Spéculation sur le nouveau Gouvernement gabonais

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En attendant le 2 octobre 2016, date de la formation du prochain gouvernement « d’ouverture et solidaire » d’Emmanuel Issozé Ngondet, le nouveau premier Ministre du second septennat d’Ali Bongo Ondimba, l’impatience de connaître cette nouvelle équipe promise grandit sans cesse dans l’opinion alors que le pays retient son souffle.

« Quel sera la taille de ce gouvernement ? », « quels sont les ministres qui vont le composer ? », « quelle sera son ossature ? », « quelle sera sa feuille de route ? » et « comment accompagner sa mise en œuvre » dans le second septennat d’Ali Bongo Ondimba sont autant des questions que se posent l’opinion dans l’attente de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.

Le président de la République, en recevant son nouveau premier Ministre hier (28 septembre 2016) au palais Rénovation de Libreville, il a enjoint Emmanuel Issozé Ngondé de lui proposer une nouvelle équipe gouvernementale qui devra se caractériser par son efficacité et sa détermination à mettre en œuvre les aspirations des gabonais.

De facto, celle –ci est contenue dans les missions claires et précises assignées de prime à bord par le président de la République, lui – même, au chef du gouvernement. A savoir : l’ « amélioration de la situation sociale des populations », le « développement économique et social du Gabon » en un mot.

Ce faisant, aujourd’hui, nul ne peut récuser le constat qu’à l’échelle de la capitale gabonaise, au-delà à l’échelon du pays tout entier, la perspective de ce nouveau gouvernement suscite partout un très fort sentiment d’attente. Pour la grande majorité des concitoyens, dès lors aussi que le Chef de l’Etat a exprimé sa saine colère en fustigeant le manque de « loyalisme » de certains ministres de l’ancien cabinet, et le déficit d’esprit « patriotique et républicain », l’heure est venue de faire éclore une nouvelle génération aux affaires.

Il revient donc au premier Ministre de donner un vrai sens aux choix des personnalités, afin que le gouvernement dit d’ « ouverture et solidaire » ait une approche rénovée dans la gestion des affaires publiques. Cela revient à dire, que le prochain gouvernement doit rompre avec cette impression « négative » d’improvisation vécue jadis. Il faut y mettre de « jeunes » gens de qualité, avec de fortes personnalités, aptes à travailler ensemble, et soucieux d’apporter leur dynamisme à l’ensemble de l’équipe composée également d’anciens membres du gouvernement. Fort de sa grande expérience appuyée des conseils du Chef de l’Etat, nul mieux qu’Emmanuel Issozé Ngondé n’a conscience de la nécessité de préserver les équilibres politiques indispensables à la stabilité de l’état et de nation, des contrastes du pays, de ses élans et de ses retenues, ou ne maîtrise la clef de répartition des organes du pouvoir entre les différents composantes nationales.

Cependant, à l’ « heure de l’action vigoureuse » attendue des pouvoirs publics en vue de réexamen en profondeur de la politique sociale du gouvernement, dans le but de lutter efficacement contre la pauvreté, de réduire la « fracture sociale » de montrer que la défectuosité du réseau routier, par exemple, n’est pas une équation toujours insoluble, ou qu’une politique active de la ville est encore possible favoriser le logement social et conduire des opérations d’envergure de renouvellement urbain, voire de faciliter l’accès à la propriété à chaque cadre au service de la patrie.

De l’avis unanime, nous publions cette liste non exhaustive de quadragénaires, à la fois « technocrates et politiques » susceptibles de témoigner de la volonté de renouveau politique qui s’exprime d’un côté et s’empare de l’opinion de l’autre.

Il s’agit de :

Bruno Ben Moubamba (3ème à l’élection présidentielle, UPG opposition)

Albertine Manganga Moussavou (Députée pour le du PSD, opposition)

Yves Fernand Manfoumbi (Coordinateur général du BCPSGE)

Jean Pierre Oyiba (ancien Ministre d’État, ministre des Infrastructures, des Travaux publics)

Mathias Otounga Ossibadjouo (ancien Ministre de la Défense Nationale)

Florentin Moussavou (ancien Ministre de l’Education Nationale)

Nicaise Moulombi (acteur de la société civile et président du HCANEG)

Michel Philippe Nzé (conseiller en communication au comité de privatisation)

Jean Marie Ogandaga (ancien Ministre de la Fonction publique)

Guy Rossatanga Rignot (secrétaire général adjoint de la présidence de la République)

Chrystel Limbourg Iwenga (Secrétaire général adjoint adjoint du PDG en charge des femmes)

Joël Ogouma (Directeur général des Impôts)

Martial Rufin Moussavou (ancien Ministre des mines et de l’Industrie)

Yolande Nyonda (secrétaire général du ministère du Budget)

Eloi Nzondo (Député du 3ème arrondissement de la commune de Libreville pour le compte du CLR, parti de la majorité)

Jean Bernard Kombi (Député PDG du 1er siège de l’Ogoulou à Mimongo)

Angélique Ngoma (Députée PDG à Mayumba)

Alain Ditona (Directeur général de la CDC)

Marie Françoise Dikomba (ancien Ministre de la Santé en charge des affaires sociales)

Bertrand Moundounga (ancien gouverneur de la province du Haut – Ogooué)

Alain Claude Bilié By Nzé (ancien Ministre de la communication et porte parole du gouvernement)

Désiré Guedon (ancien Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur)

Augustin Moussavou King (Président de l’APSG, opposition)

Régis Immongault (ancien Ministre de l’Economie)

Pacôme Moubélet Boubeya (ancien Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique)

Jean Rémy Yama (acteur de la société civile)

Eric Dodo Bounguendza (Directeur général des Droits de l’Homme)

Parfait Duffy Bibang (PDG d’EDF TOUTELEC)

Rose Mengara (Conseiller politique du chef de l’Etat et ancien Maire d’Oyem)

Me Francis Nkéa Nzingué (Avocat du PDG, parti au pouvoir)

Crépin Gwodock (ancien Ministre à la Forêt)

Nicole Assélé (ancien Ministre au département de la Formation professionnelle)

Jean Yves Teale (Conseiller spécial, chargé des questions diplomatiques du Chef de l’Etat)

Germain Ngoyo Moussavou (Ambassadeur du Gabon en France)

Madeleine Edmée Berre (ancien Ministre du Commerce)

Paul Mapessi (Directeur général de la SNLS)

Jean Fidèle Otandault ( Directeur Général du Budget et des Finances Publiques)

Monique Oyane (Vice présidente de l’UDIS, parti de la majorité).

NN

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