
Dans quelques mois, nous voterons. Cette élection présidentielle sera suivie, trois mois plus tard, par des élections législatives. Ces deux moments seront l’occasion de définir les grandes orientations de notre pays pour les sept prochaines années. Pour préparer ces échéances, nous devons désormais alimenter et soutenir le débat qui nous aidera à choisir un candidat parmi tous ceux qui solliciteront nos suffrages.
Comme vous le savez, notre pays va mal. Il traverse depuis de nombreuses années maintenant une grave crise qui affecte l’ensemble de ses composantes. Une crise de son vivre ensemble et de son identité. Une crise de l’éthique individuelle et des valeurs collectives dont la hiérarchie est bouleversée. Une crise politique du fait d’Institutions en décalage avec l’état et les aspirations de la société. Une crise de la taille de son appareil étatique devenu trop lourd et qui ne correspond plus aux revenus générés par la structure de son économie. Une crise de son système éducatif inadapté et qui devient un frein à l’emploi. Une crise de son système judiciaire gangrené par la partialité et la corruption. Une crise de son système médical qui n’est ni au service de l’Homme ni même au service de l’économie. Une crise d’orientation de sa solidarité dont les efforts insuffisants ne sont pas dirigés vers les plus faibles et les plus fragiles d’entre nous.
Cette crise multiforme qui n’en finit pas de nous interpeller, appelle de la part de chacun d’entre nous, un peu de raison, un peu de bon sens, un peu de réflexion… pour alimenter le débat et nous aider à choisir un Président conscient de la situation dans laquelle se trouve le pays et capable de porter des réponses adéquates, crédibles et opératoires. Un Président qui s’inscrit dans une logique de rupture pour organiser le redressement du pays.
En effet, chacun s’en aperçoit, le bilan du septennat qui s’achève est léger. Il faut donc résolument tourner cette page et entreprendre avec détermination le redressement du pays pour en faire le point de départ de notre route pour la construction de notre avenir commun. De cette promesse et de cette espérance, nous devons être ensemble les acteurs et les gardiens.
Car, notre pays a les atouts et les ressources humaines requises pour surmonter les difficultés du moment et aller de l’avant. Mais il faut, pour les mobiliser une vision qui trace clairement les axes d’une politique à son service qui dépasse les égoïsmes personnels, les amitiés et les communautarismes, pour aller vers l’intérêt général. Aucun espoir n’est perdu même si des jours difficiles nous attendent, nous les traverserons. Il n’y a pas de fatalité!
Pour sa part, Raymond Ndong Sima, candidat indépendant à l’élection présidentielle du 27 Aout 2016 s’engage à donner un sens à nos attentes, à nos espoirs ; à répondre à nos craintes. Il veut confirmer les premiers et conjurer les secondes. Car le redressement auquel il appelle est à la fois moral et politique, économique et social. Il passe en premier lieu par un effort sur nous-mêmes ; par un changement des pratiques, des mentalités et une culture de la bonne gouvernance fondée sur le résultat, l’exemplarité, la légalité républicaine et la concertation. Le candidat Ndong Sima veut en faire le cœur de son action et une marque distinctive de ma pratique politique.
A ce propos, il nous propose, pour redresser le pays, une démarche inscrite dans une logique de rupture et articulée en cinq points de sursaut et d’espoir:
- Tout d’abord, je propose que nous remettions à plat les règles sur lesquelles toutes les populations de ce pays se sont mises d’accord pour vivre ensemble. Cela suppose impérativement, de rediscuter de notre Constitution pour qu’elle corresponde aux souhaits du plus grand nombre ;
- Nous devons ensuite, de toute urgence, redimensionner l’État pour que sa taille et son poids soient compatibles avec nos recettes stables;
- Il nous faut dans le même temps relancer l’économie et créer des opportunités pour que tous ceux qui sortent des bancs des collèges, lycées, centres de formation, universités et grandes écoles et plus généralement tous les Gabonais en âge de travailler trouvent un emploi ;
- Enfin, notre relation avec nos voisins immédiats est incomplète. Nous avons en commun l’usage d’une monnaie et un code douanier. Mais nous n’avons pas trouvé les synergies qui devraient contribuer à faire de la sous-région un espace de prospérité. Il nous faut donc agir avec plus de détermination pour identifier ce qui peut nous rendre collectivement plus forts.
Sur chacun de ces points, qu’il tracé des perspectives, formulé des propositions et fixé le calendrier des réformes qui doivent être engagées. C’est ce projet clair que Raymond Ndong Sima nous propose de confronter à d’autres et, finalement, de l’approuver pour s’inscrire dans le renouveau de notre pays qui en a besoin. Le destin de notre pays et sa place dans le monde méritent notre intérêt ; parce que cette place et ce destin sont les nôtres !
RNS

