
L’élection présidentielle, ratée, d’août dernier, au Gabon, confirme l’absence d’une réelle politique africaine depuis Paris mais, surtout, elle traduit l’aveu de la désormais « désarmante impuissance » de la France en Afrique noire (Burundi, Congo-Brazzaville,Tchad, et à venir la RDC) où la France s’est révélée « incapable », au Gabon, d’obtenir, des autorités en place, un « simple » re-comptage des voix qui aurait permis de lever toute ambiguïté là où l’éclatante victoire du Président Jean PING ne souffrait d’aucune contestation.
Ainsi, le Président de la République Française François Hollande, en soutenant la dictature au Gabon par son Ministre des Affaires étrangères, soutient de facto les crimes et les assassinats odieux du tyran sanguinaire « Ali Bongo ». Par cette attitude nauséabonde, le gouvernement français en est complice!
La diaspora gabonaise doit coute que coute maintenir sa mobilisation en France, car:
– C’est de la France, qu’est venu le régiment des parachutistes, qui avait anéanti le premier espoir de Libération du peuple gabonais le 18 février 1964.
– C’est en France, qu’Albert Bernard Bongo avait été décrété pour succéder au premier président du Gabon Léon Mba.
– C’est en France, qu’Albert Bernard Bongo prêta serment le 2 décembre 1967, après la mort le 28 novembre de Léon Mba.
– C’est en France, que Nicolas Sarkozy décréta, le 30 août 2009, Ali Bongo comme successeur d’Albert Bernard Bongo à la tête du Gabon.
– Et c’est encore la France qui vient, par l’entremise de son ambassadeur accrédité au Gabon, de reconnaître le gouvernement d’Ali Bongo comme l’interlocuteur officiel de la coopération entre ce pays et le nôtre.
Oui, nous devons manifester en France jusqu’à ce que ce pays respecte définitivement la volonté de notre peuple. Car c’est cette France qui plombe la libération de notre pays, par l’action et le silence complice de ses dirigeants face à toutes nos volontés de libération depuis 1967.
Nous ne reprendrons notre pays en main qu’en installant un vrai rapport de force. Sinon, à tous les gabonaises et gabonais ne levons plus le pied. Oui, installons le rapport permanent de forces. Partout dans le Gabon et dans nos représentations diplomatiques.
SKB

