
En acceptant d’aller à cette élection du 27 août 2016, nous savions parfaitement que les urnes donneraient vainqueur le candidat unique de l’opposition, quelque soit celui qui aura été choisi. La fourberie habituelle du pouvoir, nous l’avions également prévue.
Quel serait l’intérêt pour le peuple gabonais, de parler d’élections législatives, alors que ce contentieux qui a endeuillé de nombreuses familles gabonaises, la mort de plusieurs familles gabonaise et ayant abouti au grave déni de droit en cours n’est pas encore soldé?
Un proverbe de chez nous dit ceci : si en forêt, en rentrant au village, après une partie de chasse, vous retombez une deuxième fois sur le même arbre, c’est que vous êtes perdus.
Ceux qui avaient des doutes sur la thèse selon laquelle les Africains livraient leurs propres frères Noirs aux esclavagistes Blancs durant la traite négrière peuvent désormais trouver une version actualisée de cette réalité dans ce qui se passe aujourd’hui au Gabon et en RDC ; où Ali Bongo et Joseph Kabila, deux authentiques Africains, massacrent à la mitraillette leurs propres frères Noirs, pour permettre à leurs maîtres Blancs de piller le pétrole gabonais et le coltan congolais en toute tranquillité.
Que nous faut-il de plus comme preuves pour comprendre et réaliser enfin comme l’Ivoirien Seydou Koné (plus connu sous le nom d’Alpha Blondy) que : « Les premiers Ennemis de l’Afrique, ce sont les Africains » !
Aussi, les dirigeants des pays capitalistes (France, Royaume-Uni, États-Unis…) n’ont plus d’autorité que de nom ! Ceux qui décident des ingérences, notamment en Afrique, ne sont pas dans les salons feutrés de l’Elysée ; ils sont assis dans les officines de la haute finance, à partir desquelles ils financent des campagnes électorales à grand frais, dont ils obtiendront les retours sur investissement aussitôt que leur poulain aurait été installé à l’Elysée ou à la Maison Blanche, en imposant à ce dernier de soutenir tel ou tel dictateur en contrepartie de juteux contrats locaux.
Ce sont ces lobbies financiers qui dirigent désormais l’Occident, et ce sont eux qui décident si oui ou non il faut garder ou dégager tel ou tel dictateur selon qu’il assure ou pas leurs intérêts.
Cessons d’attendre quoi que ce soit de la France. La VRAIE France a cessé d’exister depuis que ses dirigeants ont commencé à accepter de recevoir des capitaux extérieurs venant des actionnaires qui décident quelle politique ils veulent voir ces dirigeants appliquer. La France de Vercingétorix et de Guillaume le Conquérant qui venait en aide aux peuples opprimés, n’existe plus. Il ne reste plus que celle de Sarkozy, de Bolloré, d’Attias et de Cécilia, qui se servent de la puissance de la France pour faire leurs affaires en jouant en bourse avec le pétrole du Gabon, sous la bienveillance de leur gouverneur local ali bongo.
Seul le peuple gabonais lui-même peut décider du quand et du comment il souhaite mettre un terme à tout cela, et nul autre !
SKB

