
Pour la première fois dans l’histoire de la CAN U17, le champion en titre a conservé sa couronne. Vainqueur à Niamey en 2015, le Mali a renouvelé son exploit en montant sur la plus haute marche de podium de la CAN Total U17, Gabon 2017.
Lors de l’ultime rencontre jouée au Stade de l’Amitié à Libreville, les Aiglonnets ont battu les Blach Starlets du Ghana par le plus petit des scores (1-0). Devant une foule enthousiaste, la petite troupe de Jonas Komla très déterminée a pris le match à bras le corps, sa paire d’attaquants Semé Camara – Hadji Dramé en a fait voir de toutes les couleurs à la défense ghanéenne. Et à la 22e minute à la suite d’un pénalty repoussé par le gardien Damlad Ibrahim, Mamadou Samaké a profité d’un rebond favorable pour transpercer la cage ghanéenne. Dix minutes plus tard, deuxième pénalty en faveur des Maliens mais, cette fois, le portier a été plus chanceux en dégageant le ballon. Eric Ayiah aura la balle d’égalisation au bout de pied mais il trouvera sur sa route l’ultime rempart malien, Youssouf Koita.
Le Mali a poursuivi sa domination et a bien failli doubler la mise au début de la seconde période. Seul devant le but vide, Semé Camara expédiait le ballon au-dessus de la transversale. Le jeu est alors devenu plus équilibré mais le capitaine Mohamed Camara et le défenseur Mamadi Fofana ont tissé une toile infranchissable devant les assauts ghanéens jusqu’au coup de sifflet final.
Le Mali est donc champion d’Afrique pour la deuxième fois consécutivement. Il a d’autant plus de mérite que jusqu’à quelques jours du démarrage de la CAN Total U17, sa participation avait été incertaine, consécutivement à la suspension de la fédération malienne par la FIFA. La sanction avait été seulement levée le 28 avril.
Fort de ce succès le Mali conduira la troupe africaine à la Coupe du monde de la catégorie, au mois d’octobre prochain en Inde, aux côtés du Ghana, de la Guinée et du Niger.
A noter que le Mali rejoint au palmarès le Nigeria, le Ghana et la Gambie, les trois autres pays lauréats deux fois de la CAN U17.
LA CONCLUSION DES DEUX ENTRAINEURS APRÈS LA FINALE:
Jonas Kokou Komla (entraîneur du Mali)
Tout d’abord je tiens à féliciter mon adversaire direct pour la qualité de notre confrontation. Pendant trois jours, nous avons observé le jeu de l’équipe ghanéenne et nous y avons décelé quelques faiblesses et nous nous sommes efforcés de capitaliser sur ces petits défauts. Au total, je crois que nous avons joué, eux et nous, une belle finale.
Je l’avais dit au départ, l’objectif de l’équipe malienne était de se qualifier pour la Coupe du monde. J’estime que la CAN aura été une bonne préparation dans cette perspective encore lointaine. D’ores et déjà je peux vous annoncer que l’équipe que vous avez vue au Gabon se rendra au mois de juillet en Côte d’Ivoire pour participer aux Jeux de la Francophonie. Ensuite je me rendrai en Europe pour voir d’éventuels joueurs susceptibles de renforcer mon groupe.
Le titre c’est encore, comme on le dit, la cerise sur le gâteau. Comme vous le savez, notre pays est en crise et la fédération aussi. Je souhaite que cette belle victoire apporte la paix à notre pays et à notre football.
Samuel Fabian (entraîneur du Ghana)
Bien sûr nous étions venus au Gabon chercher notre billet pour la Coupe du monde. Après les deux premières journées, le travail était fait avec deux victoires probantes et neuf buts marqués. Après je ne sais pas trop bien ce qu’il s’est passé puisque nous n’avons plus marqué de buts au cours des trois matches suivants et nous n’avons plus gagné, si je mets de côté l’épreuve des tirs au but en demi-finale.
Cependant, si je devais rejouer la finale contre le Mali, je ne changerais rien à mon équipe parce que l’équipe m’a plu. Je ne lui fais pas de reproche. Il ne faut pas oublier que notre adversaire n’était pas là par hasard puisqu’il était le champion en exercice.
Dès que nous nous sommes qualifiés pour le Mondial, nous avons entamé la préparation pour le rendez-vous du mois d’octobre en Inde. Je dois récupérer quelques joueurs qui n’avaient pas pu rejoindre le Gabon pour cause de blessures ou d’engagement avec leurs différentes académies. Je crois que l’équipe qui ira au Mondial sera plus forte que celle qui vient de participer à la CAN.

