
C’est au cours de sa traditionnelle conférence de presse, que le Porte-parole du Gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze a devisé avec les journalistes à la Maison Georges Rawiri de l’actualité abondante dans notre pays. Il a abordé les questions relatives:
1- Forum économique international 2017 de Saint-Pétersbourg
Le Premier Ministre, Emmanuel ISSOZE NGONDET, qu’accompagne une forte délégation participe au 21ème Forum Economique International de Saint-Pétersbourg en Russie, jusqu’au 03 juin 2017.
La délégation comprend entre autre :
– Le Ministre de l’Economie ;
– Le Ministre de la Promotion des Investissements Privés ;
– Le Ministre du Pétrole ;
Cette rencontre se tiendra autour du thème central : « En quête d’un nouvel équilibre dans l’économie mondiale » et les discussions vont se dérouler dans cinq principales orientations à savoir :
– La dynamique de l’économie mondiale ;
– La formulation de l’ordre du jour de l’économie russe ;
– Les technologies qui changent la réalité ;
– Le capital humain comme vecteur clé du développement ;
– Conversations sur l’avenir.
Pour rappel, l’adoption du Plan de relance de l’Economie, décrétée lors du dernier Conseil des Ministres, appelle à la nécessité de diversifier notre économie et nos partenaires, à privilégier les investissements directs étrangers et à une conclusion de partenariat publics-privés.
La participation des membres du Gouvernement intègre las axes parfaitement les axes de ce Plan de relance. La coopération économique que le Gabon entend dynamiser avec la Russie comprend les secteurs stratégiques et à fort potentiel tels que le bois, les mines, l’industrie, le pétrole et l’énergie.
2- Retour sur le Dialogue Politique
Un retour sur le Dialogue Politique qui s’est ouvert à Libreville le 28 mars 2017 et s’est clôturé le 26 mai 2017, avec la remise du Rapport à S.E Ali Bongo ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’Etat, par les Co-présidents du Dialogue Politique, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Emmanuel ISSOZE NGONDET et Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU, Président du Parti Social Démocrate.
Le Dialogue Politique s’est déroulé en deux phases :
La phase citoyenne a regroupé :
* 1247 associations et ONG ;
* 2300 participants ;
* Plus de 3000 heures de présentation des participants ;
* 500 recommandations émises.
La phase politique, qui a réuni 200 acteurs politiques Majorité et Opposition.
Parmi les propositions issues des travaux des 4 commissions paritaires figurent des recommandations importantes, appelées à changer la vie politique et les institutions de notre pays.
« Réformes des institutions et consolidation de l’Etat de droit démocratique »
– Le scrutin présidentiel uninominal à deux tours au lieu d’un tour comme c’est le cas pour le moment.
– Parmi les 9 juges de la Cour Constitutionnelle, 3 seront désignés par des pairs.
– Le retrait à la Cour Constitutionnelle de sa mission de recensement général de la population, laquelle devrait être assurée par le ministère en charge de la statistique.
– La durée du mandat des juges constitutionnels fixée à 9 ans non renouvelable.
– La compétence de la Haute Cour de justice pour juger le président de la République et la création d’une Cour de justice de la République chargée compétente pour la mise en cause des autres responsables de l’Etat.
« Réformes du Code électoral »
– Un nouveau redécoupage électoral avec la réforme de la CENAP, dont les pouvoirs seront renforcés.
– La création du Centre gabonais des élections (CGE) qui remplacerait la CENAP et qui aurait, entre autres, pour mission d’annoncer les résultats des élections politiques, en lieu et place du ministère de l’Intérieur.
– Le bureau du CGE serait composé d’un président, de 2 vice-présidents (majorité-opposition), de 2 rapporteurs (majorité-opposition) et de 2 questeurs (majorité-opposition). Il s’agirait d’un bureau permanent pendant la durée de son mandat fixée à deux (2) ans.
– Le président du CGE serait élu par un collège spécial constitué pour la circonstance à parité de représentants choisis par les partis politiques, ou des groupements de partis politiques reconnus de la majorité et de l’opposition, sur la base d’une liste établie après appel à candidature.
