
Du 17 au 19 décembre 2016, la République Gabonaise, à travers le Ministère de la Promotion des petites et moyennes entreprises, chargé de l’entrepreneuriat national, a organisé – avec l’appui technique et financier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) – l’Assemblée générale constitutive de la Confédération des artisans et des petites entreprises de l’Afrique centrale (CAPEAC).
Placée sous la présidence du Ministre de la Promotion des petites et moyennes entreprises, chargé de l’artisanat et de l’entrepreneuriat national, M. Biendi MAGANGA MOUSSAVOU, cette assemblée générale a vu la participation des artisans et des délégués venus de dix Etats de la Communauté (Angola, Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République de Sao Tomé & Principe, Rwanda et Tchad), du Secrétariat général de la Communauté, du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA) et du Sénégal.
L’Assemblée générale constitutive de Libreville avait pour objectif global la miseb en place des instances définitives de la Confédération des artisans et des petites entreprises d’Afrique centrale (CAPEAC) en vue d’une meilleure structuration de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises d’Afrique centrale et de sa contribution à la transformation structurelle de l’économie de l’Afrique centrale ainsi que son implication dans la diversification de l’économie des Etats, l’aménagement du territoire et la création d’emplois dans les zones rurales et les villes.
De façon spécifique, l’Assemblée générale constitutive visait les objectifs suivants :
– Examiner et valider les projets des statuts et du règlement intérieur
– Mettre en place les instances définitives conformément aux textes
organiques
– Adopter le plan d’action 2017-2020.
A ces objectifs spécifiques principaux, il faut ajouter l’examen d’autres dossiers destinés à la préparation de la Conférence des ministres de la CEEAC sur le développement et la promotion de l’artisanat prévue en 2017. Dans ce cas, les objectifs spécifiques additionnels sont :
– Examiner les concepts des structures nécessaires à la transformation structurelle de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises déjà adoptée par les ministres en février 2012. Il s’agit de la Conférence des ministres de l’artisanat et des petites entreprises (COMARAC), le Programme d’appui au développement de l’artisanat et des petites entreprises d’Afrique centrale (PADARAC), le Fonds pour le développement de l’artisanat en Afrique centrale (FODARAC) ;
– Examiner le concept des structures non encore adoptées par les ministres. Il s’agit des zones économiques spéciales des artisans et des petites entreprises (ZESAPE) et des centres d’excellence de recherche, d’innovation et de formation de l’artisanat et de petites entreprises.
– Examiner les onze programmes sectoriels prioritaires de développement de l’artisanat et des petites entreprises d’Afrique centrale et les salons sectoriels associés.
– Examiner les documents techniques de la Conférence des ministres de la CEEAC pour le développement et la promotion de l’artisanat et des petites entreprises en Afrique centrale.
Les travaux en plénière se sont déroulés autour de trois segments : présentation du bilan du président du Comité provisoire, la présentation préliminaire, l’examen des documents techniques et l’élection du bureau de la Confédération des artisans d’Afrique centrale.
S’agissant du bilan, il s’est articuler sur l’historique de la création de la CAAC, rappel de la feuille de route assignée au Comité provisoire de la CAAC, dont le but principale était de mobiliser les artisans africains, élaborer les projets de statuts et de règlement intérieur, propose des structures opérationnelles de gestion et organiser l’Assemblée générale constitutive qui nous réunit ici à Libreville.
En ce qui concerne la présentation liminaire, elle mettait l’accent sur
l’importance de mettre en place des outils structurants pour encadrer le
processus de promotion, de développement et de valorisation de l’artisanat
et des petites entreprises dans les pays de l’espace CEEAC.
Pour ce qui est de l’examen des documents techniques, il s’est fait selon
l’ordre suivant:
– Examen des statuts, du règlement intérieur et plan d’action.
– Examen des avant-projets de concept de structuration de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises.
– Examen des documents techniques des événements de haut niveau prévus en 2017.
– Examen de la feuille de route.
A l’issue des travaux en ateliers, les experts ont procédé à l’adoption de la nouvelle dénomination de leur confédération suivie de la mise en place du bureau de la Confédération et à l’adoption des avant-projets de plusieurs concepts.
Concernant la dénomination, le sigle CAAC a été changé en CAPEAC, Confédération des artisans et des petites entreprises d’Afrique centrale, en vue d’inclure toutes les petites entreprises dans le processus.
S’agissant de l’avant-projet,
– Les statuts et le règlement intérieur ont été adoptés à l’unanimité et par acclamation ; le siège de la CAPEAC est fixé à Libreville et le recrutement du Secrétariat permanent se fera par appel à candidatures ;
– le plan d’action 2017-2019 a été validé et adopté ;
– la note conceptuelle du projet d’organisation de la Conférence des ministres de la CEEAC sur le développement et la promotion de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises en Afrique centrale a été validée et adoptée;
– la note conceptuelle du Projet d’appui au développement de l’artisanat et des petites entreprises d’Afrique centrale (PADARAC) et l’ensemble des programmes sectoriels pour le développement de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises a été adoptée ;
– le concept de Centres d’excellence de l’économie de l’artisanat des petites entreprises (CEAPE) et celui d’Observatoire de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises a été amendé.
L’Assemblée générale a examiné et marqué son accord sur la note conceptuelle du projet d’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds sur le développement et la promotion de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises en Afrique centrale, comme outil de plaidoyer et de lobbying pour la mobilisation des financements.
Les experts ont, en outre, formulé les recommandations ci-après :
A l’endroit de l’Etat gabonais :
1. Faciliter l’opérationnalisation des outils devant aboutir à l’organisation de la Conférence des ministres de la CEEAC sur l’artisanat et les petites entreprises
2. Faciliter les actions de plaidoyer et de lobbying du Ministre B. Maganga Moussavou dans la sous-région et en Afrique pour la mobilisation des Etats et des partenaires techniques et financiers en vue de la mise en place et le fonctionnement du Secrétariat permanent de la CAPEAC.
Au Secrétariat général de la CEEAC et aux PTF:
3. Appuyer techniquement et financièrement le processus de promotion et de développement du système de l’économie de l’artisanat et des petites entreprises en Afrique centrale pour le fonctionnement de la CAPEAC
4. Mener des études de faisabilité sur les programmes et outils structurels dont le Fonds pour l’artisanat et les petites entreprises, les Centres d’excellence et les zones économiques spéciales des artisans et des petites entreprises.
Au CODEPA:
5. De mettre en place des plateformes de partenariat pour le renforcement des capacités des artisans et des petites entreprises
6. Faire le suivi des actions devant conduire à l’opérationnalisation de la CAPEAC
A la CAPEAC:
7. De faire le suivi de la mise en oeuvre du plan d’action et de la feuille de route.
SKB

