
Le Tribunal administratif de Libreville a rendu une décision qui a pris un grand soin, à ne pas juger l’affaire que Moukagni Iwangou Jean De Dieu lui a soumise.
Pour un conflit l’opposant à Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, qu’il entend radier de toutes les listes électorales dans lesquelles son nom figure, le Tribunal administratif a choisi d’opposer Moukagni Iwangou à la CENAP et à l’Etat Gabonais.
Avec des mauvais adversaires, et une motivation qu’il a fallu ajuster, le Tribunal s’est naturellement fourvoyé dans une mauvaise décision, qui prendra place dans l’annale des curiosités du Palais.
Il l’a débouté pour recours précoce devant l’administration en charge de la liste électorale !
N’étant nullement concerné par cette décision, Moukagni Iwangou Jean De Dieu va repartir devant le Tribunal administratif, pour qu’il examine son affaire.
Monsieur Moukagni Iwangou va repartir devant le Tribunal administratif, afin qu’il vérifie et constate, qu’en lieu et place d’un acte de naissance dressé par l’autorité diplomatique consulaire gabonaise habilitée, ou transcrit à la Mairie du 1er arrondissement de la commune de Libreville, comme l’exige l’article 45 de la loi portant dispositions communes à toutes les élections, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA figure sur la liste électorale, alors qu’il est détenteur d’un acte de naissance établi à la Mairie du troisième arrondissement de la commune de Libreville.
Il va repartir devant le Tribunal administratif, afin qu’il vérifie et constate, qu’une telle situation ne peut avoir été possible, qu’à la faveur d’une inscription entreprise en violation de la loi.
Il va repartir devant le Tribunal administratif, afin qu’il ordonne la radiation pure et simple de cette inscription.
Comme le pèlerin, qui ne renonce pas au voyage devant la brise du matin, les errements contrôlés des juges, ne suffiront pas pour m’arrêter.
Magistrat de formation, qui a cessé ses fonctions, Moukagni Iwangou ne sollicite pas de ses collègues, l’aumône d’une justice de complaisance.
Pour le triomphe du droit, il veut que le droit, rien que le droit, et tout le droit soit dit.
MI

