Libre- Propos de Dieudonné Tahiro Aperano

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«Bonjour Cher(e) compatriote,
Comme tu peux le constater, le « Cher Camarade » a disparu de la salutation ci-dessus.

En effet, ce n’est plus en tant que Fédéral PDG de France que je m’adresse à toi aujourd’hui, mais en tant que simple citoyen gabonais. Ma démission du PG a été suffisamment médiatisée pour que je ne revienne plus là dessus, mais ce rappel était nécessaire à cause de cette étiquette que j’ai longtemps portée.

Les récents événements liés à ce qui est communément appelé « la crise postélectorale » m’ont conduits à prendre mes distances d’avec un pouvoir qui, à mon sens, ne porte plus les valeurs qui m’ont emmenées à adhérer au PDG. Pire, ce pouvoir s’est rendu coupable d’actes difficiles à défendre, surtout lorsqu’on est, comme je le suis, versé dans la foi « sincère et pratique » avec son lot de culture d’un certain nombre de valeurs.

Lorsqu’on porte des valeurs telles que la Vérité, la Justice, l’Amour… comment peut-on défendre un système qui tue, emprisonne sans motifs aucun, ment à tours de bras, manipule, travestit la vérité et assassine le peuple? C’est impossible.

Il faut pour cela faire des efforts de mauvaise foi de malhonnêteté et d’inhibition de son intelligence auxquelles je ne puis consentir, et je ne félicite pas ceux qui y arrivent puisqu’ils en deviennent stupides. Voila pourquoi j’ai pris mes distances d’avec le « distingué camarade président Ali Bongo Ondimba » et du PDG… puisque le PDG continue de le soutenir, en contradiction avec sa devise qui est : Dialogue Tolérance et Paix. Comment obtenir la Paix lorsqu’on pratique l’injustice ? Avec qui peut-on Dialoguer (honnêtement) lorsqu’il y a du mensonge au milieu ?

La tolérance a cette limite quelle suppose : Tolérer que ton compatriote pense différemment de toi pour aboutir au bonheur des gabonais. Mais la Tolérance en question ne suppose pas qu’on tolère l’ignominie, l’assassinat et l’emprisonnement sans motif des gabonais. Voilà pourquoi j’ai pris mes distances.

Pour autant, me voici en train d’user du canal que j’ai pu utiliser au cours de l’exercice de mes fonctions, pour m’adresser à toi, directement, afin de te faire prendre conscience des enjeux de ce qui se passe actuellement au Gabon.

« C’est une question de bon sens. La crise actuelle a pour enjeu la réhabilitation de la Nation, de la démocratie ou, a contrario, la mort définitive de la République gabonaise. C’est un combat du peuple souverain contre l’imposture, contre un système corrompu. »

Rien de plus, rien de moins que cela! C’est une question de vie ou de mort du pays. Pour illustrer mon propos, je vais te raconter une anecdote courte : René Aboghe Ella a été ovationné lors de la cérémonie d’investiture d’Ali Bongo Ondimba. C’est tout. Ce gars a été ovationné !

Tu te demandes pourquoi ? En retour voici ma question: Il a été ovationné pourquoi ? Parce qu’il a accompli un exploit comme Usaint BOLT, ou comme les médecins qui ont reçu de prix Nobel ? Que nenni ! Il a été ovationné parce qu’il est le Président de la CENAP ? Non, pas suffisant. La réponse est simple : Il a été ovationné parce qu’il a fabriqué les faux qui ont servi à la validation par la cour constitutionnelle. Voila pourquoi il a été ovationné.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que : Tous ceux qui l’ont ovationné savent ce qu’il a fait,et c’est pour cela qu’ils l’ont ovationné. En d’autres termes : Si l’on considère que dans l’assemblée, ce jour là, il y avait essentiellement : des Députés, des Sénateurs, des dirigeants de grandes entreprises, de hauts cadres de l’administration, des ministres, la crème de ce sur quoi le Gabon peut compter selon ce système, tout ce beau monde a ovationné quelqu’un parce qu’il a fabriqué un faux document.

Je me suis mis au service du peuple, dans un premier temps. Puis, ayant considéré que ce peuple avait choisi Jean PING pour porter ce désir de Changement et d’alternance, j’ai décidé de porter mon soutien à Jean PING.

Dorénavant, toutes mes actions politiques seront portées vers un soutien au Président Élu du Gabon, Son Excellence Jean PING.

A ce titre, je fais un appel à mes compatriotes du combat pour l’alternance, à m’intégrer dans le projet de constitution d’un Conseil Gabonais de la Résistance (CGR), auquel je souhaite prendre une part active, pour mettre en échec le plan machiavélique de coup d’état « militaro-électoral » qui n’a d’autre alternative que la mise sous cloche et asservissement de la population gabonaise, réduisant ainsi à néant tout espoir d’émancipation, encore moins toute ambition d’accéder un jour au statut de « pays émergent ».

Partant de ce constat de mensonge d’ÉTAT, j’invite toute personne encore animée d’un esprit patriotique – même ayant soutenue le candidat Ali Bongo Ondimba, à se désolidariser de ce système dont il est dorénavant prouvé qu’il est empêtré dans une fuite en avant dans le mensonge et la dérision. Vous ferez cela avec un esprit patriotique, au bénéfice du Gabon. Votre premier acte sera de participer au rassemblement du 15 octobre, vous êtes simplement appelés à vous rassembler aux carrefours de vos quartiers. N’ayez pas peur, les forces de l’ordre ne représentent pas plus de 50 000 (cinquante mille) personnes, alors que nous sommes 1 800 000 (un million huit cent mille) personnes.

D’ailleurs, invitez les forces de l’ordre à prendre un verre avec vous, invitez-les à célébrer l’investiture du vrai Président du Gabon : Jean PING. Buvez et dansez avec les forces de l’ordre !!! Ils sont des nôtres. J’ai la conviction que le coup de force tenté par Ali Bongo Ondimba n’aboutira pas, il suffit que le peuple gabonais dise : Non à l’imposture, non au coup d’état militaro-constitutionnel, non au hold-up électoral.

Et l’opportunité de le déclarer t’est offerte ce samedi 15 octobre à partir de 11h00. et ce dimanche 16 octobre, fin du mandat (déjà usurpé) du désormais sanguinaire Ali Bongo Ondimba.

– Je ne permettrai pas que le mensonge et le crime s’installe durablement à la tête de mon pays. Jamais !
– Je ne veux pas que mon pays devienne la risée du monde entier, Jamais !
– Je veux inscrire mon pays sur la voie du progrès, et cela suppose se débarrasser de toutes les pesanteurs qui veulent le garder prisonnier d’une oligarchie qui ne s’embarrasse plus des comportements les plus vils, à la face du monde entier. Pour preuve : cette parodie de justice à la cour constitutionnelle, devant le monde entier, qui nous vaut la risée du monde entier. Quelle honte ! Lève toi cher compatriote et acclame ton Président : Jean PING.

DTA

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