Bilie By Nze annonce officiellement l’acquisition par l’Etat de Kanal 7

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Le Porte-parole du Gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nze, a au cours de sa conférence de presse hebdomadaire à Gabon Télévision, fait quelques révélations de nature à éclairer l’opinion publique. Parmi les dossiers chaux du moment, il y avait:

1- Déplacement du Président de la République à Kampala

Comme annoncé la semaine dernière, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA a pris part au Sommet de la solidarité avec les réfugiés les 22 et 23 juin dernier à Kampala en Ouganda, sur invitation conjointe du président ougandais, Yoweri MUSEVENI et du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio GUTERRES.

Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat a prononcé une importante allocution sur l’effort de solidarité vis-à-vis des réfugiés. Il a également appelé la communauté internationale à aider les pays qui offrent l’asile aux populations en difficulté. Il a par ailleurs rappelé que le Gabon a toujours eu une tradition d’accueil et d’hospitalité envers les réfugiés.
En marge de ce sommet, le Président de la République a eu un entretien avec son homologue ougandais. La coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun ont été évoquées au cours de cet échange.

2- Déplacement du Premier ministre en Serbie

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Emmanuel ISSOZE NGONDET, a représenté vendredi 23 juin 2017 dernier à Belgrade Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’Etat, à la cérémonie d’investiture du nouveau président serbe, M. Aleksandar VUČIĆ.
Reçu en audience par M. Aleksander VUČIĆ, le Premier ministre a fait part au président serbe des félicitations de son homologue gabonais pour son élection ainsi que sa disponibilité à entretenir avec lui, durant son mandat, des relations personnelles fructueuses, dans l’intérêt bien compris des deux peuples.
Le échanges ont porté sur :
– le raffermissement des relations liant leurs pays et se sont engagés à œuvrer à la concrétisation des négociations en cours tendant à renforcer le cadre juridique de coopération ainsi que des initiatives déjà amorcées dans divers secteurs ;
– la constitution de groupes de travail comprenant des responsables de départements ministériels et des opérateurs économiques des deux pays ;
– la densification de la coopération dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la recherche scientifique, de la culture, du commerce et de l’agriculture.

Le Premier ministre a par ailleurs appelé à l’accélération des discussions entamées avec le groupe pharmaceutique GALENIKA en vue de l’implantation d’une usine de fabrication de médicaments dans la commune d’Owendo et a souligné la nécessité de mettre en œuvre le mémorandum d’entente et de coopération liant les ministères des Affaires étrangères des deux pays depuis le 24 mai 2010.

3- Prêt du FMI à l’Etat gabonais

Le 19 juin dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a accordé à l’Etat gabonais un appui financier de 382 milliards de francs CFA.
Cet accord entre le Gabon et le FMI s’inscrit dans le cadre de la vision du Gouvernement axée sur le Plan de relance économique (PRE) 2017-2019 qui a pour principal objectif une croissance inclusive dont le volet social constitue le socle.

Pour rappel, le programme du Gabon avec le FMI résulte d’une approche volontariste du Gouvernement pour soutenir le Plan de relance économique. Les conditions de cet accord de crédit par le FMI sont conformes et prennent en compte l’amélioration de la position budgétaire, la poursuite de la diversification et la reprise de la croissance économique ainsi que la réduction de la pauvreté dans notre pays.

Par ailleurs, cette intervention du FMI découle de la rencontre du 23 décembre 2016 dernier à Yaoundé au Cameroun entre la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et le FMI. Cet accord ne saurait s’assimiler à une mise sous tutelle ou à un programme d’ajustement structurel comme par le passé.

Du reste, l’accord financier signé entre le Gouvernement de la République et le FMI n’a rien à voir avec une économie gabonaise en faillite.

4- Présentation du Plan de relance économique à l’Assemblée nationale

Le mardi 28 juin 2017 dernier, le Premier ministre a présenté devant les députés le Plan de relance économique (PRE) pour redresser l’économie gabonaise.
Le Plan de relance économique avait été annoncé par le Premier ministre en novembre 2016 lors de sa Déclaration de politique générale du Gouvernement. Ce plan vise quatre objectifs majeurs :
– le premier objectif vise à rétablir durablement l’équilibre des finances publiques en ramenant le déficit budgétaire à un niveau inférieur à 3% du PIB dans les trois ans à venir ;
– le deuxième objectif consiste en la maîtrise du niveau d’endettement public du pays en le ramenant progressivement vers le niveau stratégique arrêté par le Gouvernement ;
– le troisième objectif fixé est la redynamisation de la création de richesses et d’emplois pour répondre à la forte demande sociale ;
– le quatrième objectif vise enfin à résorber la pauvreté et améliorer le bien-être des populations en réduisant de 100 000 le nombre de Gabonais économiquement faibles.

