
Le prochain président des Etats-Unis utilise le réseau social pour attaquer les entreprises qui ne suivent pas sa politique économique.
Qui sera la prochaine cible des foudres en 140 caractères de @realDonaldTrump ? Le compte Twitter de Donald Trump est devenu l’outil de communication principal du prochain président des Etats-Unis, qui distribue les bons et mauvais points, que ce soit aux parlementaires américains, à ses adversaires politiques ou aux dirigeants étrangers… Mais ses tweets ne servent pas qu’à annoncer les nominations de sa future administration, louer l’intelligence de Vladimir Poutine ou souligner que la chaîne d’informations Fox News vaut mieux que CNN et NBC . Ils jouent aussi le rôle de bras armé de sa politique économique. Donald Trump met ainsi régulièrement la pression sur des entreprises pour les forcer à changer leur stratégie.
Plusieurs grands groupes américains ont ainsi été publiquement pointés du doigt depuis son élection, en novembre. La méthode est chaque fois la même : un tweet « assassin » envoyé à ses plus de 18 millions d’abonnés, largement repris par les internautes et les médias traditionnels, qui force les entreprises à se justifier, voire à suivre les recommandations du prochain président. Exemples avec quelques cas pratiques.
Le coût du nouvel Air Force One de Boeing
Début décembre, Donald Trump demande l’annulation de la commande adressée à Boeing pour le renouvellement de l’avion présidentiel, Air Force One. « Boeing est en train de concevoir un tout nouveau 747 Air Force One pour les futurs présidents, mais les coûts sont hors de contrôle ; plus de 4 milliards de dollars. Annulez la commande ! », lance-t-il.
Dans la foulée, le cours de l’action Boeing recule à Wall Street et l’avionneur doit s’expliquer sur ce montant sorti du chapeau du président élu. Le groupe précise qu’il est en effet toujours dans une phase d’études pour « déterminer les caractéristiques de cet appareil militaire complexe », dont la livraison est attendue en 2021. Le budget prévu par l’administration américaine est, lui, de 2,87 milliards de dollars pour deux exemplaires d’Air Force One. Un tweet qui sonne comme un bon moyen de peser sur les négociations.
PM

