir son droit à la défense.
Par ailleurs, le Procureur de la République a tenu à signaler à tous les justiciables que le Parquet de Libreville suit avec grand intérêt toute action de quelque nature que ce soit visant à troubler l’ordre public. Aussi, tous les fauteurs de trouble se verront appliquer la loi dans toute sa rigueur.
SKB