Aussi, pour l’atteinte des objectifs fixés, le PRE est articulé autour de cinq programmes, à savoir :
– l’optimisation des ressources et la création des conditions pour un financement de l’économie gabonaise par le renforcement des recettes pétrolières, le recours aux financements extérieurs tout en veillant à la soutenabilité de la dette, l’assainissement et le renforcement du système financier public ;
– la maîtrise des dépenses publiques à travers un encadrement renforcé de la masse salariale, la rationalisation de la gestion des services publics personnalisés, l’apurement de la dette intérieure, la programmation triennale des investissements publics ainsi que la maîtrise des comptes sociaux ;
– le renforcement de la compétitivité des filières motrices de croissance, notamment le BTP et l’habitat, la forêt et le bois, la pêche, les mines, les hydrocarbures, le numérique, le tourisme, l’agriculture. Ces filières sont stratégiques en termes de création d’emplois et de contribution à la croissance inclusive ;
– le développement des infrastructures routières et le développement des six grands corridors pour connecter les grands pôles industriels de notre pays ;
la redynamisation du secteur pétrolier avec la transformation locale du brut et la mise en valeur du potentiel gazier.

Le Premier ministre a par ailleurs indiqué les principales actions à mettre en œuvre, à savoir :
– l’opérationnalisation du guichet unique visant à faciliter la création des entreprises ;
– la simplification des procédures administratives afin d’améliorer notre classement Doing Business ;
– la facilitation de l’accès au foncier qui se fera à travers la mise en œuvre du Plan d’affectation des terres afin de mettre à la disposition des investisseurs des espaces fonciers ;
– l’opérationnalisation du dispositif juridique et institutionnel des PPP ;
– la mise en place de la Chambre d’arbitrage pour alléger le recours au système judiciaire classique ;
– la facilitation de la délivrance de visas pour les ressortissants des pays membres du G20. Ceux-ci pourront désormais être délivrés à l’aéroport.

5- Baisse des coûts portuaires par le groupe Bolloré

Les coûts d’acconage ont subi une baisse significative (40 %) depuis le 15 juin dernier. Cette décision, annoncée par la direction générale de la Société des terminaux des conteneurs du Gabon (STCG), filiale du groupe Bolloré, est consécutive à la mise en service au port d’Owendo d’un nouveau quai de déchargement financé en partie par l’Etat gabonais et la société GSEZ.

Pour rappel, l’acconage englobe tous les services liés à des opérations tels que le transport, la manutention, le chargement et le déchargement de marchandises au sein du port.

Les principaux bénéficiaires de cette baisse de 40 % sont les ménages.

Chacun de nous sait le problème que représente le coût de la vie dans notre pays. Cette décision vient donc démontrer tous les efforts réalisés par le Chef de l’Etat, à travers le souci qui est le sien d’alléger le panier de la ménagère.

6- Assises sur la redynamisation de l’agriculture et l’accélération du Programme GRAINE

Les Assises sur la redynamisation de l’agriculture et l’accélération du Programme GRAINE se tiennent depuis mercredi 28 juin à Libreville pour s’achever ce 1er juillet.

L’objectif principal des travaux est de placer l’agriculture au premier rang des priorités d’investissement en renforçant sa position dans le développement économique et social du Gabon.

Ce projet vise donc clairement à relever les défis du développement du secteur et à mettre au point un programme de développement agricole consensuel et réaliste pour les 20 prochaines années.

Il s’agit pour le Gabon de rechercher des solutions de diversification de son économie. Les ressources pétrolières n’étant pas inépuisables.

Pour satisfaire ses ambitions, l’Etat a opté pour une dynamisation aussi bien de l’agriculture industrielle que de l’agriculture artisanale et familiale (petits producteurs). Dans le cadre de la mise en œuvre du PSGE, un programme d’investissements publics massifs et des partenariats stratégiques, tels que celui avec le groupe Olam, ont ainsi déjà permis d’aménager environ 100 000 ha de plantations de palmiers à huile dans les zones de Mouila et Kango.

Par ailleurs, les autorités, toujours en partenariat avec Olam, ont lancé un ambitieux programme de promotion de l’entreprenariat agricole et d’appui aux petits producteurs appelé « GRAINE » (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés).

Ce programme vise à la fois à garantir la sécurité et l’autosuffisance alimentaire mais aussi à contribuer à la réduction de la pauvreté. Au total, ce sont près de 10 000 personnes qui ont été recrutées ces dernières années par le groupe Olam.

