
C’est le 13 septembre que la Cour constitutionnelle gabonaise a débuté ses travaux qui permettront, non seulement de contrôler la régularité des résultats du scrutin présidentiel, mais aussi et surtout, de trancher le litige électoral qui oppose le candidat donné perdant, Jean Ping, avec 48,23% des voix, au président déclaré réélu, Ali Bongo, avec ses 49,80% des voix.
Cette Cour aura la lourde tâche de dire si oui ou non, il y a eu fraudes dans le fief d’Ali Bongo, lui permettant de remporter les élections. La tâche de la cour est d’autant plus titanesque que son verdict qui est attendu dans une dizaine de jours, au plus tard le 23 septembre, pourrait plonger le Gabon dans une crise sans précédent.
Aussi, l’examen des originaux des procès-verbaux de l’élection présidentielle du Gabon révèle sans équivoque les contradictions grotesques des résultats tronqués de la CENAP.
Déjà 11 000 absentions sont relevées sur 61 000 inscrits et non 71 000 comme a prétendu la CENAP. Ce premier résultat procède de 174 procès-verbaux. Or, la province du Haut Ogooué a compté plus de 290 procès-verbaux, l’abstention sera plus grande, les scores indiquées sont intenables.
Les résultats finaux du candidat Jean Ping selon la CENAP sont inférieurs aux résultats de la seule ville de Moanda. Ce qui laisse présumer un score autrement plus important pour Ping.
Il va être matériellement et techniquement impossible à la Cour Constitutionnelle de tricher trois fois après la fraude de la CENAP et du Ministère de l’Intérieur.
Heureusement que l’Opposition Unie et son candidat JEAN POING ont conservées ces originaux. Le bombardement du QG de Jean Ping avait pour mission secrète de mettre la main dessus, mais les Dieux ne l’ont pas permis.
Même après avoir refait de vrai-faux documents originaux, le PDG et son candidat vont se faire prendre la main dans la poche, car l’Union européenne détient les copies originales des PV ainsi que tous Présidents et Vices-présidents de l’opposition des bureaux de vote.
SKB

