Election Présidentielle de 2016: Déclarations des autorités françaises sur la situation de crise au Gabon

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Déclaration du Président de la République du 1 er septembre 2016:

Le Président de la République fait part de sa profonde inquiétude et de sa grande préoccupation après les événements de cette nuit au Gabon. Il condamne avec la plus grande fermeté les violences et les pillages ainsi que les menaces et attaques portées contre les partisans des principaux candidats.

Le Président appelle toutes les parties à la retenue et à l’apaisement, ce qui suppose un processus garantissant la transparence sur les résultats du scrutin.

Déclarations du Ministre des Affaires étrangères et du Développement international

Le 3 septembre 2016:

La libération des personnes qui étaient retenues au QG de campagne de Jean Ping est une bonne nouvelle. La France remercie le Représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, pour son action dans cette perspective.

La France appelle à la poursuite de l’apaisement de la situation au Gabon. Tous les recours doivent pouvoir s’exercer par les voies légales et constitutionnelles et les violences doivent à tout prix être évitées.

Le rétablissement de tous les moyens de communication est attendu par les populations. La France souhaite qu’il puisse intervenir dans les meilleurs délais.

Les suites de l’élection présidentielle au Gabon nécessitent une mobilisation internationale. La France se réjouit notamment que l’Union africaine s’en soit saisie. Elle poursuit ses contacts avec tous ses partenaires concernés.

Le 2 septembre 2016:

La France condamne toutes les violences perpétrées depuis plusieurs jours au Gabon. L’action des partis politiques comme des forces de l’ordre doit s’inscrire dans le cadre de la loi.

La situation actuelle des responsables de l’opposition qui se trouvent au quartier général de la campagne de Jean Ping dans des conditions sanitaires difficiles et en dehors de tout cadre juridique, présente un risque humanitaire. Nous demandons aux autorités gabonaises d’y remédier, de manière urgente, en rendant la liberté de leur mouvement aux personnes concernées. Ce geste contribuerait par ailleurs à l’apaisement.

Nous réitérons notre appel à utiliser toutes les voies de recours prévues par la loi en vue d’un examen transparent et impartial des résultats de l’élection présidentielle pour que la volonté populaire soit respectée.

Les autorités françaises sont en contact avec toutes les parties, y compris nos partenaires africains et internationaux, afin de trouver une solution rapide à cette crise.

Le 1er septembre 2016:

Les événements de la nuit à Libreville suscitent ma plus vive préoccupation. Dans le cadre d’un processus électoral, il n’y a aucune place pour la violence.

J’appelle, en conséquence, toutes les parties à la plus grande retenue, afin d’éviter de nouvelles victimes. Il faut que la confrontation cesse au plus vite et que la sécurité des personnes soit assurée. C’est dans l’intérêt supérieur du Gabon et de tous les Gabonais.

A nouveau, la contestation des résultats de l’élection présidentielle doit pouvoir se faire par les voies juridictionnelles, dans le cadre d’une procédure transparente et impartiale. C’est de cette manière que la sincérité du scrutin pourra être établie de manière incontestable.

Le 1er septembre 2016 (ouverture d’une cellule de crise):

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, a décidé l’ouverture d’une cellule de crise afin de répondre à l’inquiétude des ressortissants français, qu’ils soient résidents sur place ou de passage.

Celle-ci est joignable au numéro suivant : 01 43 17 55 95.

Nous demandons à nos compatriotes de reporter tout projet de voyage au Gabon et à ceux qui sont sur place d’observer les consignes de prudence et de rester à leur domicile.

Nous lançons un appel pour que nos compatriotes s’inscrivent sur le site Ariane s’ils sont de passage ou au registre des Français résidents à l’étranger auprès de nos services consulaires.

Le 31 août 2016:

Les conditions de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle au Gabon sont une source de préoccupation. La France réitère son souci de transparence. Nous estimons nécessaire que les résultats de tous les bureaux de vote soient publiés. C’est la crédibilité du scrutin ainsi que la réputation internationale du Gabon qui sont en jeu.

La France demande aux acteurs gabonais d’inscrire leur action dans le cadre de la loi et de récuser toute forme d’intimidation ou de confrontation. La contestation des résultats doit se faire selon les voies juridictionnelles. L’examen des recours devra être impartial et dédié à l’établissement incontestable de la sincérité du scrutin.

Aux côtés de ses partenaires africains et internationaux, la France sera vigilante.

Le 31 août 2016:

L’élection présidentielle est une étape importante de la vie politique gabonaise. Comme l’ont indiqué les observateurs internationaux, elle s’est déroulée dans le calme.

Comme le soulignent également les observateurs, il convient d’assurer transparence et impartialité dans la publication des résultats, qui se fait attendre. C’est ainsi qu’il sera possible d’en assurer la crédibilité.

De même, les éventuelles contestations qui suivront devront emprunter les voies de recours ouvertes par la loi. Seul l’État de droit permettra de garantir le respect de la volonté populaire.

Q&R extrait du point de presse du 29 août:

Q – Quelle est votre réaction aux élections présidentielles au Gabon, qui seraient remportées, selon des chiffres collectés par l’opposition, par Jean Ping ? Etes-vous du même avis que le Parti socialiste qui a estimé, dans un communiqué publié hier, qu’ »une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple » ?

R – Comme pour tout scrutin, il convient d’attendre la fin du processus électoral.

La France soutient le travail de la mission d’observation électorale de l’Union européenne au Gabon.

AF

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