Des méthodes modernes de production ont également été introduites (mécanisation, engrais, semences améliorées) de manière progressive et devraient permettre d’augmenter significativement les retombées positives du secteur dans les prochaines années.

• Résultats attendus :
– La mise sur pied d’une stratégie pour la dynamisation et l’amélioration de la résilience de la production agricole nationale tenant compte du contexte économique actuel est développée de manière participative ;
– Des mécanismes d’atténuation et d’adaptation de l’agriculture gabonaise aux principaux chocs endogènes et exogènes (maladies émergentes, flambée des prix agricoles, changements climatiques, baisse des revenus pétroliers…) sont proposés ;
– La promotion du secteur agricole auprès du public et des partenaires de l’Etat gabonais comme un secteur économique d’avenir et un secteur clé pour l’amélioration de la souveraineté alimentaire et de la nutrition.

7- Le plan d’affectation des terres adopté en Conseil des ministres

Le Conseil des ministres du 21 juin 2017 a adopté le Plan d’affectation des terres en République gabonaise.

Il a en outre entériné le projet de décret portant création et organisation de la Commission nationale d’affectation des terres. Une Commission interministérielle dénommée Commission nationale d’affectation des terres.

Cette commission aura pour mission principale d’élaborer un Plan national d’affectation des terres. Elle sera chargée de :

– collecter et centraliser l’ensemble des informations relatives aux affectations des terres sur le territoire national ;
– mener des consultations avec les autorités et les populations locales ;
– d’encadrer et de définir l’utilisation du territoire aux fins de garantir la compatibilité des activités socio-économiques, l’intégrité environnementale et l’optimisation de la gestion des ressources naturelles.

La Commission disposera d’un Secrétariat permanent qui se réunira au moins une fois par trimestre en session ordinaire.

8- Examen de fin d’année à l’Education nationale

Les examens de fin d’année ont démarré depuis mardi 27 juin dernier avec les épreuves du CEP qui se sont poursuivies jusqu’au mercredi 28 juin 2017.

Les épreuves du BEPC ont quant à elles débuté ce matin sur l’ensemble du territoire national. Aucun incident majeur n’a été signalé.

L’appel au boycott n’a donc pas été suivi par les enseignants qui ont affiché leur volonté affirmée d’aller au bout d’une année scolaire difficile pour les enseignants et les élèves. Par ailleurs, les dispositions financières et logistiques ont été prises par le Gouvernement à temps.

Pour rappel, le CEP en termes de chiffres a reçu 42.608 candidats. Pour le BEPC 37.332 candidats concourent depuis ce matin. Quant au baccalauréat, ils seront 21685 à passer l’examen cette année.

9- Evolution de l’activité après l’annonce du mouvement d’humeur au ministère de la Santé

Au niveau du ministère de la Santé, le fil du dialogue n’a pas été rompu avec la tutelle. Bien au contraire les concertations se poursuivent.

La situation observée dans les hôpitaux en ce moment qui pourrait laisser penser le contraire, avec une faible présence d’agents à leur poste, résulte de la décision du Gouvernement de mettre tous les agents sur bons de caisse.

Une fois cette période de la fin de mois passée, l’on devrait assister à un retour au calme dans ce secteur.

10- Cession de la chaine de télévision Kanal 7

M. Blaise LOUEMBE, promoteur de la chaine de télévision Kanal 7 et par ailleurs ministre de l’Egalité des chances a rétrocédé à l’Etat gabonais les droits de la chaîne privée.

En effet, il s’agissait pour le membre du Gouvernement qu’il est de montrer l’exemple en acceptant de se conformer à la loi et à l’article du nouveau Code de la communication qui indique qu’un membre du Gouvernement en activité ne saurait être propriétaire d’un organe de presse.

Il ne s’agit donc en aucun cas, comme on peut le lire dans certains médias, de l’opération Mamba. C’est simplement un fils de la nation qui fait confiance à l’Etat en acceptant de lui confier un projet qu’il a lui-même mis sur pieds.

11- Point sur la Fête des cultures

Initialement prévue pour se tenir du 30 juin au 2 juillet 2017, la Fête des cultures est finalement reportée du vendredi 7 au dimanche 9 juillet prochains.

Ce report est consécutif à certaines contraintes d’ordre technique nécessaires à la bonne tenue de cet événement tant attendu par l’ensemble des Gabonaises et des Gabonais.

Le Comité d’organisation annoncera les nouvelles articulations de cet événement.

SKB

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