ECONOMIE: Saisie d’ivoire en provenance du Gabon par les autorités camerounaises

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La marine camerounaise a saisi le 9 juin dernier 2O0 kg d’ivoire en provenance de Libreville. La cargaison se trouvait dans l’embarcation à bord de laquelle se trouvait une quarantaine de personnes de nationalités différentes (Nigéria, Togo, Bénin et Niger) en escale à Ebodje (département de l’Océan, Cameroun) pour un approvisionnement en carburant.

Au vu des images présentées avec des numéros d’inventaire, certaines ONGs du Gabon accusent l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et la Direction générale de la Faune et des Aires protégées (DGFAP) du Ministère de la Protection de l’environnement, d’être de connivence.

L’ANPN confirme qu’elle gère avec la collaboration de la DGFAP, le stock d’ivoires national dans un container sécurisé avec des gendarmes armés. Les procédures d’ouverture et de fermeture nécessite4t la présence d’un responsable des deux administrations. Cette procédure est doublée d’un système déclencheur qui appelle automatiquement les numéros de tous les responsables de I’ANPN et de la DGFAP. Une caméra infrarouge est également installée à L’entrée du container pour détecter tout mouvement. En outre, une base de données est intégrée à plusieurs ordinateurs et tablettes en réseau qui enregistrent toutes les entrées d’ivoires disposant d’un code bien défini. Ainsi, tous les partenaires nationaux et internationaux (XW7F, Conservation Justice et Stop lvory) sont informés du stock national en temps réel.

L’ANPN et la DGFAP affirment donc avec sérénité que le stock d’ivoires saisi au Cameroun ne provient pas du stock national sécurisé et donnent les indications suivantes :

1. En date du 18 avril 2016, la Direction provinciale des Eaux et Forêts de l’Ogooué Lolo a fait l’objet d’un cambriolage qui a été déclaré aux autorités judiciaires de la province avec remise d’un rapport auprès du Ministère de Tutelle.

2. Ils informent qu’au cours de l’année 2015, une série de numéros de séquences avait été communiquée à la Direction provinciale du Ministère en charge de la Forêt de l’Ogooué Lolo pour le marquage de onze pointes d’ivoires allant de la séquence 008 à 0018. Le spécimen portant le marquage GA/ 2015 / 08 / 19/ G7 lisible sur les images reçues du Cameroun mentionne d’ailleurs l’origine G7 (province de l’Ogooaé-Lolo). Aussi, convient-il de préciser que ces ivoires retrouvés dans le stock saisi au Cameroun devaient, selon la procédure, devaient faire l’objet d’un transfert aa niveau du stock national à Libreville.

3. Sur les photos de saisies, quelques spécimens d’ivoires portent les initiales IB/LAB qui signifient Iboundji-Lutte Anti Braconnage. Ils confirment l’existence dans la localité d’Iboundji d’une cellule de lutte contre le braconnage qui transmet ses saisies à la Direction provinciale des Eaux et Forêt de l’Ogooué Lolo qui avait été cambriolée.

4. Par contre, les ivoires portant l’année 2010 seraient celles qui étaient en instruction dans les Tribunaux pendant la collecte nationale. Ils n’avaient pas encore fait l’objet d’un inventaire systématique, d’où leur absence dans la base de données.

Pour information,en 2012, avec l’assistance des ONGI nationales et internationales Conservation Justice et TRAFFIC, tout le stock d’ivoires du Gabon avait été inventorié, placé dans une base de donnée puis incinéré le 27 juin 2012 par le Président de la République Ali BONGO ONDIMBA, pour prôner la tolérance zero.

Par ailleurs, le Gabon a ratifié plusieurs accords internationaux en matière de conservation de la faune (CITES, Convention de Bonn), la législation gabonaise ayant classé l’éléphant comme espèce intégralement protégée.

*L’ANPN appele la communauté nationale et internationale à d’avantage de vigilance face ù un trafic qui risque d’anéantit notre patrimoine faunique.

*Il est plus que jamais utile de renforcer la collaboration avec les forces de sécurité et de défense pour lutter contre la criminalité faunique.

*Des mesures seront prises pout le rapatriement de ce stock d’ivoire au Gabon, et une enquête judiciaire seta diligentée pour tirer au clair ce trafic transnational qui prend de l’ampleur.

SKB

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