– L’augmentation du nombre de sièges de députés à l’Assemblée nationale avec de nouvelles sections électorales et la diminution du nombre de sièges de sénateurs dont la durée des mandats serait ramenée de six (6) à cinq (5) ans.
« Modernisation de la vie publique »
– Les conditions de création des partis politiques vont être renforcées, avec l’assouplissement de l’âge pour créer un parti.
– La mise en place d’un observatoire de la vie publique qui s’occupera d’éthique et de gouvernance.
– Le financement des partis politiques, des ONG et des associations sera plus transparent..
– La grève qui devrait être précédée d’un préavis déposé par le ou les syndicats ou, en l’absence de syndicats, les délégués de l’administration concernée au moins huit jours avant son déclenchement.
– La sortie du Conseil national de la Communication du champ des institutions constitutionnelles pour devenir une autorité de régulation, soit une autorité administrative indépendante.
– L’élaboration de textes réglementaires définissant les modalités d’évaluation et de notation des agents de l’Etat dans différents corps de métiers de la fonction publique.
– La création d’une police des polices, sous la tutelle du président de la République, en charge de gérer les conflits opposant les agents entre eux et les citoyens aux agents des Force de Sécurité et de Défense.
– L’instauration de l’apprentissage par contrat d’alternance et les stages professionnels, afin d’améliorer l’employabilité des jeunes, de développer leur connaissance du cadre professionnel et de détecter les meilleurs profils.
« Consolidation de la paix et de la cohésion nationale »
– Renforcer la lutte contre l’enrichissement illicite, les détournements des deniers publics, les malversations financières et la fraude fiscale.
– Recenser, définir les critères, apprécier et proposer à l’indemnisation des victimes des événements post-électoraux.
– Mise en place d’une commission ad hoc paritaire en charge du suivi-évaluation des actes du Dialogue politique en vue de leur application intégrale.
– Examiner les possibilités de grâces présidentielles pour les détenus ou d’amnistie en faveur des acteurs politiques frappés d’inéligibilité par la Cour constitutionnelle.
S’agissant de l’appel de Monsieur Casimir OYE MBA, sur la négociation politique, Opposition – Majorité, il n’y aura pas de troisième Dialogue.
L’idée d’un troisième Dialogue est hors de propos et ne peut prospérer. Il y a un temps pour tout, celui du Dialogue est terminé. Arrive le temps du travail au profit des Gabonaises et des Gabonais. En revanche, au moment de la signature des Accords d’Angondjé devant le Chef de l’Etat, devant le gotha institutionnel et politique, devant le corps diplomatique et les facilitateurs internationaux et nationaux, il avait été décidé que la signature de ces Accords reste ouverte à tous les acteurs qui se reconnaissent dans ce résultat dès lors qu’on est d’accord avec ce principe, tout le monde peut participer à cette signature. Pour le reste, le Chef de l’Etat s’est engagé quant à la mise en œuvre des recommandations issues de ces travaux.
3- Mouvement d’humeur des personnels du secteur Santé
En effet, depuis le mardi 16 mai 2017, le personnel du secteur santé observe un mouvement de grève. La revendication porte exclusivement sur le non-paiement de la PIP. Ce personnel est regroupé au sein de six (6) syndicats reconnus juridiquement au Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Hygiène Publiques, chargé de la Décentralisation et du Développement Local. Il s’agit :
– Du syndicat National des Personnels de la Santé (SYNAPS)
– De l’Union des Personnels de la Santé Assimilés (UPSA) ;
– Du Syndicat National des Agents du Secteur Santé (SYNASS) ;
– Du Syndicat National des Agents du Secteur Santé et Assimilés (SYNASSA) ;
– Du Syndicat National du Personnel de Santé, d’Hygiène et d’Assainissement (SYNAPHA) ;
– Du Syndicat National de la Main d’œuvre Non Permanente (SYNAMONP).
