
C’est à Antananarivo, à Madagascar, que s’est ouvert ce samedi 26 novembre 2016
le XVIe sommet de la Francophonie sur le thème : « Croissance partagée et
développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de
l’espace francophone ».
Ce Sommet est le rendez-vous le plus élevé qui existe sans le cadre de la
Francophonie. Il est organisé tous les deux ans par l’Organisation Internationale
de la Francophonie (OIF), réunissant à la fois chefs d’État et de gouvernement.
Le dernier sommet de l’OIF a eu lieu à Dakar, en 2014.
Ce XVIème Sommet aura été précédé par deux autres évènements de la
Francophonie :
1. Organisée le 22 novembre, la 99ème session du Conseil permanent de la
Francophonie (CPF) où siègent les représentants personnels des différents
Chefs d’État. Le Conseiller spécial Flavien ENONGOUE est le représentant
personnel du Président de la République gabonaise, Ali BONGO
ONDIMBA.
2. Organisée les 23 et 24 novembre, la 32ème session de la Conférence
ministérielle de la Francophonie (CMF).
Au cours de cette conférence, le jeune Gabonais Phelado NYDOU
MBONGO, 28 ans, ingénieur en système réseaux et informatique, est
intervenu dans le cadre d’un débat ouvert pour s’exprimer sur les
conditions de réussite en entreprenariat.
Phelado NYDOU MBONGO a également participé, ce vendredi 25 novembre, à la
journée #Libres ensemble, organisée au village de la Francophonie sur le thème :
« La jeunesse, citoyens engagés et fer de lance du vivre-ensemble. La jeunesse au
cour des solutions ».
Phelado NYDOU MBONGO est également membre du comité de rédaction de la
Déclaration de la jeunesse qui sera soumise ce samedi, à validation des Chefs
d’Etat et de gouvernement. Cette déclaration, rédigée fin octobre à Paris, vise à
sensibiliser les dirigeants sur l’importance d’impliquer la jeunesse de leur pays
dans la résolution des problématiques que sont l’emploi, la formation,
l’environnement, la condition féminine, la santé.
Le XVIème Sommet de Madagascar
A ce jour, 30 Chefs d’État ont confirmé leur présence au Sommet de Madagascar
sur les 79 Chefs d’État et de gouvernement qui forment, avec le Gabon, une
communauté francophone de plus de 900 millions de personnes dont 274
millions de locuteurs. Pays fondateur du mouvement francophone, le Gabon est
un partenaire historique de l’OIF dont il est membre depuis 1970 : en effet,
Libreville abrite le bureau régional de la Francophonie pour l’Afrique centrale et
compte deux Gabonais dans l’histoire des nominations des secrétaires généraux
de l’OIF.
En 2014, l’attention du XVème Sommet avait été polarisée par le changement de
secrétaire général (changement qui a lieu tous les quatre ans) et l’élection de
Michaëlle JEAN à la tête de l’OIF.
Depuis deux ans, le mandat de Michaëlle JEAN s’inscrit dans une feuille de route
marquée par la question de la francophonie économique, plus particulièrement
celle des jeunes et des femmes, considérés comme de véritables acteurs du développement dans l’espace francophone.
Michaëlle JEAN a effectué sa première visite officielle au Gabon en août 2015
pour faire le point sur la coopération entre l’OIF et le Gabon. C’est d’ailleurs au
cours de cette visite que la Secrétaire générale de l’OIF a choisi de lancer, aux
côtés du Chef de l’Etat gabonais, le Fonds francophone pour l’innovation
numérique auquel le Gabon a contribué à hauteur d’1 million de USD (équivalent
de près de 620 millions de FCFA).
Le Fonds francophone pour l’innovation numérique est destiné à mettre la
créativité numérique au service de l’innovation économique et sociale, en
réponse aux besoins des pays en voie de développement.
Dans ce cadre, l’OIF a organisé, en octobre 2015, l’Innovathon, un concours de
développement informatique destiné à encourager les jeunes à proposer une
solution numérique sur le thème du développement durable des cités
francophones. Depuis 2009, la mise en place du Programme Stratégique Gabon
Emergent (PSGE), sur impulsion du Président de la République, a fait faire au
Gabon un grand bond en avant en matière de développement des
infrastructures numériques ; ceci afin dans le but de démocratiser le haut débit
partout sur le territoire national.
Deux jeunes gabonais, Dany Carel ALIGA et Nicéphore NDONG BIYANG en sont
sortis lauréats. Ils ont aussitôt été intégrés dans l’incubateur national JA Gabon
qui les accompagne depuis plusieurs mois dans le développement de leur projet
Proxybac et SuperCane, aux côtés de l’OIF.
L’OIF qui est également à l’origine du Programme pour la promotion de l’emploi
par l’entreprenariat chez les femmes et les jeunes en Afrique subsaharienne
francophone. Ce programme, fort d’un financement de 15 millions d’euros sur 4 ans (2015-2018), vise à aider les pays à identifier les opportunités de création
d’emplois et de revenus dans les filières locales à fort potentiel : économie
numérique, économie verte et économie sociale et solidaire. Dans ce cadre, JA
GABON a été retenu pour bénéficier d’un programme de renforcement de
capacités des accompagnateurs, dès janvier 2017. Ce programme
d’accompagnement sera exécuté par l’Agence France Entrereneurs (AFE) sur une
année.
Au cours du Sommet de Madagascar, le point devra être fait sur les multiples
situations de crise dans l’espace francophone et plusieurs résolutions qui
concernent de nombreux secteurs d’activité seront proposées pour être
entérinées. Fervent partenaire de l’évolution de l’organisation francophone, le
Gabon soutiendra un projet de résolution de création d’une entité pour la
promotion de l’égalité homme-femme, des droits et de l’autonomisation des
femmes et des filles, au sein de l’espace francophone.
Cette résolution cadre parfaitement avec la Décennie de la Femme décrétée au
Gabon par le Président Ali Bongo Ondimba pour les années 2015 à 2025.
La Décennie de la femme entre dans le programme pour l’Egalité des chances du
Chef de l’Etat qui s’est engagé à renforcer le dispositif juridique de protection
des droits des femmes au Gabon, à promouvoir leur employabilité notamment
par une application rigoureuse de la loi qui garantit 30% des postes de
l’administration aux femmes et à encourager la mise en place d’activités
génratrices de revenus par le biais de mécanismes d’aides publiques actionnées
via le Fonds National d’Actions sociale (FNAS) ou encore l’exécution de
programmes de formation professionnelle tels que « Un jeune, un métier ».
Au Gabon, depuis 2009, de nombreux actes ont été posés pour améliorer la
condition de la femme gabonaise, à savoir la modification de nombreux textes de lois du Code civil dont ceux liés à la succession, la création de l’allocation
veuvage ou l’accès à la sécurité sociale via la Caisse Nationale Maladie et de
garantie Sociale (CNAMGS) qui prend en charge à 100% les frais de grossesse et
d’accouchement.
PP

