
Au constat et à l’analyse des faits, nous devons surtout proposer ou esquisser des solutions ou des débuts de résolution, si nous voulons éviter le piège de l’éternelle dénonciation chère aux activistes gabonais.
C’est pourquoi je propose l’éducation massive des peuples africains, par des leaders charismatiques jouissant d’une autorité morale incontestable, sur les origines, les enjeux, les mécanismes, les acteurs, ainsi que la méthodologie par laquelle chacun peut œuvrer à son petit niveau pour mettre fin au pillage des richesses africaines par des puissances coloniales à travers leurs gouverneurs dictateurs nègres qu’ils aident à maintenir par coups d’états répétitifs.
En RDC il y a Étienne Tissekedi, en Côte d’ivoire il y a Laurent Gbagbo (quoique muselé et emprisonné) et au Gabon il y a Jean PING, après Paul Mba Abessole, Pierre Mamboundou et André Mba Obame, qui n’avaient pas usé de cette arme populaire. Ce sont ces noms qui peuvent éveiller les consciences de leurs peuples à partir d’un discours qui livrera les ficelles de leurs libérations respectives.
En France, ce fut la voix du général de Gaulle, sur les ondes d’une radio anglaise (la BBC) le 18 juin 1940, qui galvanisa et permis au peuple français de se libérer du joug et de l’occupation allemande.
Jean Ping doit nécessairement s’adresser au peuple gabonais, pour lui faire comprendre les enjeux et le paradoxe de notre pauvreté et de notre souffrance cinquantenaire, dénoncer les acteurs qui travaillent inlassablement au maintien de cette situation, et lui demander expressément -comme l’avait fait le général de Gaulle- de se lever et de se joindre à lui dans l’action, le sacrifice et l’espérance, afin de sauver notre pays du péril qui le guette si cette entreprise collaborative, qui dure depuis 1967, venait à être maintenue.
Qui mieux que la France peut comprendre la nécessité d’un peuple d’être Libre et de jouir du fruit de cette Liberté.
PLM