Dans le cadre du dialogue permanent initié par la première autorité du Ministère de la Santé Publique et de la Population, des séances de travail se sont tenues au Cabinet du Ministre les mardi 16, mercredi 17 et mardi 30 mai 2017 avec les responsables de ces syndicats reconnus.
Tout en reconnaissant le droit de grève dans notre pays, le Ministre de la Santé Publique et de la Population a rappelé le caractère sensible de la mission principale du Département qui est de soigner l’homme, mieux, de sauver des vies.
Ainsi donc, il sollicite de la part des syndicalistes la levée du mot d’ordre de grève pendant que le Gouvernement cherche des solutions à ladite préoccupation.
Des discussions qui ont suivies, les syndicats ont tenu à préciser ce qui suit :
– Le 8 février 2016, un protocole d’accord avait été signé avec le Premier Ministre de l’époque. De ce protocole, il avait été retenu que les secteurs santé et affaires sociales seraient payés avant le secteur éducation ;
– Que l’on constate que le paiement de cette PIP ne se fait qu’en direction des Départements qui entrent en grève.
Le Ministre a demandé aux responsables des hôpitaux conviés à la dernière réunion, de collaborer avec les syndicats pour un service minium responsable et effectif.
Il est à noter qu’il existe un 7ème syndicat, non reconnu juridiquement, le Syndicat National des Personnels de la Santé et Assimilés (SYNAPSA) qui, non seulement ne se présente pas aux séances de travail, mais est à l’origine des barricades observées en ce moment dans les structures hospitalières.
Par ailleurs, il ne sera pas toléré que des individus incontrôlés viennent à fermer les portails des structures par des chaines et des cadenas.
4- Situation à l’AGP
L’Agence Gabonaise de Presse est en proie à des difficultés de plusieurs ordres depuis plusieurs années maintenant. Nous avons demandé à la Direction de l’AGP de restructurer l’agence. En effet, comme chacun a pu le constater, les agents travaillent dans des conditions plus que détestables. Le bâtiment est vétuste et ne répond plus aux normes de sécurité et d’hygiènes.
De plus, les capacités financières mise à la disposition de l’agence ne servent qu’à payer les arriérés de salaire. A cet effet, la direction a été instruite de contacter l’inspection du travail pour traiter des situations des agents non-fonctionnaires et de procéder au redéploiement des fonctionnaires au sein de l’administration et des autres organes publics, pour permettre la relance.
L’Etat et la tutelle ne sont donc pas insensibles à la situation de l’AGP.
5- Agenda culturel
Nous avons connu dernièrement une semaine culturelle riche à Libreville à savoir :
– La semaine des afro-descendants ;
– La journée mondiale des Musées ;
– La journée mondiale de la diversité culturelle.
Il faut rappeler en ce qui concerne la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, que le Gabon est le premier pays du continent à organiser ce rendez-vous important, tant du point de vue académique que festif.
Au-delà de la cérémonie d’ouverture, qui a retenu l’attention des plus hautes autorités du pays, l’évènement a vu la présence des experts, d’essayistes et d’universitaires traitant tous de la question.
La célébration s’est terminée par la déclaration des afro descendants. Par ailleurs, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, s’est engagé, dans le cadre à venir de la révision du code de nationalité, à revoir les dispositions pour faciliter l’accès à la nationalité gabonaise à tous les afro descendants qui le souhaiteraient.
La volonté du Chef de l’Etat, de voir les gabonaises et les gabonais, renouer avec leur identité se manifeste également par le retour de la Fête des cultures du 30 juin au 02 juillet 2017.
Placée sous le thème : Diversité culturelle et cohésion nationale, cette 13ème édition fait déjà l’unanimité auprès de nos compatriotes. Nous comptons à ce jour, en ce qui concerne les seules demandes de participation au niveau de Libreville, pas moins de 700 inscrits ; parmi lesquelles des groupes de danses, des artistes, des peintres plasticiens…
Du 1er juin au 15 juin, se tiendra la phase des présélections qui aboutira à la sélection définitive des acteurs du monde culturel qui presteront.
SKB

